Une fête dégénère façon «Projet X» dans un hôtel particulier du Marais

La police est intervenue trois fois dans la nuit pour tapage nocturne. (photo d'illustration).[Linh PHAM / AFP]

Dans la nuit du 29 au 30 juin, 200 à 300 jeunes se sont retrouvés pour une fête dans un hôtel particulier du Marais, dont l'un des appartements a très probablement été loué à l'insu du propriétaire.

La soirée a tourné au «projet X» à la française. L'invitation à cette fête post-bac dans un duplex avec terrasse dans le Marais, avec «boissons à volonté, à manger, et plein de surprises», a été lancée sur les réseaux sociaux, révèle le Parisien. «Tenue correcte exigée  (pas de jogging). 5 euros pour les filles, 10 euros pour les garçons», soulignait le message.

Le jour J, les fêtards sont venus en nombre, et l'appartement de 80 m2 situé rue de Turenne (IIIe arrondissement) ne pouvait pas accueillir tout le monde. «A 01h du matin, il y avait au moins 200 à 300 jeunes qui faisaient la fête, buvaient du champagne dans les couloirs, la cour pavée, le jardin à la française», explique Pierre-François Vienne, président du conseil syndical de l'hôtel particulier au Parisien. 

La police est intervenue trois fois dans la nuit pour tapage nocturne. Les organisateurs seront convoqués devant le tribunal de police. «J'ai loué l'appartement sous le nom d'une amie pour 500 euros la nuit pour y organiser une soirée. Y a rien de méchant, mais les voisins ont pété les plombs», affirme l'un d'eux au quotidien.

des dégats évalués de 20.000 à 30.000 euros

Le propriétaire de l'appartement, affirme de pas avoir été mis au courant de la mise en ligne de son logement sur la plate-forme de location. «Le locataire, dont la désinvolture me révolte, ne m'a jamais demandé l'autorisation de sous-louer», explique cet assureur qui habite dans l'Oise. «Je loue ce duplex depuis quatre ans à quelqu'un qui n'y habite pas. D'après les voisins, un jeune homme, qui n'est pas là le week-end, occupe les lieux. Comme le locataire ne paye plus son loyer depuis six mois, j'ai engagé une action en justice pour faire résilier le bail pour défaut de paiement et maintenant pour tapage nocturne»,  poursuit le septuagénaire, qui a déposé plainte auprès du procureur pour dégradations. 

«Le constat d'huissier, établi avec un artisan le 1er juillet, évalue les dégâts commis dans l'appartement lors de cette soirée de 20.000 à 30.000 euros», conclut-t-il.

AIRBNB certifie ne pas avoir loue l'appartement

Contrairement à ce qui a été avancé par Le Parisien, la location de l'appartement n'a pas eu lieu via le site Airbnb. Il est «a priori impossible qu'une réservation ait pu avoir lieu via Airbnb la nuit du 29 au 30 juin», souligne un porte-parole de la plate-forme de location touristique. «Lorsqu'ils s'inscrivent sur le site, les adhérents doivent signer une charte de responsabilité rappelant notamment que la sous-location n'est possible qu'avec l'accord du propriétaire de l'appartement». Il précise que «dès lors que trois personnes nous signalent un comportement inapproprié ou abusif, l'annonce en question est supprimée». 

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