Mort de Vincent Lambert : une autopsie pratiquée ce vendredi

Le corps de Vincent Lambert sera autopsié à l'institut médico-légal de Paris avant d'être restitué à son épouse. [FRANCOIS NASCIMBENI / AFP]

Après le décès jeudi matin de Vincent Lambert, le parquet de Reims a ouvert une enquête «en recherche des causes de la mort» et a ordonné une autopsie pour vérifier que la loi a bien été respectée, dans un contexte de vives tensions familiales.

«Vincent est décédé à 8H24 ce matin», avait annoncé à l'AFP jeudi François Lambert, neveu de cet ancien infirmier de 42 ans victime d'un accident de la route en 2008.

Dans l'après-midi, le procureur de la République de Reims, Matthieu Bourrette, a indiqué avoir ouvert une enquête en «recherche des causes de la mort» pour vérifier que l'arrêt des traitements a été conforme à la loi.

Connaître les «circonstances du décès»

Dans ce cadre, le corps de Vincent Lambert sera autopsié vendredi matin à Paris avant d'être restitué dans la soirée à son épouse et tutrice, Rachel, dans un lieu qui ne sera pas dévoilé, aux alentours de Reims.

Cette enquête a pour «seul objet» de connaître «les circonstances du décès de Vincent Lambert et de vérifier que les opérations médicales ont bien été réalisées conformément à la loi», a-t-il insisté. Il était pour lui «indispensable» de «fournir à tous les membres de la famille», qui se déchire, les «éléments médicaux et judiciaires leur permettant de connaître les causes exactes de la mort» pour qu'ainsi, «chacun puisse prendre ensuite ses dispositions et responsabilités y compris sur le plan judiciaire».

Toutefois, contrairement à ce qu'avait précédemment affirmé une source judiciaire, aucune enquête préliminaire n'a été ouverte pour tentative d'homicide par le parquet, suite à une plainte des parents dénonçant un «assassinat déguisé».

La mort de Vincent Lambert est un «crime d'Etat», avaient jugé plus tôt dans la journée Me Jean Paillot et Jérôme Triomphe, avocats des parents Pierre et Viviane Lambert, mettant aussi en cause «le médecin, qui a selon eux «renoncé à son serment d'Hippocrate». Des déclarations «indignes» selon l'avocate de l'épouse de Vincent Lambert, Me Sara Nourdin, pour laquelle, au contraire, «un cadre légal a été strictement appliqué».

Le 2 juillet, le docteur Vincent Sanchez avait engagé un nouvel arrêt des traitements, effectif depuis le 3 au soir, processus rendu possible le 28 juin par la Cour de cassation. 

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