RN et LFI dénoncent l'arrestation de gilets jaunes

Les forces de l'ordre ont dû intervenir lors du 14-Juillet contre des manifestants se réclamant des gilets jaunes, dont trois des leaders, Jérôme Rodrigues, Maxime Nicolle et Eric Drouet.[Philippe LOPEZ / AFP]

Le député LFI Eric Coquerel et le porte-parole du RN Sébastien Chenon ont dénoncé ce lundi des arrestations «d'opposants politiques» après les gardes à vue dimanche de trois figures du mouvement des gilets jaunes, Jérôme Rodrigues, Maxime Nicolle et Eric Drouet.

«Dans ce pays maintenant, on met en garde à vue pour un bruit, pour un rien les opposants politiques et, manifestement, ils ont été arrêtés uniquement parce qu'ils sont opposants politiques», a critiqué sur France Inter le député de Seine-Saint-Denis, Eric Coquerel, pour qui «on est en train de glisser vers un régime autoritaire».

«Il ne faudrait pas qu'on s'habitue à ce genre de pratiques où on met en garde à vue, où on arrête des syndicalistes, des opposants politiques ou à certains moments, il y a des des actions policières totalement disproportionnées et un gouvernement qui ne dit rien, c'est quelque chose qui m'inquiète fort», a-t-il mis en garde.

«Monsieur Drouet, monsieur Nicolle, monsieur Rodriguez ont été arrêtés, placés en garde à vue et immédiatement relâchés car il n'y avait rien, ce sont des arrestations d'opposants politiques», a dénoncé lui-aussi le porte-parole du RN Sébastien Chenu sur CNEWS, critiquant «un régime qui prend des libertés avec les libertés publiques».

manifestation illicite et rébellion

Jérôme Rodrigues, Maxime Nicolle et Eric Drouet, ont été placées en garde à vue dimanche pendant quelques heures, après leur interpellation aux abords des Champs-Elysées en marge du défilé du 14-Juillet, a-t-on appris auprès du parquet de Paris.

Jérôme Rodrigues et Maxime Nicolle avaient été placés en garde à vue pour organisation d'une manifestation illicite, a précisé cette source. Eric Drouet l'avait pour sa part été pour rébellion, selon le parquet de Paris. Interpellés dans la matinée, ils ont été libérés au fil de la journée.

Un total de 175 personnes ont été interpellées par les forces de l'ordre en marge du défilé, où des gilets jaunes avaient appelé à manifester, selon la préfecture de police de Paris.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles