Un lycée de Guadeloupe interdit plus d’une vingtaine de coiffures à ses élèves

Les photos ont rapidement fait réagir sur les réseaux sociaux.[CAPTURE TWITTER]

Apparue jeudi sur Twitter, une photo montre une liste de coiffures interdites aux élèves. Le cliché a été affiché dans le lycée Bel Air, un établissement privé de la ville de Baie-Mahault (Guadeloupe).

«Coupes de cheveux femmes non autorisées au lycée Bel Air». Voici la phrase inscrite au-dessus d’une dizaine de photos pour illustrer les différentes coiffures interdites. Juste à côté se trouve une autre affiche avec d'autres clichés, cette fois destinée aux hommes. 

Outre les colorations, des dreadlocks, des tresses ou encore des cheveux très courts sont représentés sur les images concernant les femmes. Concernant les hommes, une grande partie des coupes interdites se trouvaient déjà dans le règlement intérieur publié sur le site du lycée. «Pour les garçons, les styles de coiffure suivants : nattes, tresses plaquées, pompons, chignons, catogan, etc. sont proscrits». A relever également, l’interdiction des boucles d’oreilles pour les hommes.  

«Le règlement nous appartient»

Jointe par RCI, une radio locale, la direction du lycée affirme que cette disposition a bien été prise, en concertation avec le reste du personnel scolaire, en vue de la prochaine rentrée des classes. Le média précise que l'affiche a été retirée depuis afin de calmer les esprits. 

En effet, les photos ont rapidement fait réagir sur les réseaux sociaux, en particulier sur Twitter. 

Face à la polémique, la directrice déléguée à la formation professionnelle et technologique du lycée Bel Air s'est expliquée auprès de RCI Guadeloupe. «Pour ce qui est des filles, nous avons tenté de cadrer un peu leur aspect extérieur en faisant en sorte que l'abord pour le milieu professionnel ne soit pas d'emblée une difficulté. Nous formons nos élèves à la vie professionnelle».

L'équipe dirigeante avance que le lycée privé est maître de ses règles. «Le règlement nous appartient et jusqu'à maintenant, les parents de la majorité des élèves sont tout à fait d'accord avec ce que nous imposons comme rythme aussi bien de visu que de travail». 

Pour la directrice, les mêmes mesures sont prises dans d'autres lycées et l'erreur est «peut-être» d'avoir exposé publiquement le règlement.

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