Parachutiste blessé, motards accidentés, président hué... les couacs du défilé du 14 juillet

En 2018, deux motards s'étaient percutés par erreur. [Ludovic MARIN / AFP]

Chaque 14 juillet, pour célébrer la fête nationale, les Champs-Elysées accueillent le traditionnel défilé militaire. Une cérémonie réglée au millimètre, qui n'empêche pas pour autant les couacs.

La patrouille de France manque son drapeau tricolore

En 2018, le traditionnel passage des Alpha Jet au-dessus des Champs-Elysées n'a pas fonctionné comme prévu. Un appareil de la Patrouille de France a en effet tracé une couche de rouge à la place du bleu, modifiant involontairement le drapeau tricolore.

Une erreur pour laquelle les pilotes s'étaient immédiatement excusés. «Quand on représente l'excellence de l'Armée de l'air et que l'on a l'honneur d'ouvrir le défilé, on ne doit pas faire d'erreur», avait déclaré la patrouille sur son compte Facebook, assurant toutefois que, comme tous les hommes, les pilotes restent «faillibles».

Deux motards de la gendarmerie se percutent

Toujours en 2018, mais cette fois sur les pavés, un incident a eu lieu entre deux motards de la gendarmerie nationale. Alors qu'ils roulaient l'un vers l'autre, un des deux a visiblement tardé à changer de cap et est venu percuter son collègue.

Une collision remarquée, mais heureusement sans gravité. Après avoir repris leurs esprits, les deux pilotes ont ainsi pu remonter sur leur véhicule rapidement pour poursuivre le défilé.

Le président de la république sifflé

En 2013, c'est un élément extérieur qui est venu perturber le défilé. Quelques semaines après la promulgation de la loi autorisant le mariage homosexuel, des militants de la Manif pour tous ont en effet réservé un accueil spécial au président François Hollande.

Au total, une quinzaine de personnes arborant drapeaux roses et bracelets de la Manif pour tous ont ainsi été interpellés sur les Champs-Elysées. Une banderole «Résistance» a également été brandie dans la foule.

Un parachutiste blessé lors de son atterrissage

L'édition 2012 du défilé a été marquée par un incident de haut vol. Lors d'un numéro acrobatique, un des parachutistes de l'équipe de France militaire a raté son atterrissage. Bilan : double fracture du tibia et du péroné.

Face à cet imprévu, le président Hollande a fait une entorse au protocole pour aller prendre des nouvelles du blessé, et l'assurer de son soutien.

Un assassinat manqué

Si ce n'est pas un couac à proprement parler, difficile d'évoquer les défilés qui tournent mal sans parler du 14 juillet 2002. Ce jour-là, Maxime Brunerie, un jeune militant d'extrême droite, tente d'assassiner le président de la République, Jacques Chirac, avec une carabine 22 long rifle.

«J'ai tout au plus entendu le bruit d'un pétard, mais sans y prêter attention», racontera l'ancien président dans ses  Mémoires (Le Temps présidentiel, Nil, 2011).

Brunerie, de son côté, a été arrêté après avoir tenté de retourner l'arme contre lui. Il a été condamné en 2004 à dix ans de réclusion criminelle, et est sorti de prison en 2009.

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