Greta Thunberg sera à l'Assemblée nationale mardi 23 juillet

A l'invitation de plusieurs parlementaires français, l'égérie de la lutte climatique Greta Thunberg se rendra à l'Assemblée nationale mardi 23 juillet pour plaider en faveur du combat pour le climat.

«J'ai reçu de nombreuses invitations pour m'exprimer devant des Parlements» et «j'ai dû décliner beaucoup», mais «cette fois, cela semblait être un bon timing pour la France», a-t-elle précisé. Une décision qui ne plait pas à tout le monde, à commencer par plusieurs membres des Républicains.

Valérie Boyer a ainsi qualifié l'adolescente de «jeune activiste totalement sous emprise», tandis que Guillaume Larrivé a appelé à boycotter sa venue. «Pour lutter intelligemment contre le réchauffement climatique, nous n’avons pas besoin de gourous apocalyptiques, mais de progrès scientifiques et de courage politique», a-t-il affirmé samedi.

Un débat d'une heure trente pour plaider sa cause

Invitée par les 162 députés membres du collectif transpartisan pour le climat «Accélérons», pour une réunion ouverte aux autres parlementaires, Greta Thunberg plaidera sa cause à l'occasion d'un débat d'1h30, en insistant sur l'urgence à agir pour freiner le dérèglement climatique.

«A ses côtés interviendront (la climatologue) Valérie Masson-Delmotte, vice-présidente du GIEC et coordinatrice du rapport spécial du GIEC sur la limitation du réchauffement climatique à 1,5°, ainsi que de jeunes Français engagés pour le climat», a précisé de son côté le député Matthieu Orphelin, à l'initiative de ce collectif.

«Aucun pays ne fait assez pour le climat»

Interrogée sur l'engagement du président Emmanuel Macron sur le climat, Greta Thunberg a par ailleurs déclare à Libération «qu'aucun politique que j'ai pu rencontrer ne semblait avoir réalisé l'urgence de la situation», et ajoute «qu'aucun pays ne fait assez, si on veut rester sous la limite des 1,5 degré Celsius».

La jeune militante est devenue une star mondiale en observant chaque vendredi depuis la rentrée 2018 une grève de l'école pour le climat qui a fait florès sur tous les continents, non sans s'attirer certaines critiques.

Bien qu'elle ait renoncé aux déplacements en avion, elle a annoncé fin mai qu'elle allait prendre une année sabbatique et se rendrait en septembre à New York pour participer au sommet mondial sur le climat organisé par le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.

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