Un policier en civil tué à Toulouse pour une place dans la file d'attente

Selon les premiers éléments, la victime connaissait l'agresseur principal. [AFP]

Un policier en civil est mort samedi à l’aube, sur le parking d’une discothèque au nord de Toulouse. L’homme de 35 ans a été agressé par deux personnes pour une place dans une file d'attente.

«Ils ne se connaissaient pas», a assuré le parquet de Toulouse à ladepeche.fr. Benjamin Quiles n'a donc pas été pris à parti car il était policier.

Alors qu'il se trouvait dans la file d’attente d’un snack, après avoir passé la soirée à l'Esmeralda, une boîte de nuit, le fonctionnaire fait la queue devant un food truck garé sur le parking de la discothèque. C'est alors que ses deux futurs agresseurs resquillent et passent devant l'agent qui leur fait une remarque. Après une première prise de bec et quelques coups échangés, l'histoire semblent se terminer quand le principal suspect retourne à sa voiture.

Il en revient avec un objet et frappe Benjamin Quiles à la tête, précise le quotidien régional. La victime percute un plot en béton, s'écroule, et ses agresseurs en profitent pour le rouer de coups de pied en plein visage. 

Les deux suspects bientôt présentés au palais de justice

Des clients donnent l’alerte pendant que le vigile de la boîte de nuit tente de prodiguer les premiers secours. Ni les sapeurs-pompiers ni les médecins ne parviennent a réanimer le trentenaire, dont la compagne est enceinte de plusieurs mois.

L’enquête est confiée au service régional de police judiciaire par le parquet de Toulouse. Dans la journée de samedi, les deux suspects sont arrêtés. Le premier se rend à la police. Un peu plus tard dans la journée, la brigade anti-criminalité retrouve la piste du principal suspect. Des témoins ont relevé le numéro de sa plaque d'immatriculation et les images de vidéosurveillance sont exploitées par les forces de l'ordre.

D'après le média local, les tueurs présumés devraient être présentés sous peu au palais de justice et devraient être mis en examen et incarcérés dans le cadre d'une information judiciaire. 

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