6 «gilets jaunes» jugés pour avoir manifesté en pleine nuit devant chez Marlène Schiappa

Le 24 mai, des «gilets jaunes» avaient bruyamment manifesté, en pleine nuit, devant le domicile de Marlène Schiappa au Mans. Le 24 mai, des «gilets jaunes» avaient bruyamment manifesté, en pleine nuit, devant le domicile de Marlène Schiappa au Mans. [Bertrand GUAY / AFP]

Des «gilets jaunes» vont être jugés ce mercredi, au Mans, pour «trouble à la tranquillité» après avoir bruyamment protesté contre Marlène Schiappa le 24 mai dernier. La secrétaire d’État a expliqué que ses enfants avaient été traumatisés.

Six d’entre eux vont comparaître, ce mercredi, pour «injure en raison du sexe», «trouble à la tranquillité d’autrui», «organisation d’une manifestation non déclarée» et «outrage à une personne chargée d’une mission de service public».

«Honnêtement, elle répète à longueur d’interviews qu’elle vit à Paris, a défendu Jean-Baptiste Vigin, avocat de trois prévenus. Symboliquement, ils sont allés devant chez elle faire un peu de bruit, mais ils pensaient qu’elle était absente…»

Problème : la secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes dormait bien là avec son mari, ses deux enfants et une amie de sa fille cadette ce 24 mai, vers minuit, quand la cinquantaine de manifestants a débarqué devant chez elle, au Mans.

Marlène Schiappa avait posté, quelques jours plus tard, un long message sur son compte Facebook pour dénoncer ces faits.

«Je donne rendez-vous à ces 'gilets jaunes' en pleine journée»

«Les enfants tirées du sommeil se sont levées en pleurant et criant et sont venues en courant car je vous laisse imaginer l’effet sur des enfants endormis des bruits de détonation couplés aux bruits de frappe sur les portes / fenêtres et « Schiappa, on est venu te crever ! » et assimilés adressés à leur mère», a expliqué la secrétaire d’Etat.

«Une plainte étant en cours, je donne rendez-vous à ces « gilets jaunes » en pleine journée, sans leurs pétards et leurs outils, sans enfants à terroriser, dans la salle du tribunal pour répondre de leurs actes devant la justice», avait-elle ajouté.

«Conseil des ministres oblige», Marlène Schiappa n’a pas prévu de se déplacer à l’audience ce mercredi, a rapporté une source proche. Les «gilets jaunes» ont prévu, de leur côté, un rassemblement de soutien pendant l’audience, devant le tribunal.

Les prévenus encourent des peines pouvant allant, au maximum, de six mois à un an de prison ferme.

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