Comment bien choisir sa crème solaire ?

Une fois les solaires achetés, il est important de veiller à bien les utiliser. Une fois les solaires achetés, il est important de veiller à bien les utiliser. [Martin BERNETTI / AFP]

L’été est là et avec lui le soleil. Si l’on peut se réjouir de son retour, il ne faut pas perdre de mémoire qu’il peut être dangereux. C’est pour se protéger des rayons nocifs (UVA et UVB), qu’il faut se munir de sa crème solaire. Mais comment s’y retrouver face à la multitude de produits disponibles ? On fait le point.

Avant toute chose, il est nécessaire d’opter pour un solaire à large spectre, soit qui protège à la fois des UVA et UVB. Et pour cause : à long terme, sans protection, les UVA sont responsables du vieillissement cutané ou encore de l’apparition de taches brunes. Les UVB sont ceux qui provoquent les coups de soleil et qui sont responsables des cancers de la peau. 

30, 40 ou 50… Faire le bon choix d’indice

Il s’agit du critère le plus important lors de l’achat d’une crème solaire. Car un indice 30 ne protège pas autant qu’un indice 50 et que la santé est en jeu. Pour être certain de faire le bon choix, il est primordial de connaitre son phototype, c’est-à-dire sa carnation et comment elle réagit face au soleil.

Ainsi, les phototypes I – les personnes à la peau très claire voire laiteuse, cheveux roux ou blonds, qui ont beaucoup de taches de rousseur, qui ne bronzent pas mais rougissent – devront privilégier une crème solaire avec un indice 50+, soit l’indice le plus élevé (les indices supérieurs sont interdits en Europe, ndlr).

Les phototypes II – peau très claire, cheveux blonds ou châtains clairs, quelques taches de rousseurs, qui bronzent difficilement et ont souvent des coups de soleil – se tourneront vers les indices 50.

Les phototypes III – peau claire, cheveux blonds, qui ont un hâle progressif, avec quelques coups de soleil– opteront pour un indice 40.

Les phototypes IV – peau mate, cheveux châtains ou bruns, qui bronzent facilement – privilégieront un solaire avec un indice 30.

Les phototypes V – peau foncée – et phototype VI – peau noire – pourront se contenter d’indices 20.  Si les personnes de ces phototypes ont l’impression qu’elles peuvent se passer de crème solaire car elles n’attrapent jamais de coups de soleil, il n’en est rien. Les UVA peuvent en effet s’attaquer au plus profond de l’épiderme sans que l’on s’en rende compte.

Filtres minéraux ou filtres chimiques ?

Depuis quelques années, notamment avec le développement des cosmétiques bio, les termes «filtre minéral» et «filtre chimique» sont apparus. Les crèmes solaires peuvent en effet être formulées avec des filtres chimiques, composés de molécules organiques synthétiques (oxybenzone, avobenzone, octisalate, octinoxate…), ou avec des filtres minéraux, composés de microparticules de minéraux (généralement de l’oxyde de zinc ou du dioxyde de titane).

Outre leur composition, ces filtres protègent l’épiderme de manière totalement différente. Les filtres chimiques vont absorber les rayons UV à la place de la peau tandis que les filtres minéraux vont faire barrière en réfléchissant les UV. D’où l’aspect plus blanchâtre sur la peau à l’application de la crème. Contrairement aux filtres chimiques, les filtres minéraux ne pénètrent pas dans la peau.

C’est d’ailleurs pour cette raison que les crèmes solaires minérales sont de plus en plus utilisées. D’autant plus que certaines molécules organiques parfois utilisées dans les filtres chimiques sont soupçonnées d’être des perturbateurs endocriniens.

Il est en outre conseillé aux personnes ayant la peau sensible, réactives et/ou qui sont sujettes aux allergies de se tourner vers des crèmes minérales, les filtres chimiques pouvant se révéler allergisant.

A savoir également, les filtres minéraux sont réputés pour être plus respectueux de l’environnement.

Acné, déshydratation… Un solaire adapté à chaque problématique de peau

Chaque année, les fabricants de produits solaires font des avancées afin de répondre le plus précisément possible aux problématiques des utilisateurs.

Ainsi, les personnes souffrant d’acné ont désormais la possibilité d’opter pour un produit solaire non-comédogène. Il existe également pour le visage des crèmes matifiantes, qui n’apporteront donc pas trop de corps gras à la peau.

Les personnes ayant la peau déshydratrée pourront quant à elle choisir une crème solaire contenant des actifs hydratants et antioxydants.

Pour les peaux réactives, il est conseillé, comme expliqué précédemment de privilégier les filtres minéraux, reconnus moins allergisants. Les formules sans parfum sont également recommandées.

Une crème éco-responsable

Si les produits solaires sont un impératif sanitaire, ils peuvent malheureusement se révéler être également des désastres environnementaux.

Etalés sur la peau, les solaires entrent en contact direct avec les océans. C’est ainsi que près de 14.000 tonnes de produits solaires finissent chaque année dans les océans, selon National Geographic. Le constat est d’autant plus terrible que certains composants des produits sont responsables du blanchiment des coraux.

Face à ce désastre environnemental, de plus en plus de marques se sont lancé dans ce créneau, proposant des gammes «green», pour lesquelles les formulations ont été pensées et développées de manière à minimiser le plus possible l’impact sur la biodiversité. Elles ont fait le choix d’utiliser des filtres minéraux, moins nocifs, ou ont établi leur formulation en combinant moins de filtres chimiques.

De manière générale, pour protéger les océans tout en se protégeant du soleil, il faut éviter les crèmes solaires contenant des silicones (les ingrédients se terminant en -cone ou en -xane dans la formule) car ceux-ci ne sont pas biodégradables.

Il faut également veiller à bannir les solaires contenant de l’oxybenzone et/ou de l’octinoxate, molécules utilisées dans les filtres chimiques et qui participent au blanchiment des coraux. Leur toxicité est telle qu’Hawaii a décidé d’interdire à compter du 1er janvier 2021 tous les produits solaires contenant ces deux molécules.

Le cas particulier des enfants

En plus de la multitude de choix pour les adultes, les parents ont également la possibilité d’opter pour des crèmes destinées spécifiquement aux enfants.

Une bonne chose puisqu’il est recommandé de se tourner vers ces solaires spécifiques. Les produits pour enfants sont tous d’un indice de très haute protection (50+) et offrent une protection à large spectre, à savoir qu’elle protège des UVA et des UVB.

En outre, les solaires pour enfants sont– dans la plupart des cas – formulés pour s’adapter à la peau sensible des plus jeunes. Bien souvent, les formules n’intègrent pas de parfum, pour éviter tout risque d’allergie, et ne contiennent pas d’ingrédients soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens.

Les produits pédiatriques sont par ailleurs formulés pour être particulièrement résistants à l’eau et au sable.

S’il est préférable d’appliquer des solaires enfants aux enfants, rien n’empêche – bien au contraire – les adultes de s’appliquer eux aussi ces produits.

Une fois les solaires achetés, il est important de veiller à bien les utiliser. Il faut mettre sa crème solaire au moins trente minutes avant de sortir, renouveler l’application toutes les deux heures. Et on évite autant que possible toute exposition entre 11h et 16h !

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