Affaire de Rugy : Richard Ferrand dénonce «cette pression qui s'installe à partir d'accusations»

Richard Ferrand considère que la «pression qui s'installe à partir d'accusations (...) crée des situations intenables».[©STEPHANE DE SAKUTIN / AFP]

Le président de l'Assemblée Richard Ferrand (LREM) juge «inquiétant» que «les ministres ne puissent plus résister à la pression» du soupçon en référence à l'affaire Rugy.

Interrogé par le Journal du Dimanche sur l'affaire qui a conduit à la démission du ministre de la Transition écologique François de Rugy, Richard Ferrand considère que la «pression qui s'installe à partir d'accusations (...) crée des situations intenables».

«Ce n'est pas une avancée démocratique, mais une brutalité insupportable», ajoute le quatrième personnage de l'Etat au sujet de la situation vécue par son prédécesseur au «perchoir». Richard Ferrand souligne que l'enquête menée par l'Assemblée a montré «un grand écart entre la réalité et la présentation des faits».

La gestion de l’Assemblée est «toujours perfectible»

Cette enquête ainsi qu'une autre menée par le gouvernement, portant sur des travaux dans le logement de fonction de François de Rugy et des dîners fastueux lorsqu'il était président de l'Assemblée, l'ont dans l'ensemble dédouané, à l'exception de trois repas à l'Hôtel de Lassay d'un «niveau manifestement excessif».

A la question «la gestion de l'Assemblée est-elle donc irréprochable», Richard Ferrand répond que tout est «toujours perfectible», en soulignant toutefois que «depuis 2008, le budget n'a pas augmenté d'un euro». «L'Assemblée coûte 1,20 euro par mois et par foyer fiscal, moins qu'ailleurs en Europe», insiste-t-il.

Remanier le gouvernement à la rentrée «ne saute pas aux yeux»

Enfin, remanier le gouvernement à la rentrée «ne saute pas aux yeux», estime le député du Finistère, avant d'ajouter : «Nous avons une bonne équipe, un très bon capitaine avec Edouard Philippe et de gros chantiers devant nous. La majorité parlementaire est à l'aise sur ce qui se fait».

Certains, comme Jean-Christophe Lagarde, président du groupe UDI-Indépendants à l'Assemblé, estiment que des progrès restent à faire: «La seule chose que je puis vous dire c'est qu'il n'y a pas de règle à l'Assemblée nationale concernant le président de l'Assemblée nationale» a-t-il dit récemment. C'est quelque chose à laquelle nous devons nous atteler», a-t-il souligné.

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