«Nous n’avons jamais eu la volonté de blanchir qui que ce soit», se défend l'IGPN

Dans un entretien accordé au journal Libération, la directrice de l'Inspection générale de la police (IGPN) et le chef de l'unité de coordination des enquêtes ont justifié les conclusions du rapport d'enquête sur l'opération menée le soir de la mort de Steve Maia Caniço.

«Nous n’avons jamais eu la volonté de blanchir qui que ce soit», ont-ils expliqué, alors que l'IGPN est sous le feu des critiques depuis la publication du rapport, mardi 30 juillet. Rendu public, le document de neuf pages - synthèse de l'enquête - n'établit aucun lien entre la chute de plusieurs personnes dans la Loire - dont Steve Maia Caniço - le soir de la Fête de la musique et l'intervention des forces de l'ordre.

«Quand j’allume la radio et que j’entends que c’est terminé, que l’IGPN a complètement dédouané les forces de police et que c’est la fin de l’histoire, moi aussi je m’insurge. Je comprends que quand on leur dit ça, les gens soient en colère. Mais ce n’est pas la réalité», a répondu le chef de l'unité de coordination des enquêtes, David Chantreux.

Or, les deux responsables de l'IGPN interviewés par Libération affirment que l'enquête administrative ne pouvait pas faire «toute la lumière» sur ce qui s'est passé dans la nuit du 21 au 22 juin à Nantes. «On ne dit pas qu’il n’y a aucune possibilité qu’il y ait un lien entre la chute de Steve et l’intervention de police, ou que la victime est tombée pour une tout autre cause. On dit simplement qu’on n’a pas établi un lien avec les moyens d’une enquête administrative», explique David Chantreux.

Tous les deux font état des moyens mis à leur disposition pour mener à bien cette enquête. «Cela veut dire qu’on doit faire ce qu’on peut avec les moyens dont on dispose dans le cadre d’une enquête administrative. Et ce ne sont pas des moyens de police judiciaire», poursuit David Chantreux. Ainsi, il «n’est par exemple pas possible d’accéder aux procès-verbaux de plainte». 

Néanmoins pour la directrice de l'IGPN, l'emploi de la force était légitime «en réaction à des jets de projectiles». Tout en précisant : «on ne dit pas 'circulez, y a rien à voir' ! Bien évidemment, on pourra accéder à des tas d’autres éléments dans l’enquête judiciaire»

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