Loi contre le harcèlement de rue : 713 contraventions recensées en un an

Les faits de harcèlement de rue sont passibles de 90 euros d'amende, voire de 1.500 euros en cas de circonstance aggravante.

Alors que la loi contre le harcèlement de rue fête ses un an en ce début du mois d’août, le cabinet de Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’égalité Femmes/Hommes dresse le bilan de la mesure.

Ainsi, 713 contraventions ont été dressées pour «outrage sexiste», la grande majorité en flagrant délit.

«Il n’est plus permis et ne doit plus être toléré d’invectiver, de suivre, d’humilier les femmes en les harcelant dans la rue, les transports ou l’espace public !», a commenté Marlène Schiappa, évoquant des «résultats encourageants».

Une avancée mais des chiffres éloignés de la réalité

De leur côté, les associations féminines restent plus mesurées sur ce bilan. Si la loi constitue une avancée majeure, elles regrettent en revanche un chiffre éloigné de la réalité du harcèlement de rue, qui ne se limite pas aux 713 amendes recensées. En cause notamment : la nécessité de faire constater les faits en flagrant délit.

La loi contre le harcèlement sexiste dans la rue ou les transports est l’une des dispositions de la loi Schiappa sur les violences sexistes et sexuelles, entrée en vigueur début août 2018. Elle pénalise les «propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste», lorsqu'ils sont «dégradants, humiliants, intimidants, hostiles ou offensants». Des faits passibles de 90 euros d'amende, voire de 1.500 euros en cas de circonstance aggravante (lorsque la victime a moins de 15 ans, notamment).

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