Gilets jaunes, en direct : Quelques centaines de personnes mobilisées pour le quarantième samedi de mobilisation

[FRANCOIS GUILLOT / AFP]

Après sept mois de manifestation hebdomadaire, le mouvement se poursuit malgré l'essoufflement observé ces dernières semaines. A l'occasion de cette 39e semaine de mobilisation, plusieurs cortèges ont défilé à Toulouse, Bordeaux, Montpellier et Paris. Certaines personnes ont notamment brandi des pancartes de soutien aux manifestants de Hong Kong et en mémoire de Steve Maia Caniço, décédé à la suite d'une intervention de la police à Nantes lors de la Fête de la musique.

SAMEDI 17 AOÛT

20h35

Quelques centaines de gilets jaunes ont manifesté samedi notamment à Paris et Toulouse pour la 40e semaine de mobilisation. 

A Paris, quelque 300 personnes étaient rassemblées en milieu d'après-midi sur la place de la République, après avoir défilé sous la pluie depuis la place des Fêtes, au nord-est de la capitale. 

A Toulouse, environ 350 personnes ont défilé dans les rues du secteur piétonnier mais ont régulièrement été obligés de bifurquer ou de rebrousser chemin après avoir été bloquées par des forces de l'ordre, selon un journaliste de l'AFP.

A Bordeaux, ancien haut-lieu de manifestations, seulement une quarantaine de gilets jaunes, majoritairement des seniors, se sont réunis sous un soleil de plomb.

Environ 150 gilets jaunes ont également manifesté, sans incident, dans la ville frontalière de Longlaville, en Meurthe-et-Moselle, selon la préfecture. 

Samedi 10 août

17h35

À Montpellier, une centaine de gilets jaunes ont dégradé la permanence du député Patrick Vignal (LREM), qui vise notamment la mairie aux prochaines municipales. Les locaux ont été aspergés de peinture jaune.

Le cortège a ensuite défilé dans les rues de la ville, bloquant le passage du tramway. 

Dimanche 4 août

08h12

La permanence du député LREM du Rhône Thomas Rudigoz a été dégradée samedi après-midi à Lyon par des gilets jaunes. En marge d'un rassemblement en mémoire de Steve Maia Caniço, des oeufs et des tomates ont été lancés sur la façade de la permanence. «Des affichettes proclamant notamment 'Justice pour Steve' et 'La Terre Ceta mère' ont aussi été apposées sur l'immeuble», a déclaré le député à l'AFP. Il a également précisé qu'il allait «porter plainte pour le principe».

Sur Facebook, Thomas Rudigoz a souhaité exprimé son indignation contre cette nouvelle dégradation de permanence. «Je n'ai qu'une phrase: violence gratuite, stupide et inutile. Ce n'est pas comme cela que des oppositions doivent s'exprimer et que notre démocratie doit s'exercer». «L'agressivité et la violence n'apportent jamais rien de bon et elles doivent être condamnées avec fermeté», y poursuit-il.

 

Samedi 3 août

 

14h35

A Paris, à Lyon ou encore à Nantes, le mouvement des gilets renaît ce samedi 3 août pour rendre hommage à Steve Maia Caniço. A Nantes, des tensions entre manifestants et les forces de l'ordre sont en train d'éclater alors que la veille le préfet de Loire-Atlantique avait interdit les rassemblements dans plusieurs quartiers de la ville. Cependant, il n'est pas interdit de manifester dans l'entièreté de Nantes.

A Millau, des gilets jaunes mènent actuellement une opération «viaduc gratuit», également interdit au préalable par la préfecture. 

Samedi 27 juillet

19h

Un rassemblement des 300 gilets jaunes a eu lieu de samedi à Perpignan à la suite d'un appel national, a rapporté France Bleu Roussillon. Lors de cette manifestation, la permanence du député LREM Romain Grau a été vandalisée. Selon le média local, l'élu se trouvait à l'intérieur des locaux au moments des faits. 

Les vitres ont été brisées et un début de feu a été déclenché dans le local, éteint peu de temps après par «un secouriste bénévole accompagnant» les manifestants. 

12h

Les gilets jaunes sont partis vers 11h en direction du centre-ville de Perpignan après qu'un appel national au rassemblement a été lancé.

SAMEDI 20 JUILLET

19h19

Environ 600 gilets jaunes et 50 blacks blocs ont défilé, ce samedi, à Montpellier. Trois policiers ont été blessés lors d'incidents. 

Sous une grande banderole «Ça va péter», les manifestants criaient «Où est Steve ?», ce jeune tombé dans la Loire à Nantes le 21 juin et toujours porté disparu. Dans plusieurs endroits du centre-ville, la question «Où est Steve ?» a été écrite sur les murs ou les marches d'escaliers. 

Selon la préfecture de l'Hérault, une interpellation a eu lieu, après des jets de projectiles, d'abord dans le quartier de la préfecture, puis à Antigone où le cortège s'était déplacé. Les forces de l'ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Trois policiers ont été blessés. Des dégradations ont été constatées à Antigone : feux de poubelles, conteneurs renversés, vitrines de magasins et vitres d'abri de tramway brisées. 

dimanche 15 juillet

07h39

Au lendemain du 14 juillet et de son interpellation, Jérôme Rodrigues via la voix de son avocat a annoncé qu'il va déposer plainte pour «violation de liberté individuelle». «Ça peut relever d'une infraction pénale. C'est la raison pour laquelle nous allons déposer plainte pour violation de liberté individuelle, puisque nous pensons fort et fermement qu'au moment où il a été interpellé, aucune raison ne permettait cette interpellation», a déclaré l'avocat à FranceInfo.

Ajoutant : «il a été interpellé sans aucune raison. Il était seul au moment de son interpellation. D'après ce qu'il m'a dit, il avait croisé du regard, quelques minutes auparavant, le préfet Lallement, et quelques minutes plus tard, il a été interpellé. Je sais également qu'au moment de sa garde à vue, le fonctionnaire qui s'est occupé de sa garde à vue lui a indiqué que l'ordre venait de la hiérarchie, donc l'ordre direct d'interpeller des figures de gilets jaunes et Jérôme Rodrigues en particulier.»

Dimanche 14 juillet

19h11

Les gilets jaunes Maxime Nicolle, Jérôme Rodrigues et Eric Drouet ont été relâchés après leur garde à vue, selon le Parquet de Paris. 

17h39

175 personnes ont été interpellées, ce dimanche, en marge du défilé du 14 juillet à Paris, a indiqué la préfecture de police dans un nouveau bilan communiqué sur twitter, en fin d'après-midi. 

14h21

Selon la préfecture, 152 personnes ont été interpellées en marge du défilé du 14 juillet à Paris. Parmi eux, deux figures du mouvement ont été placés en garde à vue. A savoir : Maxime Nicolle et Jérôme Rodrigues pour organisation d'une manifestation illicite.

Les infractions relevées par les forces de l'ordre sont liées dans la majeure partie à des cas d' «organisation de manifestation non déclarée», de «violences sur personnes dépositaires de l'ordre public» en passant par des «dégradations de biens publics» ou de «port d'arme prohibé», a-t-on détaillé de même source.

09h44

Plusieurs figures des gilets jaunes, Maxime Nicolle, Jérôme Rodrigues et Sophie Tissier ont été interpellés, en marge du défilé du 14 juillet, non loin des Champs-Elysées. Maxime Nicolle et Jérôme Rodrigues ont été placés en garde à vue pour organisation d'une manifestation illicite, a annoncé le parquet de Paris.

De plus, plusieurs personnes ont scandé des hymnes des gilets jaunes avant le début de la cérémonie. 

Samedi 13 juillet 

17h48

Plusieurs centaines de gilets jaunes ont manifesté samedi à Paris, près de huit mois après le début du mouvement de contestation sociale, a constaté une journaliste de l'AFP.

Au slogan habituel «Macron démission» sont venus s'ajouter des «Homards partout, justice nulle part», ou «De Rugy en prison», en écho aux affaires qui éclaboussent le ministre de l'Ecologie et ancien président de l'Assemblée nationale François de Rugy.

Quelques légers incidents ont eu lieu sur le parcours tracé dans l'est de la capitale, les forces de l'ordre usant de gaz lacrymogène, parfois après avoir été visées par des projectiles.

Les manifestants ont été empêchés de pénétrer dans la gare de Lyon et ont été dispersés avant la fin du parcours initialement prévue près de la gare d'Austerlitz.

13h01

Le Préfet de police de Paris Didier Lallement a pris un arrêté préfectoral interdisant tout rassemblement de personnes «se revendiquant des Gilets jaunes», entre la place de l'Etoile, les Champs-Elysées, la Concorde, le Louvre, les Invalides, Trocadéro et la Tour Eiffel. Tout comme dans le secteur de Notre-Dame.

Ces restrictions seront mises en place pour l'ensemble du week-end.

Certaines stations de métro ou d’accès aux réseaux RATP et SNCF situées à proximité des Champs Elysées, seront fermées.

Samedi 6 juillet

18h18

Quelques milliers de gilets jaunes ont bravé la chaleur samedi en France et ont défilé, surtout à Paris.  A Paris, au moins un millier de personnes ont manifesté dans l'après-midi, a constaté une journaliste de l'AFP. Partie de la porte de Clichy dans le nord de la capitale, la manifestation a pris un tour festif avec sous-marin jaune en guise de char et artistes donnant de la voix. 

Quelques manifestantes se revendiquant gilets jaunes et «queer» ont également rejoint le défilé, en cette journée de marche des Fiertés. 

A Bordeaux, moins de 200 personnes ont manifesté, selon la police, sous un soleil de plomb dans le centre historique de la ville. A Toulouse, ils étaient entre 100 et 200 à manifester. 

13h21

Pour cette nouvelle journée de mobilisation, une manifestation est prévue dans le nord de la capitale. Un rassemblement est organisé à 14 heures, porte de Clichy. Le cortège se dirigera ensuite vers la place de Pantin.

A l'heure actuelle, la RATP n'annonce aucune perturbation sur son réseau de métro et de bus.

Samedi 22 juin 

20h25

Les manifestants étaient un peu plus nombreux que les semaines passées, avec 11.800 personnes en France. A Paris, ils étaient 1.100 contre 950 la semaine dernière, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur.

16h13

Depuis 9 heures, ce samedi 22 juin, le parking du parc d'attraction de Disneyland Paris est gratuit. Selon les forces de police, une centaine de manifestants et une vingtaine de véhicules sont mobilisés pour que les visiteurs puissent accéder au parking gratuitement. Une opération de ce genre avait également eu lieu, le 18 novembre dernier.

15h52

Quelques centaines de gilets jaunes - 300 selon les forces de l'ordre - manifestent à Marseille, où un appel national avait été lancé sur les réseaux sociaux. Le départ de la manifestation a eu lieu sur le Vieux-Port à 14h.

13h36

En début de matinée, un homme a forcé le barrage des gilets jaunes à Saint-Avold (Moselle). L'accident s'est produit à hauteur du rond-point de la zone du Heckenwald. L'homme renversé a été pris en charge par les bénévoles de Street Medics, puis par les pompiers. Le conducteur a été placé en garde à vue au commissariat de Freyming-Merlebach. 

11h

Des gilets jaunes ont bloqué la gare maritime de Saint-Malo, provoquant d'importants embouteillages. Une quinzaine de gendarmes sont intervenus sur place pour déloger les manifestants. 

 

Samedi 15 juin

19h05

Selon les premiers chiffres de l'Intérieur, près de 7.000 personnes ont manifesté en France, samedi 15 juin, dont 950 à Paris. Les gilets jaunes enregistrent leur plus faible participation depuis le début du mouvement.

Il y a une semaine, ils étaient 10.300 en France, dont 1.100 en Île-de-France.

14h36

Des tensions ont éclaté à Toulouse où des gaz lacrymogènes ont été répandus par endroit pour disperser des manifestants. 

>>> Plus d'informations à venir. 

13h31

Le cortège parisien est parti de la place de la Bastille, à Paris.

11h48

Toulouse est, ce samedi, la ville de rassemblement national des gilets jaunes. Un  événement intitulé «Acte 31: Toutes et tous à Toulouse!» a été créé sur Facebook et affiche 335 participants, et 1.200 personnes «intéressées».

Les gilets jaunes de la ville rose se rassembleront à partir de 12h, sur la place Arnaud Bernard. 

D'autres évènements auront lieu en parallèle de la manifestation des gilets jaunes, à Toulouse, ce samedi, comme une braderie organisée en soutien aux commerçants du centre-ville. 

Cet après-midi, Toulouse sera aussi le théâtre d'un hommage à Johnny Hallyday. La place du Zénith sera rebaptisée au nom de l’artiste qui, ce samedi 15 juin, aurait eu 76 ans.

10h27

A paris, pour ce 31e samedi de mobilisation, un cortège partira de la place de la Bastille à 11h30 pour finir place du Maréchal Juin, dans le 17ème arrondissement. 

Un autre rassemblement est prévu dans la capitale sans que le lieu de rendez-vous ou le parcours n'ait été déclaré. 

Une nouvelle fois, la préfecture de police a interdit plusieurs secteurs aux manifestants : le quartier des Champs-Elysées, et celui de Notre-Dame.

VENDREDI 14 JUIN 

13H33

Un salarié d'Amazon qui avait posté sur Facebook un message appelant les «gilets jaunes» à soutenir un blocage d'entrepôt d'un site dans les Hauts-de-France a demandé vendredi l'annulation de son licenciement en référé devant les prud'hommes à Nanterre, selon le syndicat SUD-commerces.

Jeudi 13 juin

17h12

L'utilisation des lanceurs de balles de défense (LBD) et grenades de désencerclement par les policiers a augmenté de plus de 200% en 2018, une hausse concentrée sur les mois de novembre et décembre marqués par les manifestations des «gilets jaunes», a annoncé jeudi l'Inspection générale de la police nationale.

En 2018, les policiers ont utilisés 19.071 munitions de LBD et 5.420 munitions de grenades de désencerclement, soit des hausses de 203% et 296% par rapport à l'année précédente, selon un rapport de l'IGPN.

Mercredi 12 juin

19H44

Au niveau national, 10.300 manifestants ont défilé dont 1.100 en Ile-de-France, selon le ministère de l'Intérieur. La semaine dernière, ils étaient 9.500 partout en France dont 1.500 à Paris. 

17H29

Douze personnes ont été interpellées à Dijon samedi après-midi, notamment pour des violences et dégradations, et un CRS a été blessé lors d'une manifestation tendue, a indiqué la préfecture de Côte-d'or à l'AFP. Le CRS souffre de contusions «après avoir reçu un jet de pavé dans le dos» et une personne a été incommodée par les gaz lacrymogènes côté manifestants, selon les services de l'Etat. 

16H15

3.700 manifestants ont défilé ce samedi en France, dont 1.100 à Paris, selon le ministère de l'Intérieur. La semaine dernière à 14H, ils étaient 2.600 manifestants dont 1.300 à Paris. 

12h52

Plus de 2.000 gilets jaunes manifestent à Montpellier.

Dès midi, des centaines de personnes se sont rassemblées place de la Comédie, en plein centre de Montpellier, derrière une banderole «Résistance, nous sommes du bon côté de l'Histoire». A peine le cortège s'est-il ébranlé, la situation s'est tendue, et les forces de l'ordre, en nombre, ont fait usage de gaz lacrymogènes en pleine rue commerçante, pour empêcher les manifestants de gagner la préfecture.

08h00

Pour ce samedi 8 juin, un appel national à manifester à Montpellier a été lancé. 

Les gilets jaunes espèrent également défiler à Paris, sur les Champs-Elysées, ainsi qu'en banlieue parisienne - une première depuis le début du mouvement. 

Lundi 3 juin

14h04

Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur a déclaré dimanche ne pas «avoir de regret» sur la gestion des manifestations de gilets jaunes, estimant que «ce n'est pas parce qu'une main a été arrachée, parce qu'un oeil a été éborgné» qu'il y a eu faute des forces de l'ordre.

«Nous n'avons pas de regret sur la façon dont nous avons mené l'ordre public et la sécurité publique. C'est une crise inédite depuis 50 ou 60 ans, personne n'a eu à affronter ce que nous avons eu à affronter avec Christophe Castaner et les choses se sont quand même globalement bien passée en matière d'ordre public«, a déclaré Laurent Nuñez. 

Au même moment se déroulait à Paris une «marche des mutilés» organisée par des gilets jaunes dénonçant l'utilisation par les forces de l'ordre de lanceurs de balles de défense (LBD) et de grenades de désencerclement, accusés d'avoir éborgné ou arraché des mains lors des manifestations.

«Quand il y a une agression contre des policiers et qu'il y a une riposte proportionnée, oui il peut y avoir des blessés», a estimé Laurent Nuñez, «ce n'est pas parce qu'une main a été arrachée, parce qu'un oeil a été éborgné, que la violence est illégale». «Je ne présente pas d'excuse, je m'en remets à la justice de mon pays», a-t-il ajouté.

dimanche 2 JUIN 

18H59

9.500 gilets jaunes ont défilé dans les rues de France, dont 1.500 à Paris, selon le ministère de l'Intérieur, en ce 29e samedi de mobilisation. La semaine dernière, ils étaient 12.500 manifestants en France, dont 2.100 à Paris. 

14H53

Près de 2.000 personnes manifestent dans les rues de Paris samedi, 29e acte des «gilets jaunes», sous le soleil et dans une ambiance festive, malgré une mobilisation clairsemée, a constaté un journaliste AFP. Partis vers 13H00 de la place Denfert Rochereau dans le XIVe arrondissement, les manifestants, parfois équipés de sifflets ou de tambours, devaient rejoindre la place de la Nation. «Justice sociale justice fiscale», «anti, anti, anticapitaliste», pouvait-on notamment entendre dans le cortège, qui semblait un peu plus maigre que celui de la semaine passée, qui comptait 2.100 manifestants selon le ministère de l'Intérieur.

11H05

Priscillia Ludosky, figure du mouvement depuis ses débuts, a relayé un autre appel à une manifestation déclarée, cette fois-ci au départ de la place Denfert-Rochereau, avec un rassemblement à 11 heures et un départ à 13 heures. Le cortège doit se disperser place de la Nation.

10H32

Sur Facebook, plusieurs groupes de «gilets jaunes» appellent à une manifestation au départ de la porte Dauphine. Le rassemblement est prévu à 10h30 et le cortège doit s'élancer à midi. Cette manifestation doit s'achever au métro Villiers, dans le 17e arrondissement de Paris. Le parcours initial devait être différent. Les organisateurs, qui ont déclaré leur manifestation, avaient prévu de défiler sur les Champs-Elysées. Ils affirmaient, vendredi, avoir envoyé une requête au tribunal administratif pour en obtenir l'autorisation. Mercredi, la préfecture de police de Paris avait annoncé une interdiction de manifester autour de cette avenue, ainsi que de l'Assemblée nationale et de l'Elysée, et dans le secteur de Notre-Dame. 

Vendredi 31 mai

20h05

Le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, assure dans une interview au Parisien que des policiers mis en cause pour des violences lors de manifestations de gilets jaunes seront renvoyés devant le tribunal correctionnel «d'ici la fin de l'année».

«Il y aura des classements sans suite» et «des renvois de policiers devant le tribunal correctionnel d'ici la fin de l'année», a indiqué M. Heitz dans cet entretien paru jeudi.

Parmi les 174 enquêtes ouvertes pour des violences impliquant les forces de l'ordre, 57 dossiers sont en cours d'analyse au parquet, qui doit désormais décider des suites judiciaires, a-t-il précisé. Il a annoncé par ailleurs avoir ouvert huit informations judiciaires confiées à des juges d'instruction pour des violences impliquant des membres des forces de l'ordre.

jeudi 30 mai 

18h47

12.500 manifestants ont défilé dans les rues de France, la plus faible participation depuis l'acte I, selon le ministère de l'Intérieur. 

11h51

A Paris, les manifestants se rassemblent devant le cimetière du Père Lachaise. Le cortège doit rejoindre le Sacré Coeur.

11h48

Le préfet de police de Paris a déploré samedi matin le retour au principe des manifestations non déclarées de gilets jaunes dans la capitale et a prévenu d'une «réaction ferme» en cas de débordements lors de l'acte 28 de ce mouvement social inédit. «Malheureusement il semble qu'une partie des gilets jaunes a décidé de ne pas déclarer de manifestation», a commenté Didier Lallement venu saluer policiers et gendarmes mobilisés sur le dispositif de maintien de l'ordre au niveau du rond-point de l'Etoile à Paris.

25 mai

10H58

Rumeurs d'intoxication au cyanure par les gaz lacrymogènes, faux street medics se déclarant être de vrais médecins : des prises de sang sauvages ont été pratiquées lors de manifestations de «gilets jaunes», provoquant l'inquiétude des spécialistes de santé.

Selon deux personnes contactées par l'AFP, qui ont organisé ces prélèvements, ils ont eu lieu lors des manifestations du 20 avril et du 1er mai à Paris, dans le but de «prouver une intoxication au cyanure causée par une exposition prolongée aux gaz lacrymogènes».

09H42

Le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon a multiplié jeudi soir les attaques contre Marine Le Pen et appelé les électeurs «fâchés» du Rassemblement national - «gilets jaunes» en tête - à «ne pas jouer contre eux-mêmes». «Pour nous, cela reste un objectif de rallier à nous ces gens à qui on dit : 'Bien-sûr vous êtes fâchés, mais ne faites pas les fachos parce que vous jouez contre vous-mêmes'», a-t-il lancé lors d'un meeting pour les européennes près de Lyon, reprenant son antienne de campagne «fâchés mais pas fachos». Selon lui, la présidente du Rassemblement national n'est présente ni sur les thèmes écologiques, ni sur le social, notamment à l'Assemblée.

Jeudi 23 mai

12H19

Mercredi après-midi, un jeune homme de 25 ans a été condamné à 18 mois de prison par le tribunal correctionnel de Nice pour son comportement dangereux face aux forces de l’ordre et sur la route, rapporte Nice-Matin. C’est lors d’une manifestation de «gilets jaunes», groupe auquel il revendique appartenir, que l’Azuréen a commis les délits. Alors qu’une opération de blocage était en cours au péage Saint-Isidore sur l’autoroute A8, il a forcé le contrôle des gendarmes.

Mercredi 22 mai

11H45

Le roi des forains Marcel Campion a fait savoir qu’il invitait les gilets jaunes et leur famille ce mercredi 22 mai à la foire du trône à Paris de 12H à 18H. Dans le même temps, des forains comptent bloquer le périphérique parisien ce mercredi ainsi que jeudi, pour protester contre une directive européenne qui prévoit de soumettre les fêtes foraines à un appel à concurrence.

Une deuxième journée de contestation devrait avoir lieu jeudi, toujours avec comme point de départ la Foire du Trône mais avec comme point d’arrivée l’Elysée. Quelque 1 000 motards forains en Harley Davidson devraient se joindre au cortège pour exprimer leur colère et alerter le chef de l’Eta

Mardi 21 mai

11H52

Francis Lalanne, qui conduit la liste «Alliance jaune» pour les européennes, mise sur «l'union sacrée de gilets jaunes» pour ne pas avoir à choisir entre «le système et le système», c'est-à-dire Emmanuel Macron et Marine Le Pen, «deux manipulateurs qui veulent écraser le peuple».

Plafonnant à environ 1% dans les sondages, qui sont «souvent manipulés» selon lui, le chanteur a appelé mardi les abstentionnistes à se mobiliser pour permettre aux «gilets jaunes» d'entrer dans «la citadelle» du pouvoir dimanche.

10H46

Poursuivi pour avoir proféré des injures à caractère antisémite envers le philosophe Alain Finkielkraut en marge d'une manifestation de «gilets jaunes» à Paris en février, une qualification qu'il conteste, un trentenaire sera jugé mercredi à Paris.

Cité à comparaître par le parquet de Paris, le prévenu âgé de 36 ans devra répondre d'«injure publique en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion» devant la 17e chambre du tribunal correctionnel.

Sauf constitution de partie civile de dernière minute, l'académicien, qui n'a pas porté plainte, devrait être absent à l'audience.

Mardi 20 mai

23h22

Une enquête préliminaire a été ouverte après des prélèvements sanguins effectués dans la rue sur des manifestants pendant des rassemblements de gilets jaunes. Cette enquête a été ouverte jeudi pour «violences volontaires aggravées» et «mise en danger de la vie d'autrui», a précisé le parquet.

Contacté par l'AFP, Renaud Fiévet, qui se présente comme médecin anesthésiste originaire de Belgique, a affirmé avoir organisé ces prises de sang «sur une quinzaine de manifestants» pour vérifier une potentielle «intoxication au cyanure causée par une exposition prolongée aux gaz lacrymogènes» tirés par les forces de l'ordre. Selon lui, ces prélèvements ont été pratiqués lors des manifestations du 20 avril et du 1er mai à Paris.

Les prélèvements ont été faits «dans le respect des protocoles», à l'initiative d'un groupe composé de deux médecins et un docteur en biologie, a affirmé M. Fiévet. «Des ordonnances ont été établies pour ces prélèvement et les personnes prélevées ont signé un consentement écrit», a-t-il précisé.

Début mai, un groupe de street medics, des bénévoles qui apportent les premiers soins en cas de blessures pendant les manifestations, avait dénoncé ces pratiques considérées comme «dangereuses», ainsi que «l'usurpation du terme et des couleurs de street-médics». 

Dimanche 20 mai

11H47

A six jours des élections européennes, Emmanuel Macron monte au front ce lundi 20 mai avec un entretien à la presse régionale pour lancer le sprint final d'une campagne qui se durcit à l'approche du scrutin.

Les différentes listes -34 au total, un record- vont chercher à galvaniser leurs troupes lors des derniers meetings, au bout d'une campagne plutôt atone, brouillée par la crise des «gilets jaunes» et la sortie du grand débat. L'abstention, qui frôle la barre des 60% dans les sondages, sera une nouvelle fois «le premier parti de France».

Samedi 19 mai

19h02

Selon le ministère de l'Intérieur, 15.500 manifestants se sont mobilisés dans toute la France. C'est la plus faible participation depuis le début du mouvement. 1.600 personnes ont défilé à Paris. Le comptage des autorités est contesté par les gilets jaunes, qui ont dénombré près de 41.000 manifestants.

18h35

Le cortège parisien des gilets jaunes est arrivé en fin d'après-midi au pied du Sacré-Coeur, en haut de la butte Montmartre. 

17h07

A 14 heures, le ministère de l'Intérieur a comptabilisé 2.800 manifestants en France, dont 1.100 à Paris. La semaine dernière à la même heure, ce chiffre était de 2.700 participants, dont 600 à Paris. 

16h32

A Reims, plusieurs cortèges défilent ce samedi. Des tensions sont également apparues entre les manifestants et les forces de l'ordre qui ont riposté à des jets de projectiles par des tirs de gaz lacrymogènes. 

13h18

La préfecture de police de Paris a de nouveau pris un arrêté interdisant les manifestations dans les secteurs des Champs-Élysées, de la cathédrale Notre-Dame, incendiée mi-avril, et de l’Assemblée nationale. Comme chaque semaine, une dizaine de stations de métro et de rues sont ainsi fermées.

Un appel à manifester sur «la plus belle avenue du monde» a toutefois été lancé sur Facebook, une manifestation axée cette fois sur la lutte contre le glyphosate, alors que se tient ce week-end la Marche annuelle mondiale contre le groupe Monsanto.

Vendredi 17 mai

18H42

Emmanuel Macron a jugé vendredi que le mouvement des «gilets jaunes» n'avait «plus de débouché politique», appelant «au calme» ceux qui continuent à manifester et les invitant à voter, voire à se présenter aux élections, six mois après le début de cette contestation sociale.

«Je considère pour ma part que j'ai apporté des réponses aux Françaises et aux Français sur ce qui avait conduit à ce mouvement, à la fois le 10 décembre et dans la conférence de presse que j'ai donnée. Je crois que (pour) celles et ceux qui continuent aujourd'hui (à manifester), il n'y a plus de débouché politique. Nous avons fait notre part de travail, maintenant chacun doit aller, voter aux élections, et quand il porte des idées, se présenter aux élections», a-t-il ajouté, lors d'un déplacement à Biarritz. 

17H58

Pour cet acte 27, des «appels nationaux» ont été lancés pour se rassembler à Reims et Nancy après deux samedis marqués par un recul de la mobilisation, tombée à ses plus bas niveaux depuis le début du mouvement le 17 décembre.

A Paris, plusieurs rassemblements concurrents sont prévus, dont un au départ de la Défense pour finir à Montmartre. Un autre envisage de défiler sur les Champs-Élysées mais l'avenue est, depuis plusieurs semaines, interdite à la manifestation.

Devant cet éparpillement des défilés et des mots d'ordre dans la capitale, Éric Drouet, une des figures du mouvement, a appelé dimanche dans une vidéo à «arrêter les cortèges à thème», qu'il trouve «de plus en plus ridicules».

D'autres rassemblements sont prévus, par exemple à Besançon ou à Saint-Nazaire, où la préfecture a pris un arrêté interdisant la manifestation non déclarée des "gilets jaunes» dans le centre-ville.

A Lyon, les «gilets jaunes» ont décidé de manifester sans se déclarer. 

15H05

Les présidents des commissions des Affaires sociales et des Lois du Sénat demandent à la ministre de la Santé Agnès Buzyn de s'expliquer sur les accusations de «fichage» des «gilets jaunes» à l'hôpital, selon un communiqué publié vendredi.

Dans un courrier commun adressé à la ministre, les sénateurs LR Alain Milon et Philippe Bas lui demandent «de faire la lumière sur la réalité du recueil de données lors d'admissions hospitalières consécutives à des manifestations sur la voie publique dont l'exploitation est susceptible de porter atteinte à la liberté individuelle».

Ils demandent également à la ministre «d'indiquer les actions que le ministère et les organismes placés sous sa tutelle ont entreprises pour mettre fin à cette situation si elle était avérée».

L'utilisation du fichier SI-VIC, tenu dans les services d'urgence, pour les «gilets jaunes», révélée mi-avril par Le Canard Enchaîné, avait conduit l'un des manifestants concernés, blessé à Paris en février, à annoncer une plainte pour fichage «illicite».

13H48

Le mouvement des «gilets jaunes» a eu «moins d'incidence» sur l'attractivité de la France pour les investisseurs que Bruno Le Maire l'aurait cru, a admis le ministre de l'Economie, en visite au salon international des start-up Vivatech vendredi.

«Je constate que ça a moins d'incidence que ce que j'aurais cru d'ailleurs moi-même», a-t-il déclaré au sujet du mouvement social lancé il y a six mois. 

Les blocages et manifestations ont beaucoup affecté les commerces des centres-villes et coûté 0,2 point de croissance (soit 4 milliards d'euros) à l'économie française d'après le ministère. Mais «la crise de gilets jaunes n'a pas eu d'impact sur l'attractivité de la France, on le mesure avec des indicateurs très précis», a assuré Bruno Le Maire.

Jeudi 16 mai

22H09

Le meeting du ministre de la Transition écologique François de Rugy à Gaillac dans le cadre de la campagne pour les élections européennes, a été perturbé par une centaine de «gilets jaunes», a constaté un correspondant de l'AFP. Les manifestants ont entonné des chants hostiles au gouvernement et au président de la République, empêchant l'intervention du ministre sur le thème «l'Europe l'écologie».

17H03

Les commerçants du centre de Montpellier ont regretté jeudi ne pas bénéficier des fonds supplémentaires accordés par l'État aux centre-villes après les manifestations de «gilets jaunes», pointant la responsabilité du maire Philippe Saurel.

Matignon a annoncé mercredi un renforcement de son fonds de soutien aux commerçants des centres-villes affectés ou dégradés par les manifestations de «gilets jaunes», pour lequel 34 communes ont été retenues, mais pas Montpellier.

La ville n'a pas déposé de dossier dans le cadre de l'appel à projets lancé par le gouvernement alors que «de nombreuses dégradations ont été déplorées chez les commerçants», a regretté auprès de l'AFP Alain Simon, président de l'association des commerçants du centre-ville : «Ne pas pouvoir bénéficier de ces aides, c'est n'importe quoi !».

Mercredi 15 mai

20H48

Ce mercredi 15 mai, Francis Lalanne était en visite en Vendée dans le cadre de la campagne des élections européennes du 26 mai prochain. Il est la tête de la liste «Alliance jaune, la révolte par le vote». Le chanteur est allé à la rencontre des Gilets jaunes en différents lieux du département. 

17H46

Trois «gilets jaunes» ont été condamnés mercredi à Besançon à des amendes - une ferme, deux avec sursis - pour outrage après avoir crié «Castaner assassin» au ministre de l'Intérieur lors d'une visite dans la ville en mars, a-t-on appris auprès de leur avocat.

Deux d'entre eux, un représentant syndical FO et son épouse, ont été condamnés à 1.500 euros d'amende avec sursis, a indiqué Me Jean-Michel Vernier, précisant que le couple allait faire appel de sa condamnation.

Le troisième a écopé de 1.000 euros d'amende qu'il devra payer, «son casier judiciaire lui interdisant de bénéficier d'un sursis», a ajouté Me Vernier qui ne pouvait pas encore indiquer s'il allait interjeter appel.

Les trois ont en revanche été relaxés des faits de rébellion, selon leur conseil, qui avait plaidé la relaxe lors du procès le 29 avril devant le tribunal correctionnel de Besançon qui jugeait les trois «gilets jaunes» pour outrage envers le ministre de l'Intérieur.

16H07

Geneviève Legay, une manifestante de 73 ans blessée dans une charge de police lors d'un rassemblement interdit des «gilets jaunes» le 23 mars à Nice, est rentrée chez elle après près de deux mois d'hospitalisation, a annoncé mecredi Attac, dont elle est militante.

«Elle est sortie de l'hôpital à 13h et est rentrée à son domicile. Elle marche mais n'est pas autonome : elle est donc sortie mais pas totalement retapée», a indiqué à l'AFP Raphaël Pradeau, porte-parole d'Attac France.

«Je ne bouge pas du fauteuil car j'ai froid et je suis très fatiguée, mais je ne suis pas quelqu'un à supporter d'être malade et dès que j'irai bien, je reprends la rue», a déclaré à l'AFP Mme Legay, regrettant de ne pas pouvoir manifester ce mercredi avec Attac à Cap d'Ail, contre le Salon international de la propriété de luxe à Monaco, surnommé par ses détracteurs «le salon de l'évasion fiscale».

La militante a eu plusieurs côtes cassées et des fractures au crâne, après avoir été poussée par un policier qui dispersait avec ses collègues un rassemblement interdit à Nice le 23 mars, seul week-end où les manifestations de «gilets jaunes» étaient interdites en raison de la venue du président chinois et de la crainte des casseurs. C'est aussi le seul week-end où il y a eu des heurts à Nice. Le samedi suivant, la mairie avait obtenu une nouvelle interdiction pour préserver l'attractivité commerciale et touristique de la ville.

Mardi 14 mai

22H38

Les «gilets jaunes» se sont invités mardi à la tribune du congrès de la CGT à Dijon, où les militants ont critiqué l'ambiguïté de leur dirigeant Philippe Martinez et ont réclamé d'«aller au devant» de ce «surgissement d'en bas» qui les a dépassés.

Le débat sur le rapport d'activité, bilan des trois ans de mandat du secrétaire général, Philippe Martinez, a fait ressortir le grand malaise de cégétistes face à ce mouvement qu'ils ont regardé passer chaque samedi depuis six mois.

20H05

Emmanuel Macron a accueilli mardi à l'Elysée une centaine de jeunes d'un lycée forestier de Saône-et-Loire qu'il avait rencontrés lors d'une étape du Grand débat en février. En leur compagnie, le chef de l'Etat a planté dans le parc de l'Elysée un chêne qu'ils lui avaient offert le 7 février lors de sa visite du lycée de la Nature et de la Forêt et de l'Epide (Etablissement d'insertion de la défense) d'Etang-sur-Arroux.

Son épouse Brigitte et le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume étaient présents à cette rencontre, durant laquelle Emmanuel Macron a de nouveau vanté les mérites des filières professionnelles d'enseignement. Le 7 février, il avait déjeuné à la cantine du lycée forestier avec des élèves avant de participer à un échange avec un millier de lycéens, d'étudiants ou d'apprentis de 15 à 25 ans de Bourgogne. «Faites de la politique !», leur avait-il lancé lors de ce grand débat destiné à tenter de sortir de la crise des «gilets jaunes".

Dimanche 12 mai

13H00

Le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a annoncé qu'il allait porter plainte après avoir été «pris à partie» samedi à Nice en marge d'un rassemblement des gilets jaunes, mouvement selon lui «volé par l'extrême gauche violente».

Lors d'une scène à laquelle l'AFP a assisté samedi, place Masséna, le parlementaire participait à une foire au livre lorsqu'il a croisé un groupe de manifestants.

Plusieurs l'ont notamment traité de «collabo» et des policiers l'ont aidé à se réfugier dans sa voiture. Sur une vidéo postée par Eric Ciotti sur les réseaux sociaux on entend des manifestants menacer de «cramer (sa) voiture».

«Je dénonce la violence d'activistes d'extrême gauche (...) et porte plainte auprès du procureur de la République pour menaces de mort», a annoncé M. Ciotti. «Le mouvement des gilets jaunes a été volé par l'extrême gauche violente. Personne ne m'empêchera de soutenir l'ordre, la loi et nos policiers victimes de cette violence» , a déclaré M. Ciotti.

Eric Ciotti a reçu le soutien du patron de son parti, Les Républicains : «Écoeurant ! Honteux déchaînement de haine envers un élu de la République. Tout mon soutien cher @ECiotti», a écrit Laurent Wauquiez dimanche sur Twitter.

Samedi 11 mai

18h53

Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, il y a 18.600 manifestants en France samedi dont 1.200 à Paris

16h20

Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, il y a 2.700 manifestants en France à 14h, dont 600 à Paris. Ce chiffre est en baisse par rapport à la semaine dernière puisque à la même heure 3.600 manifestants avaient été comptabilisés en France le 4 mai, dont 1.000 à Paris. Le comptage des autorités est contesté par les gilets jaunes.

15h38

Environ 1.300 gilets jaunes selon la préfecture ont défilé samedi dans les rues de Montpellier, dans une ambiance bon enfant en début d'après-midi, a constaté l'AFP.

Dans les alentours du bâtiment de la préfecture, certains gilets jaunes se prenaient en photo sous un soleil printanier, au son d'un trio musical, composé d'un guitariste, d'un violoniste et d'un accordéoniste. «Ils ne sont pas corrompus, ils sont la corruption», «Les pauvres donnent le peu qu'ils ont et les riches regardent le peu qu'ils donnent», «Macroniste, non, Macron fumiste, oui», proclamaient des pancartes et banderoles.

11h24

Plusieurs groupes de gilets jaunes ont appelé à manifester, ce samedi 11 mai, à Lyon. Sur le terrain, plus de 500 fonctionnaires de police et de la gendarmerie nationale sont mobilisés. Quatre secteurs ont par ailleurs été interdits à la manifestation

Une seule manifestation a été déclarée en préfecture. Le rendez-vous est fixé à la mi-journée, place Bellecour, en plein coeur de Lyon. 

7h40

Plusieurs cortèges sont attendus à Paris, à l'occasion du 26e week-end de mobilisation. Plusieurs périmètres sont fermés par la préfecture : les Champs-Elysées, l'Assemblée nationale ou encore Notre-Dame.

Sur Facebook, un appel a été lancé pour une marche contre «la loi Blanquer» et en soutien aux enseignants. Elle partira de la Sorbonne, dans le Ve arrondissement, vers 13h, en direction de l'université Paris-Diderot, dans le XIIIe.

Mardi 7 mai

15h13

Un homme d'une vingtaine d'années, qui avait insulté des migrants en marge d'un blocage dans la Somme avant de publier la vidéo sur Internet, a été condamné mardi 7 mai à un mois de prison avec sursis pour injure raciste. 

Il devra également suivre un stage de citoyenneté à ses frais et s'est vu confisquer la téléphone portable avec lequel il avait filmé la séquence. Il n'a pas contesté les faits. 

Lundi 6 mai

22h00

Les manifestations de gilets jaunes seront interdites mercredi à Paris à l'occasion des commémorations du 8 mai 1945 autour de la place de l'Etoile et dans un large périmètre incluant la place de la Concorde et le palais de l'Elysée, a annoncé lundi la préfecture de police. Cet arrêté préfectoral est justifié par «l'organisation de cérémonies solennelles qui ne sauraient être troublées par des manifestations revendicatives», indique la préfecture dans un communiqué.

21h46

Quatre hommes, jugés pour l'incendie mi-décembre 2018 de la zone de péage sud de Narbonne, lors d'un défilé de gilets jaunes, ont été condamnés lundi à deux ans de prison dont douze mois avec sursis par le tribunal correctionnel de la ville. Le procureur avait requis une peine de deux ans de prison à leur encontre.

Le juge leur a signifié une interdiction de manifestation et de port d'arme pendant trois ans.

19h52

La liste du «Mouvement pour l'initiative citoyenne», en lice pour les élections européennes et qui défend le RIC, n'est pas liée aux gilets jaunes, a indiqué lundi son porte-parole, Yvan Bachaud, à l'AFP. Ce mouvement était déjà présent lors des européennes de 2009 avec «une liste fondée sur le RIC», le référendum d'initiative citoyenne, précise-t-il.

14h56

Le procureur de la République de Nice a défendu sa gestion de l'enquête sur les circonstances dans lesquelles une manifestante de 73 ans a été blessée le 23 mars lors d'une charge de la police, qui lui a valu une convocation par sa hiérarchie.

Geneviève Legay, une militante d'Attac, a eu plusieurs côtes cassées et des fractures au crâne, lors d'une charge de policiers pour disperser une manifestation interdite de gilets jaunes à Nice le 23 mars. Deux juges d'instruction ont été désignés pour enquêter et la police des polices (IGPN) a été saisie.

Dimanche 5 mai

8h38

Malgré l'interdiction de manifester dans le centre-ville, près de 500 personnes ont répondu à l'appel d'un rassemblement régional à La Roche-sur-Yon ce samedi 4 mai. Contrairement à ce que craignait la préfecture, la manifestation s'est globalement déroulée dans le calme. Seuls quelques heurts ont éclaté en milieu d'après-midi, lorsque certains manifestants se sont approchés du périmètre où tout rassemblement était interdit.

08h26

A paris, les manifestants étaient 1.200 de moins à manifester que la semaine passée. Les cortèges ont défilé dans le calme après l'agitation et les tensions du 1er mai. 

Samedi 4 mai 

19h14

A Metz, plusieurs milliers de personnes ont participé à une «marche mondiale pour une justice écologique et sociale». Parmi les manifestants, des écologistes et des gilets jaunes.

18h34

Le ministère de l'Intérieur a publié les derniers chiffres sur le nombre de gilets jaunes dans les rues. Selon place Beauvau, il y avait 18.900 manifestants, dont 1.460 à Paris, ce samedi. Si ce chiffre se confirmait, il s'agirait de la plus faible mobilisation depuis le début du mouvement. 

16h04

Selon le ministère de l'Intérieur, à 14 heures, il y avait 3.600 manifestants en France, dont 1.000 à Paris. 

15h24

Une tribune intitulée «Gilets jaunes : Nous ne sommes pas dupes !» a été publiée dans les colonnes de Libération ce samedi 4 mai. Les signataires parmi lesquels figurent des comédiens (Emmanuelle Béart, Juliette Binoche, Simon Abkarian, Swann Arlaud), des cinéastes et des écrivains, salue le mouvement des gilets jaunes. 

Ils demandent «une démocratie plus directe, une plus grande justice sociale et fiscale, des mesures radicales face à l'état d'urgence écologique».

14h10

Une centaine de gilets jaunes s'est retrouvée à La Roche-sur-Yon (Vendée) en périphérie de la ville. Le centre-ville fait l'objet d'une interdiction de manifester publiée par la préfecture.

13h30

Cet acte 25 des gilets jaunes semble marquée à la mi-journée par une baisse de la mobilisation. Une trentaine de personnes seulement est mobilisée à l'aéroport de Roissy. Plusieurs centaines de gilets jaunes sont rassemblées dans les rues de Paris. A noter que certains manifestants ont réinvesti des ronds-points, notamment dans le Calvados, l'Orne, l'Hérault et la Haute-Garonne.

09h47

A Paris, trois manifestations déclarées ont été autorisées par la préfecture. La première, au départ de l'hôpital Lariboisière à 13H00 doit rejoindre la place de la Nation. Comme samedi dernier, un tour des sièges des médias, dans les XVe et XVIe arrondissements, à l'ouest de la capitale, est au programme à partir de 13H00. Le troisième cortège partira à 14H00 de Jussieu (Ve), jusqu'à la rue de Patay (XIIIe).

vendredi 3 mai

16h40

L'IGPN a de nouveau été saisie suite à la diffusion d'une vidéo montrant un policier mettant sa matraque dans le pantalon d'un homme interpellé lors de la manifestation du 1er mai, rapporte vendredi l'AFP. 

Le préfet de police de Paris a également saisi ce vendredi l'IGPN pour deux autres vidéos, l'une où l'on voit un policier en train de gifler violemment un manifestant, devant un commerce du boulevard du Montparnasse, à Paris. L'autre montre un membre des forces de l'ordre lancer un pavé en direction des manifestants, toujours durant la manifestation du 1er-mai dans la capitale. 

16h25

En visite à la maison de services au public de Montmoreau (Charente), le Edouard Philippe est notamment revenu sur la polémique autour de son ministre de l'Intérieur. Le Premier ministres a tenu à souligner que Christophe Castaner «a toute (sa) confiance». 

15h19

Plusieurs élus ont appelé à la démission du ministre, accusé de mensonges. Christophe Castaner «doit partir, il n'est pas à la hauteur de sa fonction, il ne se comporte pas en homme d'État», a affirmé le député LFI du Nord Adrien Quatennens sur BFMTV, dénonçant un «mensonge» du ministre de l'Intérieur.

«Bien sûr qu'il doit démissionner parce qu'aujourd'hui on connait la réalité (...) Il a menti de manière éhontée. Place Beauvau, on a le roi des mythos et la réalité, c'est que le tissu de mensonges est la seule étoffe qui lui aille», s'est pour sa part exclamé le chef de file des communistes aux européennes, Ian Brossat, sur RTL.

«Il a menti, il a voulu manipuler l'opinion, il doit démissionner, ce n'est qu'une longue suite d'incompétences et de mensonges», a accusé le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan. Même exigence du candidat «frexit» aux européennes, Florian Philippot, qui l'accuse d'être «un menteur de l'Intérieur».

15h02

Castaner tente de clore la polémique : « J'entends le reproche qui m'est fait d'avoir utilisé le mot ‘attaque’ », a déclaré vendredi le ministre à la presse lors d'un déplacement à Toulon. « Je souhaite qu'aucune polémique n'existe sur ce sujet et le voyant l'être, je me dis que je n'aurais pas dû l'employer », a-t-il ajouté.

14H09

Députés et sénateurs socialistes et communistes ont réclamé vendredi l'audition devant le Parlement de Christophe Castaner, au coeur d'une polémique pour ses propos sur une «attaque» de l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière le 1er mai.

Le président des sénateurs PS, Patrick Kanner, a annoncé sur Twitter son intention de solliciter la convocation du ministre devant la commission des Lois du Sénat, «pleinement» justifiée selon lui par «l'analyse objective des faits à la Pitié-Salpêtrière et leurs commentaires pour le moins hasardeux».

Son homologue à l'Assemblée nationale, Valérie Rabault, demande elle aussi l'audition de M. Castaner devant la commission des Lois de l'Assemblée, estimant «nécessaire» que le ministre s'explique sur ses déclarations.

« S'il s'avérait que le ministre de l'Intérieur a relayé sciemment ou pas de fausses informations ou des informations non vérifiées, se trouverait dès lors nécessairement posée la question du maintien de la confiance que lui accordent le président de la République et le Premier ministre, avec les conséquences que cela implique », écrivent les députés PS dans un courrier adressé à la présidente de la commission des Lois de l'Assemblée, Yaël Braun-Pivet (LREM).

De leur côté, Eliane Assassi, présidente des sénateurs CRCE à majorité communiste, et André Chassaigne, président du groupe GDR à l'Assemblée, ont demandé dans un communiqué commun, à la fois « la convocation dans l'urgence du ministre de l'Intérieur par les commissions des lois du Parlement et la création d'une commission d'enquête parlementaire pour que toute la lumière soit faite sur les événements du 1er mai ».

« Le ministre de l'Intérieur participe volontairement à l'aggravation des tensions, déjà nourries par le refus du chef de l'État et du gouvernement d'entendre les aspirations populaires », affirment-ils. « Il se révèle comme un provocateur et un manipulateur, indigne des missions de maintien de l'ordre public et de respect des libertés relevant de sa responsabilité ».

12H09

En déplacement dans le Var, le ministre de l'Intérieur reconnaît avoir employé un terme inapproprié pour désigner l'intrusion de manifestants à la Pitié-Salpêtrière, le 1er mai, à Paris.

«J'entends le reproche qui m'est fait d'avoir utilisé le mot 'attaque'. Je me dis que je n'aurais pas dû l'employer. 'Intrusion violente', terme utilisé par la directrice, est en effet mieux adapté et semble confirmé par les vidéos qui sont apparues depuis.»

10h40

L'inspection générale des services de police nationale (IGPN) a été saisie après la diffusion d'une vidéo sur les réseaux sociaux montrant un policier lançant un pavé lors de la manifestation parisienne du 1er mai, a-t-on appris vendredi de source policière. Le préfet de police Didier Lallement a saisi l'IGPN, selon cette source policière.

La scène se déroule mercredi lors d'échauffourées entre forces de l'ordre et militants radicaux « black blocs » pendant le défilé parisien. Sur la vidéo, on voit plusieurs CRS armés de boucliers et lanceurs de balle de défense (LBD) faire face à un attroupement tandis qu'à leurs pieds des pavés ont été descellés.

La vidéo montre ensuite un CRS jeter un pavé en direction des manifestants.

09H27

Le député LFI Adrien Quatennens et le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan ont appelé vendredi à la démission du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, cible des oppositions après ses propos sur une «attaque» de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière en marge du cortège du 1er mai.

07H36

L'opposition s'en est pris jeudi au ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, l'accusant de mentir et lui demandant de «s'expliquer», après ses propos concernant une «attaque» de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière en marge du cortège du 1er mai. Mercredi soir, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait twitté : «Ici, à la Pitié-Salpêtrière, on a attaqué un hôpital. On a agressé son personnel soignant. Et on a blessé un policier mobilisé pour le protéger. Indéfectible soutien à nos forces de l'ordre: elles sont la fierté de la République». Une vidéo diffusée jeudi sur Facebook contredit la version, défendue notamment par Christophe Castaner, d'une «attaque» par des manifestants du service réanimation de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

Jeudi 2 mai

21h15

La tête de liste EELV aux élections européennes, Yannick Jadot, a demandé jeudi à Bordeaux une «commission d'enquête parlementaire» sur les incidents.

Selon lui, Christophe Castaner «cherche la radicalisation de tous contre tous et d'une certaine façon, instrumentalise la violence inaceptable des Black Blocs pour essayer de discréditer toute manifestation, toute expression qui n'est pas l'expression du gouvernement», a-t-il ajouté. 

20h07

Les 32 gardes à vue ordonnées dans le cadre de l'enquête sur une intrusion au sein de l'hôpital parisien de La Pitié-Salpêtière lors du défilé du 1er mai ont toutes été levées jeudi, a indiqué le parquet de Paris.

Les investigations se poursuivent «afin de faire la lumière sur toutes les circonstances de l'intrusion au sein de l'établissement», a ajouté le parquet. Mercredi, le ministère de l'Intérieur Christophe Castaner avait dénoncé une «attaque» visant l'hôpital, après l'irruption de dizaines de manifestants, mais cette version a été battue en brèche par des témoignages et des vidéos sur les réseaux sociaux.

18h30

Accusant Christophe Castaner de mentir, l'opposition demande ce jeudi au ministre de l'Intérieur de «s'expliquer». Pour Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, le pensionnaire de la place Beauvau doit «cesser de mettre de l'huile sur le feu» et doit «s'expliquer sur ses déclarations démenties par les faits».  

17h

Des «dégradations» et un vol ont été commis dans l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, a indiqué la direction de l'AP-HP. Cependant, il n'existe «à ce stade aucun lien» avec l'intrusion de manifestants lors du défilé du 1er mai, a appris l'AFP. 

14h20

«Monsieur Castaner est un menteur, en plus d'être un incompétent», a lancé jeudi le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon, accusant le ministre de l'Intérieur d'avoir «inventé» l'attaque de l'hôpital parisien de la Pitié-Salpétrière en marge de la manifestation du 1er mai.

Christophe Castaner «s'est précipité hier soir sur les plateaux de télévision pour faire croire à une attaque d'un hôpital. Le mot 'attaque', c'est très grave, ça veut dire que des gens délibèrent de prendre d'assaut un hôpital. Naturellement, ce n'est pas vrai», a poursuivi le député de Marseille.

Le ministre de l'Intérieur «invente des informations pour discréditer les gens, pour créer du trouble, des tensions, un mauvais état d'esprit», a poursuivi Jean-Luc Mélenchon, interrogé dans la cité phocéenne, où il avait défilé la veille.

12H22

Edouard Philippe a dénoncé jeudi l'intrusion «totalement irresponsable» d'une trentaine de manifestants la veille dans l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, en s'interrogeant sur la «justification de ces remises en cause» d'un service public.

Le fait d'«entrer dans un hôpital alors qu'on est en train de manifester (est) idiot, et au fond scandaleux. Venir perturber le fonctionnement d'un service public hospitalier de cette façon est totalement irresponsable», a réagi le Premier ministre en marge d'un déplacement en Charente.

10H43

Cent quatre-vingt-onze gardes à vue étaient toujours en cours jeudi matin à Paris, à la suite des interpellations réalisées dans le cadre de la manifestation du 1er mai, a indiqué le parquet de Paris.

Au total, 315 personnes avaient été placées en garde à vue, dont 12 mineurs.

Dans le détail, parmi les majeurs, 180 étaient encore en garde à vue jeudi matin, 37 ont été présentées à la justice dont 7 en vue d'un jugement en comparution immédiate, 6 ont fait l'objet d'une convocation en justice, 43 ont reçu un rappel à la loi et 37 procédures ont été classées sans suite.

Du côté des mineurs, 11 étaient en garde à vue et l'un d'entre eux a fait l'objet d'un rappel à la loi.

08H42

Les syndicats CGT et Solidaires, de même que plusieurs responsables politiques d'opposition, ont vivement critiqué le dispositif sécuritaire mis en place mercredi à Paris pour répondre aux violences des radicaux lors de la manifestation du 1er mai, mais le gouvernement s'est défendu. Pour Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, «il y a un problème» avec le préfet de police Didier Lallement et le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. Avant même le départ de la manifestation, en début d'après-midi, le leader syndical avait été contraint de quitter le cortège de tête, après avoir été pris à partie par des radicaux.

07H03

Trois cent quinze placements en garde à vue étaient comptabilisés à Paris mercredi à 21h45, en lien avec la manifestation du 1er mai dans la capitale, a indiqué le parquet de Paris.

La préfecture de police de Paris a dénombré de son côté 330 interpellations et plus de 15.000 contrôles préventifs effectués par les forces de l'ordre. Dans le détail, 303 majeurs et 12 mineurs ont été placés en garde à vue dans le capitale. 

Parmi eux, "plus de trente" l'ont été à la suite de l'irruption de dizaines de participants au défilé dans l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, a précisé le parquet.

Selon un comptage réalisé pour un collectif de médias par le cabinet Occurrence, quelque 40.000 personnes ont manifesté mercredi à Paris, un nombre évalué à 80.000 par la CGT.

Mercredi 1er mai

22h30

«Je regrette vraiment que la journée du 1er mai ait été volée par la violence de quelques-uns», a déclaré Christophe Castaner lors de son déplacement en début de soirée à l'hôpital de la La Pitié-Salpêtrière. L'hôpital, situé à proximité de la place d'Italie où le parcours de la manifestation syndicale parisienne de ce mercredi 1er mai s'est terminé après des heurts, a été «attaqué» par des dizaines de black blocs qui auraient voulu rentrer par la sortie de secours, a affirmé le ministre de l'Intérieur. 

20h13

Dans un communiqué, le ministre de l'Intérieur estime que «l'important dispositif et la stratégie de maintien de l'ordre qui ont été mis en oeuvre dans la capitale ont démontré leur efficacité.»«Les contrôles préventifs ont permis d'intercepter de nombreux individus équipés pour casser», souligne Christophe Castaner, qui se félicite que «le nombre, la mobilité et la réactivité des forces de l'ordre» aient «permis d'empêcher les nombreux casseurs présents de se constituer en black blocs». 

20h00

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner est actuellement à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière auprès du CRS blessé. 

19h59

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, s'est exprimé sur Twitter. «Préserver le droit de manifester, sécuriser les cortèges, contenir les débordements, interpeller les fauteurs de troubles et porter secours : une nouvelle fois, en ce 1er mai et sur l'ensemble du territoire, mobilisation totale des femmes et des hommes du ministère de l'Intérieur», a-t-il déclaré. 

19h42

A Paris, 19.785 contrôles préventifs ont été réalisés et 336 personnes ont été interpellées. 

19h34

Pour cette journée de mobilisation nationale, 24 manifestants et 14 membres des forces de l'ordre ont été légèrements blessés. On comptabilise 380 interpellations, dont 330 à Paris. 250 personnes ont été placées en garde à vue, dont 210 à Paris. 

19h24

164.500 personnes ont manifesté dans toute la France dont 28.000 à Paris, selon le ministère de l'Intérieur. 

19h12

Dans un tweet posté cet après-midi, Emmanuel Macron évoque le 1er mai comme «la fête de toutes celles et ceux qui aiment le travail, le chérissent, parce qu'ils produisent, parce qu'ils forment, parce qu'ils savent que par le travail nous construisons l'avenir.» «Merci de porter ces valeurs et d'oeuvrer chaque jour pour notre Nation», ajoute-t-il.  

19h01

Sur Twitter, la préfecture de police a condamné le tag «CRS = DAESH», réalisé sur une banque saccagée sur le cortège de la manifestation. Elle parle d'une «assimilation inadmissible» et apporte son «soutien» et «remerciements aux forces de l'ordre». 

18h50

Après avoir été le théâtre de nombreux heurts, le calme est revenu place d'Italie. 

18h45

Une journaliste de l'agence publique russe Ria Novosti a déclaré avoir reçu des coups de matraque de la police française au visage et au bras alors qu'elle couvrait les manifestations du 1er mai à Paris.

«Le casque m'a protégée des blessures graves, mais j'ai toujours mal au bras», a déclaré la journaliste Viktoria Ivanova citée par Ria Novosti en ajoutant qu'elle avait été frappée par la police malgré le brassard et le casque «presse» qu'elle portait.

Le ministère russe des Affaires étrangères a aussitôt réagi en appelant les autorités françaises à «mener une enquête minutieuse sur cet incident». «Nous jugeons inadmissible le recours à la violence à l'encontre de journalistes dans l'exercice de leurs activités professionnelles», a souligné le ministère dans un communiqué. 

18h38

18h25

330 personnes ont été interpellées et 17.706 contrôles préventifs ont été réalisés, à Paris, à 18h, selon la préfecture de police de Paris. 

18h08

La fin du cortège parisien arrive pacifiquement vers la place d'Italie. 

17h58

220 placements en garde à vue étaient comptabilisés à Paris, à 17h30, selon nos informations. 

17h55

Au total, 310.000 personnes ont manifesté, ce mercredi, dans le cadre de près de 250 manifestations et rassemblements organisés pour la journée des travailleurs, a annoncé dans un communiqué la CGT. 

L'an dernier, les manifestations avaient rassemblé 210.000 personnes selon la CGT, 143.500 selon le ministère de l'Intérieur. 

17h42

Le CRS blessé vient de la compagnie de Toulouse, selon les informations de CNEWS. Le capitaine a été blessé au visage dans l'exercice de sa mission. Transporté à l'hôpital, il est en urgence relative. 

17h39

Selon la Préfecture de police, 15.306 contrôles préventifs ont été effectués. 288 personnes ont été interpellées. 

17h38

Une agence de la Caisse d'épargne a été saccagée boulevard Saint-Marcel, non loin de la place d'Italie. 

17h29

«La police a tiré des gaz lacrymogènes dans le cortège et a voulu entrer dans le cortège», a déclaré Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT. 

Sur Twitter, la préfecture de police a réagi. «Les forces de l'ordre ont pour mission de faire respecter l'ordre républicain qui permet à chacun d'exprimer ses opinions en tout sécurité. La CGT n'a jamais été la cible de policiers et gendarmes qui ont assuré leur mission avec détermination face à des casseurs violents. 

17h21

206 placements en garde à vue étaient comptabilisés à Paris, à 16h, selon le parquet de Paris. 

17h18

Selon nos informations, le CRS blessé a reçu un pavé dans le visage. 

17h05

Des tensions ont éclaté en fin de cortège, à Paris. 

16h56

Dans le 13e arrondissement de Paris, la situation reste tendue boulevard de l'Hôpital. Des canons à eau ont été utilisés pour tenter de disperser une partie des manifestants. 

Place d'Italie, un CRS a été blessé puis évacué.

16h43

A Paris, 40.000 personnes ont manifesté selon un comptage réalisé pour un collectif de médias par le cabinet Occurrence. 

16h36

Dans le secteur du boulevard de l'Hopital, rue Campo Formio, une voiture est en feu. 

16h34

Sur Twitter, la Préfecture de police indique avoir procédé à 55 interpellations dans le secteur Montparnasse. 

16h30

16h23

Selon le ministère de l'Intérieur, il y avait, à 14h, 151.000 manifestants dans toute la France, dont 16.000 à Paris. 

16h16

Après des tirs de projectiles, place d'Italie, lieu d'arrivée et de fin officielle du cortège syndical, les forces de l'ordre ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. 

16h13

148 personnes placements en garde à vue étaient comptabilisés, à Paris, à 15h, a indiqué le Parquet de Paris. 

16h01

A la fin du cortège, boulevard du Montparnasse, la situation est détendue alors que sur le boulevard de l'Hôpital, des accrochages ont lieu entre les forces de l'ordre et des manifestants. 

15h47 

La situation se tend dans le 13e arrondissement de Paris, devant un commissariat de police, proche de la place d'Italie. 

15h45

15h40

15H07

Nouveaux chiffres communiqués par l'Intérieur : 200 personnes ont été interpellées et 12.528 contrôles ont été effectués par la police.

14h57

14h48

14h46

A Paris, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a été contraint de quitter momentanément le cortège de manifestants après avoir été pris à partie par des black blocs. Il aurait été victime de jets de bouteilles par un groupe d'individus.

14h33

Le cortège de manifestants s'élance désormais de Montparnasse pour rejoindre la place d'Italie.

14h22

A Paris, un manifestant a été blessé à la tête.

14h13

A Besançon, entre 200 et 300 gilets jaunes ont essayé de s'introduire dans un commissariat de la ville.

14h10

La tension est toujours palpable en tête du cortège de la manifestation qui commence officiellement à 14h30. Policiers et manifestants violents s'affrontent depuis plus d'une heure à présent.

13h47

A la mi-journée, les forces de police induquent avoir procédé à 165 interpellations et mené 9016 contrôles préventifs.

13h39

La tension est toujours vive boulevard du Montparnasse. Les policiers effectuent des charges pour disperser les manifestants. 

13h33

Depuis environ trente minutes, les policiers tirent les premiers gaz lacrymogènes de la journéee au niveau du restaurant La Rotonde, boulevard du Montparnasse. Officiellement, la manifestation commence à 14h30.

12H53

Tandis que les black blocs arrivent en tête du cortège à Montparnasse, sous les applaudissements et les chants «tout le monde déteste la police», les premiers coups de matraque tombent.

12H52

Selon la préfecture de police de Paris, 3.700 contrôles «préventifs» et 88 interpellations ont été effectuées à 11h15.

12H45

Jean-Marie Le Pen se trouve place de la Pyramide à Paris. Selon un journaliste de La Croix, le public n'est pas nombreux. L'ancien président d'honneur du FN affirme, sous les applaudissements, que l’incendie de Notre-Dame de Paris est «probablement criminel» et évoque des «services [secrets]».

12H40

A Grenoble, le climat est très présent sur les pancartes des manifestants.

12H25

Au Mans, 1.500 personnes ont répondu présentes à la manifestation du 1er mai. Plus de 100 gilets jaunes faisaient partie du cortège. Vers 12 heures, les manifestants étaient de nouveau devant la Préfecture pour la prise de parole des leaders syndicaux.

12H06

35 personnes avaient été interpellées à 11 heures à Paris, selon la préfecture de police à franceinfo.

11H40

A Nice, les manifestants se retrouvent autour des mêmes luttes en ce 1er mai.

11H29

Le cortège syndical parisien, à l'appel de la CGT, FSU, Solidaires, l'Unef, l'UNL et FO, s'élancera à 14h30 de Montparnasse à la place d'Italie.

11H18

D'autres manifestants se sont retrouvés à Rouen et Marseille.

10H58

A Clermont-Ferrand aussi, les gilets jaunes ouvrent le cortège.

10H50

A Lille, les manifestants ont également commencé à investir les rues.

10H46

Des «gilets jaunes» ont commencé à défiler à Montparnasse, à Paris.

08H49

Avant 8h30, la police a déjà procédé à des interpellations, a indiqué le porte-parole de la police nationale, Michel Lavaud, au micro de franceinfo. «Nous avons plusieurs interpellations, en cours de décompte, dans le cadre de contrôles préalables à Paris et dans toutes les villes où la vigilance est de mise, notamment pour détention d'objets illicites, port d'armes réelles ou par destination», a-t-il déclaré.

08H16

Le gouvernement redoute la présence de «1 000 à 2 000 activistes radicaux», selon le terme employé par le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. Emmanuel Macron a quant à lui réclamé que la réponse aux «black blocs» soit «extrêmement ferme».

07H54

La porte-parole de Force Ouvrière, Nathalie Arthaud, a dénoncé sur France 2 un climat de «psychose» entretenu par le gouvernement au sujet de cette manifestation du 1er mai. «Depuis 2 jours le gouvernement crée la psychose, mais ça ne m'empêchera pas d'aller manifester.»

07H31

Plus de 7 400 policiers et gendarmes mobilisés à Paris. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, justifie cet important dispositif de sécurité par le fait que des appels à transformer la ville en «capitale de l'émeute» circulent sur les réseaux sociaux.

Les commerces devront être barricadés sur le parcours principal. Le préfet de police de Paris a déjà ordonné la fermeture des commerces, débits de boissons et restaurants sur le parcours du cortège intersyndical parisien, le temps de la manifestation (qui est autorisée et doit s'élancer à 14h30 de Montparnasse pour rejoindre la place d'Italie).

Mardi 30 avril

17h10

Plus de 7.400 membres des forces de l'ordre seront déployés mercredi lors de la manifestation du 1er mai à Paris, a déclaré le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, qui promet la «plus grande vigilance» face à la présence annoncée de «1.000 à 2.000 activistes radicaux» aux côtés d'«ultra jaunes», des gilets jaunes radicalisés.

«D'après les informations dont nous disposons, 1.000 à 2.000 activistes radicaux, possiblement renforcés d'individus venant de l'étranger pourraient tenter de semer le désordre et la violence. Ils devraient être rejoints par plusieurs milliers de ce qu'il convient désormais d'appeler des ultra jaunes, ces 'gilets jaunes' qui se sont peu à peu radicalisés», a précisé le ministre lors d'une conférence de presse organisée ce mardi 30 mai.  

12H25

La liste pour les élections européennes du mouvement «Jaunes et citoyens» conduit par Jean-François Barnaba a rejoint celle de Florian Philippot, partisan d'une sortie de la France de l'UE, ont annoncé mardi les deux formations. 

10H56

La facture des mesures liées au mouvement des «gilets jaunes» atteint 17 milliards d'euros, selon Bruno Le Maire, a indiqué mardi le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire. «Au total, on est sur 17 milliards d'euros environ», a déclaré M. Le Maire sur France 2, en promettant de compenser en partie cette facture par des mesures d'économies sur la dépense publique.

Sur ces 17 milliards, dix milliards correspondent aux mesures «annoncées en décembre» par le chef de l'Etat, comme la revalorisation du Smic et la défiscalisation des heures supplémentaires, entrées en vigueur en janvier 2019, a détaillé le ministre.

A ces dix milliards s'ajoutent les cinq milliards de baisse d'impôt sur le revenu, prévus pour 2020, et le coût de la réindexation sur l'inflation des petites retraites, chiffré par Bercy à 1,4 milliard d'euros.

09H53

Le plan d'action du gouvernement à 6 mois présenté lundi pour commencer à mettre en oeuvre les annonces d'Emmanuel Macron après cinq mois de crise des «gilets jaunes» est «une pluie de confettis», a estimé mardi Marine Le Pen.

«En fait il n'y a pas de mesures. C'est une pluie de confettis qu'il a envoyée. Il n'y a rien de sérieux, il n'y a rien de tangible», a affirmé sur Sud Radio la présidente du Rassemblement national, dont la liste aux élections européennes talonne dans les sondages celle de la majorité. «Le Premier ministre vient nous voir en nous disant 'écoutez on a réfléchi à rien, on ne sait absolument pas ce qu'on va faire, donc il faut quand même prendre un peu recul sur l'élection présidentielle'» de 2022, a-t-elle ironisé.

08H30

«Suicidez-vous, suicidez-vous» : un homme, jugé pour avoir participé aux appels au suicide lancés aux policiers lors de l'acte 23 des «gilets jaunes», a été condamné mardi à huit mois de prison avec sursis par le tribunal de Paris. Ce cuisinier au chômage, âgé de 49 ans, devra également accomplir 180 heures de travail d'intérêt général, avec obligation de trouver un travail et de verser 500 euros à chacun des deux policiers qui ont porté plainte au titre du préjudice moral.

Lundi 29 avril

23h15

Le CHU de Toulouse a indiqué lundi avoir porté plainte contre X pour «violation du secret médical», après une fuite de dossiers médicaux de gilets jaunes blessés à l'appui d'accusations de fichage, qu'il a rejetées.

Une enquête interne sera aussi lancée, avec «gel des bases informatiques, pour que le(s) agent(s) qui ont extrait et transmis ces données à plusieurs organes de presse, répondent de leurs actes», a-t-on indiqué au CHU. 

Des captures d'écran de plusieurs de ces dossiers -- précisant la nature des blessures des admis aux urgences et le contexte de manifestations de gilets jaunes -- ont été publiés lundi sur le site internet de France 3 Occitanie, avec les noms des patients masqués.  Ensuite retirées, à la demande du CHU, ces pièces avaient été présentées comme témoignant d'un fichage, via l'utilisation du système d'information pour le suivi des victimes, SI-VIC. 

Après la mise en cause par le Canard enchainé du recours à ce fichier dans le contexte de la crise des gilets jaunes, l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et l'agence régionale de santé (ARS) d'Ile-de-France en ont reconnu un usage «inapproprié» et ont lancé une mission d'enquête. 

Mais selon le CHU, ses dossiers mis en ligne proviennent d'un autre logiciel, [email protected], mis en place à Toulouse depuis 2005 pour «faciliter la transmission d'informations médicales et ainsi offrir des soins adaptés, en période de crise et de forte affluence». Ce logiciel, activé à de multiples reprises depuis, «ne sert nullement à ficher les individus», les informations qu'il contient «ne sont en aucun cas transmises à des tiers et notamment aux forces de l'ordre», a affirmé le CHU. 

22H23

La préfecture du Calvados a annoncé lundi que le centre-ville de Caen serait interdit le 1er mai à toute manifestation autre que celle déclarée par l'intersyndicale alors que des «gilets jaunes» disent vouloir se joindre au cortège.

17h30

Le préfet du Rhône a pris un arrêté interdisant de manifester dans l'hyper-centre de Lyon le 1er Mai, alors même que le traditionnel cortège syndical n'avait pas prévu d'y passer.

«Depuis plusieurs semaines, des manifestations perturbent chaque samedi le centre-ville de Lyon et engendrent des atteintes répétées aux personnes et aux biens, qui se concentrent notamment sur les commerces et le mobilier urbain», explique la préfecture dans un communiqué publié, ce lundi 29 avril.

Il sera donc interdit de manifester dans et autour la principale artère commerçante de la presqu'île, la rue de la République, de 11H00 à 20H00.

Le défilé du 1er Mai, organisé à l'appel de la CGT, FSU, Solidaires, l'Unef, l'UNL et la CNT, doit partir à 10H30 de la place Jean Macé pour rejoindre la place Bellecour. «D'autres appels à manifester ont été lancés sur les réseaux sociaux afin de rejoindre le cortège principal», précise la préfecture.

17h05

Le reporter Gaspard Glanz pourra se trouver à Paris le 1er Mai et les prochains samedis après la levée par le tribunal de Paris de son contrôle judiciaire qui lui interdisait d'être dans la capitale ces jours-là.

Gaspard Glanz avait été interpellé le 20 avril, lors du 23e week-end de mobilisation des gilets jaunes, après avoir fait un doigt d'honneur aux forces de l'ordre. Devant être jugé le 18 octobre pour «outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique», il avait été placé sous contrôle judiciaire par un juge des libertés et de la détention (JLD) la semaine passée.

Le tribunal a reconnu l'irrégularité de l'ordonnance de placement sous contrôle judiciaire, en raison de l'absence de motivations, comme le réclamaient les avocats de Gaspard Glanz, Me Raphaël Kempf et Ainoha Pascual.

«C'est une excellente nouvelle. Le tribunal a dit et a rappelé que le JLD devait motiver un placement sous contrôle judiciaire. Depuis une semaine, nous ne savions pas les raisons qui avaient conduit le juge des libertés et de la détention à placer Gaspard Glanz sous contrôle judiciaire, a réagi Me Kempf. «Le tribunal correctionnel vient rappeler un principe du droit qui est que tout citoyen qui fait l'objet d'une mesure de justice doit pouvoir en comprendre les raisons», a-t-il ajouté.

Après la décision, le reporter indépendant de 32 ans a annoncé qu'il serait présent le 1er Mai à Paris pour couvrir les manifestations.

12H25

Quelques jours après les annonces d'Emmanuel Macron en réponse à la crise des «gilets jaunes», le gouvernement a commencé à s'atteler lundi au casse-tête de l'application et du financement des mesures, en invitant les parlementaires à se joindre à sa réflexion lors d'un séminaire à Matignon.

10H37

La doctrine du maintien de l'ordre instaurée depuis cinq semaines pour muscler la réponse face aux casseurs va être mise à l'épreuve lors du défilé du 1er Mai à Paris, que «gilets jaunes» et «black blocs» veulent transformer en «capitale de l'émeute». Zone d'interdiction de manifester, contrôles préventifs, unités anti-casseurs plus réactives, commandement unique, utilisation de drônes : depuis l'arrivée du nouveau préfet de police Didier Lallement, les manifestations parisiennes de «gilets jaunes» sont encadrées par un maintien de l'ordre se voulant plus efficace. Le changement de doctrine est intervenu après plusieurs épisodes spectaculaires de violences, dégradations et pillages lors des manifestations.

08H48

Eric Ciotti, député LR, a jugé lundi que le climat, à l'avant-veille des défilés du 1er mai, était «préoccupant et inquiétant», regrettant que les groupuscules d'extrême gauche, notamment les «black blocs», ne soient «pas interdits de manifester».

Le climat est «préoccupant et inquiétant», a affirmé M. Ciotti sur France 2. Mais «je fais confiance aux forces de police et de gendarmerie, beaucoup moins au ministre de l'Intérieur (Christophe Castaner, NDLR) parce que depuis cinq mois, il n'a pas pris les bonnes décisions, il n'a pas donné aux forces de l'ordre les moyens de leur action», a ajouté le député, faisant allusion aux manifestations des «gilets jaunes», chaque samedi depuis le 17 novembre dernier.

Dimanche 28 avril

14h17

Des manifestants gravement blessés par les forces ont annoncé dimanche à Gennevilliers (Hauts-de-seine) se constiuer en collectif et appellent à une grande manifestation nationale à Paris le 26 mai. 

Samedi 27 avril 

19h06

A 18h, 23.600 gilets jaunes étaient dans les rues en France, selon les autorités, dont 2.600 à Paris.

Les gilets jaunes ont pour leur part comptabilisé «60.132 manifestants minimum» selon un décompte provisoire. La semaine dernière, le ministère avait comptabilisé 27.900 manifestants, dont 9.000 dans la capitale.

18h50

Le dernier carré de gilet jaunes se dispersait samedi en fin d'après-midi à Strasbourg en dépit de quelques incidents sporadiques avec les forces de l'ordre, après une manifestation marquée par 26 interpellations et de «nombreuses dégradations», selon la préfecture du Bas-Rhin.

Parti à 13H00 de la place de l'Etoile, non loin du centre, le cortège de 2.000 manifestants (chiffre de la préfecture) a tenté jusqu'en milieu d'après-midi, sans y parvenir, de rejoindre les institutions européennes.

Les forces de l'ordre lui ont barré la route, en répliquant aux jets de projectiles (pavés, bouteilles...) par des tirs nourris de grenades lacrymogènes, tandis qu'un hélicoptère de la gendarmerie tournoyait inlassablement dans le ciel.

Selon la préfecture, «de nombreuses dégradations ont été constatées (éléments du mobilier urbain détériorés et brûlés, vol de matériel de chantier, etc.)» au cours de la journée.

16h14

Selon le ministère de l'Intérieur, 5.500 personnes ont manifesté en France, dont 2.600 à Paris, à 14 heures. La semaine dernière, ils étaient 9.600 en France, dont 6.700 à Paris.      

Dans la capitale, parmi les 2.600 gilets jaunes 2.000 d'entre eux ont manifesté dans le cadre d'un appel de fédérations et unions départementales CGT. La semaine dernière à la même heure, les manifestants étaient 9.600 en France, dont 6.700 à Paris.

14h18

Quelques centaines de gilets jaunes participent à la «marche sur les médias» à Paris. 

13h43

«Une marche sur les médias» a été organisée en parallèle de la manifestation au départ du quartier de Montparnasse. 

13h30 

Un cortège est parti de Montparnasse à la mi-journée et a pris le chemin du boulevard Raspail dans la capitale. Les syndicats battent le pavé aux côtés des gilets jaunes.

Le député LFI des Bouches-du-Rhône, Jean-Luc Mélenchon, se trouve dans le cortège avec le député du Nord, Adrien Quatennens. 

13h15

Après Toulouse pour l'acte 23 du mouvement, les regards se sont tournés vers Strasbourg, où plusieurs centaines d'entre eux ont commencé à converger dans le calme à la mi-journée vers la place de l'Etoile, non loin du centre-ville.

A un mois des élections européennes, les organisateurs de cette «manifestation nationale et internationale» espèrent attirer dans la ville siège du Parlement européen des manifestants allemands et belges

Vendredi 26 avril 

22H09

Plusieurs milliers de Libyens, dont certains arborant un gilet jaune, ont de nouveau manifesté vendredi sur la place principale de Tripoli pour dénoncer l'offensive militaire du maréchal Khalifa Haftar et la France qu'ils accusent de le soutenir.

Des rassemblements similaires, reprenant le vêtement devenu le symbole d'une contestation lancée en France depuis mi-novembre contre le gouvernement et le président français Emmanuel Macron, s'étaient déjà tenues mardi et vendredi dernier sur l'emblématique place des Martyrs de la capitale libyenne.

20H33

Deux jours après les annonces d'Emmanuel Macron, les «gilets jaunes» battront à nouveau le pavé samedi pour l'acte 24 de leur mouvement, à Strasbourg, où un appel «international» a été lancé, mais aussi à Toulouse ou Paris, avec une fois encore la crainte de débordements.

20H07

Deux couples de «gilets jaunes» habitant dans les Alpes-de-Haute-Provence ont été mis en examen pour «association de malfaiteurs» après une série de sabotages sur les réseaux d'autoroute, de téléphone ou d'énergie dans le sud-est, a-t-on appris vendredi auprès du parquet.

16H56

La préfecture de Saône-et-Loire a interdit l'accès au sommet de la Roche de Solutré pour la journée de samedi afin d'y empêcher une action prévue par le mouvement des «gilets jaunes». Ceux-ci envisageaient de déployer «un gilet jaune géant» sur la célèbre falaise et d'y «créer des 'cordées' pour rappeler à notre gouvernement que le premier de cordée est bloqué si les derniers de cordée ne peuvent avancer», selon un communiqué des organisateurs de l'événement.

14h37

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a déploré vendredi que les réactions des gilets jaunes aux annonces d'Emmanuel Macron aient été «déjà écrites» avant l'intervention du chef de l'Etat qui s'est adressé «aux Français, pas aux 30.000 manifestants» rassemblés tous les samedis.

14h35

Une enquête a été ouverte par le parquet d'Ajaccio après l'incendie qui a détruit la cabane d'un groupe de gilets jaunes dans la nuit de mercredi à jeudi à la sortie de la ville.

Cette cabane faite de palettes avait été construite en début d'année par la poignée de gilets jaunes que compte le mouvement à Ajaccio. La piste d'un incendie volontaire est pour l'instant retenue. «Mais nous n'avons pas d'éléments précis sur l'auteur des faits», a insisté Eric Bouillard, le procureur de la République d'Ajaccio.

12h05

Thierry Paul Valette, issu du collectif des «gilets jaunes citoyens» et qui comptait emmener une liste pour les élections européennes, a jeté l'éponge en appelant les gilets jaunes à s'unir, au lendemain de la conférence d'Emmanuel Macron.

Le chef de l'Etat «a manqué le rendez-vous crucial qu'il avait avec les citoyens (...) De nos cinq mois de mobilisation il n'a rien retenu (...) Aucune réponse politique n'a été apportée», a déploré M. Valette dans un communiqué, en estimant que «le mouvement des +gilets jaunes+ doit donc se maintenir» et «se structurer».

Jeudi 25 avril

20H18

Le préfet du Bas-Rhin a décidé jeudi d'interdire par arrêté «toute manifestation» samedi dans plusieurs endroits de Strasbourg, où un appel à un rassemblement national de «gilets jaunes» a été lancé. «Compte tenu des risques de troubles à l'ordre et à la tranquillité publique, toute manifestation est interdite le samedi 27 avril sur une partie de l'ellipse insulaire (l'île du centre-ville historique de Strasbourg, ndlr), le parvis de la gare, ainsi que les abords des institutions européennes par arrêté préfectoral», a indiqué la préfecture dans un communiqué.

11h27

Emmanuel Macron débutera la conférence de presse, retransmise par les principales chaînes de télévision et de radio, par une déclaration d'une vingtaine de minutes qui «donnera des perspectives et un cap», selon l'Elysée. Puis il entrera dans le détail des mesures en répondant aux questions des journalistes français et étrangers. Il devrait ainsi préciser les conditions de baisses d'impôts pour les classes moyennes, de réindexation des retraites inférieures à 2.000 euros ou la promesse de ne pas fermer d'écoles ou d'hôpitaux jusqu'à la fin du quinquennat.

MERCREDI 24 AVRIL

22H08

La secrétaire d'État à l'Économie Agnès Pannier-Runacher a fait état mercredi d'une nouvelle augmentation de plus d'un millier du nombre de commerçants ayant bénéficié de délais de paiement et de reports de charges sociales ou fiscales à la suite du mouvement social des «gilets jaunes». 

Au 28 mars, au total, 8.877 entreprises ont bénéficié de mesures de délais de paiement et de reports de charges sociales, et 1.865 entreprises de mesures de délais de paiement et de reports de charges fiscales, soit «une hausse de plus de 1.000 commerces» en quinze jours, a indiqué Mme Pannier-Runacher au cours d'un point presse après une rencontre avec des associations du secteur. 

La secrétaire d'État avait convié dix associations locales de commerçants à Bercy pour un cinquième tour de table depuis le début de l'année, en compagnie d'Olivier Dussopt, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Action et des comptes publics. 

17H28

Certains saluent un «premier pas» d'union, d'autres dénoncent un «calcul» opportuniste : en appelant à la création d'une «fédération populaire» après les Européennes, Jean-Luc Mélenchon tente de replacer une France insoumise en difficulté au centre du jeu à gauche.

14h59

Une gilet jaune amiénoise d'une quarantaine d'années a déposé plainte contre X pour violences, affirmant avoir reçu un coup de matraque dans le dos par un policier qui lui a fait perdre connaissance samedi à Paris. «On ne peut pas laisser impuni ce genre de geste. C'est une femme qui ne représente aucun danger dans une manifestation autorisée», s'insurge Me Zineb Abdellatif, qui a déposé plainte mardi, confirmant une information du Courrier picard.

13h30

La direction des hôpitaux publics de Paris a reconnu qu'un fichier nominatif, recensant les blessés pris en charge lors de grands événements, notamment les manifestations de gilets jaunes, avait parfois inclus «de manière inappropriée» des précisions de nature médicale, une pratique qu'elle entend «corriger».

Selon le Canard Enchaîné de mercredi, qui a eu accès à des données issues de ce fichier, certaines des fiches concernées comportent, à la case «commentaire», des précisions sur le type de blessure, comme «Tir flash-ball: plaie arcade», ou «problème au poignet, suite coup de matraque selon le patient».

Le fichier «SI-VIC» (système d'information pour le suivi des victimes), mis en place après les attentats de 2015 pour faciliter l'identification et la prise en charge des victimes, ne comporte sur sa page principale, «aucune ligne qui aurait pour objet ou pour effet de recueillir des informations médicales, a rappelé dans un communiqué la direction de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Cependant, «il apparaît que les onglets "commentaire" de l'application ont pu être utilisés pour mentionner des éléments de nature médicale», de façon «marginale», et «inappropriée», reconnaît la direction.

12h33

Eric Drouet, l'un des leaders du mouvement des Gilets jaunes, a annoncé ce mercredi sur sa page Facebook «La France énervée» vouloir prendre une pause, voire «plus peut être», se disant fatigué notamment en raison des menaces sur sa famille, des insultes, et des «foulards rouges». «Tout n'est pas fini mais là je suis au bout de mes forces», a-t-il indiqué. 

01h50

Il assure que rien n'était à lui : un pompier du Val-d'Oise soupçonné d'appartenir aux «Black blocs», interpellé samedi avec des cocktails Molotov et feux d'artifice lors de l'acte 23 des Gilets jaunes, a été condamné mardi à dix mois d'emprisonnement avec sursis. Trois autres hommes arrêtés avec lui ont écopé de peines allant de huit à dix mois avec sursis, là où le parquet réclamait un an avec sursis pour la plupart d'entre eux.

MERCREDI 24 AVRIL

16H30

Une longue conférence de presse à l'Elysée, à l'ancienne, comme François Hollande ou Nicolas Sarkozy : Emmanuel Macron se livrera pour la toute première fois jeudi à cet exercice typique de la Ve République pour sortir de la crise des «gilets jaunes».

A 18H00 dans la salle des fêtes de l'Elysée, plusieurs centaines de journalistes se retrouveront face au chef de l'Etat en présence de nombreux ministres. Après une introduction, il se prêtera au jeu des questions-réponses sur ses mesures destinées à répondre à la crise des «gilets jaunes» qui ébranle l'exécutif depuis cinq mois.

15H57

Un «gilet jaune» de 52 ans qui avait apposé à l'arrière de son fourgon, en Tarn-et-Garonne, une affiche «flic suicidé, à moitié pardonné, les autres nous mutilent», sera jugé le 12 juillet à Montauban pour «outrage», a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Le message, écrit sur fond jaune, a été découvert sur la lunette arrière de la camionnette par des passants, à Caussade. Prévenue, la gendarmerie a placé le propriétaire du véhicule en garde à vue en fin de semaine dernière. 

15H22

Plusieurs membres du bureau fondateur du parti «Les Emergents», fondé en janvier par Jacline Mouraud figure des «gilets jaunes», ont annoncé mardi leur démission, mettant notamment en cause «le culte de la personnalité» de la dirigeante.

13H55

Le député LFI Eric Coquerel a condamné mardi les slogans «Suicidez-vous» lancés aux forces de l'ordre samedi à Paris lors de l'acte 23 des «gilets jaunes», tout en estimant que l'"escalade voulue par l'Etat" crée un contexte «pas sain».

«Chaque mouvement de ce type, à un moment donné, suscite des slogans qu'on ne revendique pas par la suite», a-t-il relevé sur Europe 1 en notant que celui de «CRS=SS» en mai 1968 n'était «pas d'une intelligence folle».

12h48

Deux gilets jaunes ayant «tenté de manifester» dimanche soir dans le centre ville du Touquet lors du séjour privé d'Emmanuel Macron seront jugés en août pour attroupement interdit, a-t-on appris mardi auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer.

Un homme et une femme seront jugés pour «une infraction de participation à un attroupement sans arme après sommation de se disperser», a précisé à l'AFP le procureur de la République Pascal Marconville, confirmant des informations de la presse locale.

Selon le magistrat, une vingtaine de personnes ont «subitement revêtu un gilet jaune et ont tenté de manifester dans le centre ville du Touquet» dimanche soir.

Lundi 22 avril

21h35

Le journaliste Gaspard Glanz, interpellé samedi lors de la manifestation des gilets jaunes, s'est vu remettre lundi une convocation pour être jugé le 18 octobre au tribunal de Paris, a-t-on appris auprès d'un de ses avocats.

Il sera jugé pour «outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique», selon Me Raphaël Kempf et le parquet de Paris. D'ici cette date, il a pour interdiction de paraître à Paris tous les samedis et le 1er mai, conformément aux réquisitions du parquet, a indiqué son avocat.

Sur Twitter, Me Kempf a annoncé qu'il allait «contester» cette décision qui «porte atteinte à la liberté de la presse et à celle de travailler», M. Glanz s'étant spécialisé dans la couverture de mouvements sociaux et notamment de celui des gilets jaunes. 

A la tête l'agence Taranis News, le journaliste avait été placé en garde à vue, samedi, après avoir été interpellé place de la République.

15h13

Le parquet de Paris a ouvert une enquête après que des manifestants aient scandé «suicidez-vous» face à des membres des forces de l'ordre lors du 23ème week-end de mobilisation des gilets jaunes à Paris. 

14h25

C'est lors d'une manifestation non déclarée à Gare du Nord, samedi, que les forces de l'ordre ont interpellé un groupe d'individus. Parmi eux, un pompier du Val d'Oise dont le sac comportait notamment de quoi faire des cocktails Molotov.

A lire ci-dessous :

11h58

«Il faut que les violences s'arrêtent !», a déclaré Emmanuel Grégoire, premier adjoint de la maire de Paris Anne Hidalgo, après une nouvelle journée de manifestation des gilets jaunes, marquée par des échauffourées à Paris.

«Les habitants en ont assez (...) Il n'est pas acceptable que des gens crient 'suicidez-vous' à la police place de la République», a déclaré à l'AFP Emmanuel Grégoire. Selon l'adjoint, qui se trouvait dans l'après-midi au centre de veille opérationnelle avec Anne Hidalgo, les dégâts sont de nouveaux «très importants».

«Sur tout le trajet entre Bastille et République en allant vers Goncourt, il y a de la casse de mobilier urbain et les commerces sont très touchés», a-t-il déploré. Les résultats du dispositif de sécurité mis en place «ne sont pas satisfaisants», a-t-il souligné. «On s'étonne du parcours» des deux cortèges de manifestants, qui conduit à l'éparpillement «dans les petites rues» de «petits groupes» que la police «a du mal à appréhender», a-t-il expliqué.

«Si l'idée c'est de protéger les Champs-Elysées pour qu'il y ait des dégâts ailleurs ça ne va pas !», a-t-il insisté. «Il faut que la police adapte son dispositif pour que les fauteurs de trouble soient interpellés. Il faut que la peur change de camp», a-t-il tonné, en dénonçant un «sentiment d'impunité» chez les casseurs.

08H39

Invitée sur CNEWS, Perrine Sallé, la porte-parole du mouvement des Femmes des Forces de l'Ordre en Colère (FFOC) a exprimé son «dégoût» après que certains gilets jaunes aient scandé «suicidez-vous» à des membres des forces de l'ordre, lors de la 23ème journée de mobilisations.

DIMANCHE 21 AVRIL

22h14

Plusieurs milliers de «gilets jaunes», selon la préfecture, étaient une nouvelle fois au rendez-vous samedi dans le centre de Toulouse, théâtre en fin d'après-midi d'échauffourées entre manifestants et forces de l'ordre.

Deux journalistes ont par ailleurs été blessés par «une grenade de désencerclement», selon leur témoignage ou celui de leur employeur.

Dans un communiqué, la préfecture de Haute-Garonne a dénombré deux blessés «en urgence relative» en début de soirée, mais il était impossible de vérifier s'il s'agissait des deux journalistes. 

Elle a fait également état de 17 interpellations, notamment pour des jets de projectiles, violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique ou outrages.

«Touché par une grenade de désencerclement envoyée en cloche», a twitté Kevin Figuier, photographe et rédacteur indépendant de 27 ans. «J'ai vu la grenade dans les airs et heureusement je me suis tourné sinon je l'aurais reçu en pleine figure», a-t-il dit à l'AFP, indiquant qu'il allait saisir l'IGPN. Il a une plaie au mollet droit et un hématome au dos.

Frédéric Scheiber, journaliste pour Actu Toulouse, a également été blessé.

19h15

Selon le ministère de l'Intérieur, 249 personnes ont été interpellées et 182 manifestants ont été placés en garde à vue en France

18h48

Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, 27.900 gilets jaunes étaient dans les rues en France, dont 9.000 à Paris, pour cette nouvelle journée de mobilisation. 

Des chiffres en hausse. Samedi dernier, 31.100 personnes avaient défilé dans le pays, dont 5.000 dans la capitale, selon des chiffres officiels régulièrement contestés par les «gilets jaunes».

Selon la préfecture de police, 227 personnes ont été interpellées et 20.518 contrôles préventifs ont été menés.

18h30

Alors que l'ordre de dispersion a été donné, il est toujours impossible pour les manifestants de sortir du cortège à Paris.

16h30

A 16h30, 189 personnes ont été interpellées, selon la préfecture de police. De même, la police a mené 17.567 contrôles préventifs.

16h03

Selon les chiffres de l'Intérieur, il y a 9.600 participants en France pour ce 23e week-end de mobilisation, dont 6.700 à Paris.

Des chiffres en hausse par rapport à la semaine précédente. Samedi dernier, à la même heure, ils étaient 7.500 dans tout le pays, dont 1.300 dans la capitale. Au final, le ministère avait recensé ce jour-là 31.000 manifestants en France, dont 5.000 à Paris, selon des chiffres officiels régulièrement contestés par les manifestants.

15h30

Selon le parquet de Paris, 110 personnes ont été placées en garde à vue dans la capitale, en marge du mouvement des gilets jaunes. 

15h

Au total, à ce stade de la journée, 137 personnes ont été interpellées, et 14.044 contrôles préventifs ont été effectués dans la capitale, selon la préfecture de police de Paris. 

14h25

Les premiers heurts entre manifestants et forces de l'ordre ont éclatés en début d'après-midi, notamment autour du boulevard Richard-Lenoir (11e arrondissement). Du mobilier urbain a notamment été incendié.

13h20

Le nombre d'interpellations à Paris grimpe à 126. Par ailleurs, 11.062 contrôles préventifs ont été effectués. 

13h02

Cinquante-six personnes ont été placées en garde à vue ce matin à Paris.

12h45

Le cortège parisien se dirige vers la place de la République.

11h59

Emmanuel Macron recevait le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner ce samedi midi à l'Élysée, pour faire «un point de situation» sur cette nouvelle journée de mobilisation. 

11h00

Soixante-dix personnes avaient été interpellées à Paris ce matin.

10h39

Plusieurs centaines de manifestants défilent dans le secteur de la Gare du Nord, où ils n'ont pas obtenu l'autorisation de manifester. 

09h00

Les premiers manifestants se sont réunis ce matin à Bercy. Pour l'instant, ils sont une centaine. 

SAMEDI 20 AVRIL

17h57

Emmanuel Macron annoncera jeudi ses réponses au grand débat à 18H00 lors d'une conférence de presse, après l'annulation de son allocution lundi en raison de l'incendie de Notre-Dame, a annoncé vendredi l'Elysée. «Le président de la République s'exprimera à l'issue du Grand débat national et répondra à vos questions lors d'une conférence de presse» au Palais de l'Élysée, précise un communiqué de la présidence

15H25

Un «gilet jaune» blessé le 9 février va déposer vendredi une plainte contre X, soupçonnant un possible fichage «illicite» par l'hôpital parisien l'ayant opéré, a annoncé son avocat à l'AFP.

Ce jour-là, à proximité de l'Assemblée nationale, ce manifestant âgé de 30 ans, Sébastien Maillet, avait eu la main arrachée par une grenade GLI-F4 qui avait explosé. Il avait ensuite été opéré à l'hôpital européen Georges-Pompidou, dans le XVe arrondissement de la capitale.

11h32

Plus de 60.000 policiers et gendarmes seront mobilisés en France samedi  20 avril pour l'acte 23 des gilets jaunes, a annoncé  Christophe Castaner, qui affirme que les «casseurs seront à nouveau au rendez-vous».

Selon le ministre, les «casseurs se sont à nouveau donné rendez-vous demain, dans certains villes de France, à Toulouse, à Montpellier, à Bordeaux et en particulier à Paris». «Leur objectif affiché est clair : reproduire le 16 mars», a poursuivi le ministre en référence à l'acte 20 des gilets jaunes, pendant lequel les Champs-Elysées avaient été l'objet de saccages et de scènes de chaos, entraînant le limogeage du préfet de police de Paris.

Dans la capitale, deux secteurs seront interdits à la manifestation samedi : les Champs-Elysées mais aussi Notre-Dame et ses abords après l'incendie qui a en partie détruit la cathédrale. Présent lors de la conférence de presse, le préfet Lallement a également annoncé avoir interdit deux manifestations, dont le trajet initial prévoyait un départ depuis le secteur de Bercy, dans l'est de la capitale pour rejoindre les Halles ou la place de l'Etoile.

11h28

Un gilet jaune blessé le 9 février va déposer vendredi une plainte contre X, soupçonnant un possible fichage «illicite» par l'hôpital parisien l'ayant opéré, a annoncé son avocat à l'AFP. Ce jour-là, à proximité de l'Assemblée nationale, ce manifestant âgé de 30 ans, Sébastien Maillet, avait eu la main arrachée par une grenade GLI-F4 qui avait explosé. Il avait ensuite été opéré à l'hôpital européen Georges-Pompidou, dans le XVe arrondissement de la capitale.

Sa plainte repose sur un article publié mercredi par la Canard enchaîné. L'hebdomadaire fait état d'un recensement nominatif par les hôpitaux parisiens des personnes blessées lors des manifestations des gilets jaunes, dans un fichier appelé «SI-VIC» (système d'information pour le suivi des victimes), et mis en place après les attentats de 2015 pour faciliter l'identification des victimes d'attaques.

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