G7 : cinq interpellations après un appel à attaquer des gendarmes

Les interpellés avaient appelé sur les réseaux sociaux à attaquer «un lieu d'hébergement» des gendarmes lors du sommet du G7 à Biarritz. Les interpellés avaient appelé sur les réseaux sociaux à attaquer «un lieu d'hébergement» des gendarmes lors du sommet du G7 à Biarritz.[PASCAL PAVANI / AFP]

Cinq personnes, dont certaines «appartiennent à la mouvance Black blocs», ont été interpellées lundi en France pour des appels sur les réseaux sociaux à attaquer «un lieu d'hébergement» des gendarmes lors du sommet du G7 à Biarritz, a-t-on appris mardi de source proche de l'enquête.

L'enquête est partie d'un message publié par une femme, domiciliée dans les Landes et qui figure parmi les personnes interpellées, désignant un hôtel réservé par les gendarmes. Les autres interpellés, dont un a déjà été condamné pour des violences lors d'une manifestation, sont soupçonnés d'avoir appelé à «brûler» l'établissement, selon cette source, confirmant une information de BFMTV.

Les interpellations ont notamment eu lieu «à Tours, en gare d'Hendaye et dans un TER Hendaye-Dax», a précisé une seconde source proche de l'enquête. Le parquet de Tours, sollicité par l'AFP, n'a pas souhaité faire de commentaires, précisant simplement que «les gardes à vue et l'enquête sont toujours en cours».

Ces arrestations interviennent dans un contexte sécuritaire tendu à l'approche du sommet, qui se tient du 24 au 26 août à Biarritz, et sur lequel pèsent plusieurs menaces, notamment de «groupes violents». Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner est attendu mardi dans l'après-midi pour présenter le dispositif de sécurité du G7.

La ville balnéaire, très fréquentée pendant l'été, est placée depuis plusieurs jours sous haute surveillance, alors que plus de 5.000 délégués, personnels techniques et journalistes sont attendus pour le sommet. Deux périmètres de sécurité ont été déterminés, une zone dite de «sécurité renforcée» située dans le coeur de ville, interdite à la circulation des véhicules et aux piétons non accrédités, et une zone dite de «protection» dans laquelle seules les voitures avec un macaron spécifique et des piétons munis d'un badge pourront pénétrer.

Depuis lundi matin, anticapitalistes, défenseurs de la planète, altermondialistes et autres opposants ont commencé à se rassembler dans leur quartier général d'Urrugne, à 20 km de Biarritz, pour une semaine d'actions qu'ils promettent pacifiques. Une grande manifestation anti-G7 est prévue à Hendaye le samedi 24, pour l'ouverture du sommet.

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