Révoqué et recherché par les autorités, ce maire français poste sur les réseaux une photo de lui aux Bahamas

Stéphane Sieczkowski-Samier est le cinquième élu de l'histoire de la Ve République à faire l'objet d'une telle procédure. [DENIS CHARLET / AFP]

Depuis sa révocation par le conseil des ministres ce mercredi 21 août, le maire d'Hesdin-l'Abbé (Pas-de-Calais) ne cesse de défier les autorités.

Introuvable depuis la décision, Stéphane Sieczkowski-Samier rendait impossible une remise en mains propres, par les gendarmes, de sa lettre de révocation, comme le prévoit la loi. Étape sans laquelle il ne peut pas être considéré comme étant officiellement révoqué. Il a finalement redonné signe de vie ce jeudi 22 août, sur Facebook.

Le jeune maire de 27 ans a publié une photo de profil localisée dans un Club Med de Colombus Island, aux Bahamas. En légende du cliché où l'on voit le jeune homme près d'un bateau sur une plage de sable fin, une légende qui fait écho à la décision du conseil des ministres : «Touché mais pas coulé ! À très vite». Selon son avocat, maître Hervé Krych, Stéphane Sieczkowski-Samier ne se trouverait pourtant pas aux Bahamas.

Le plus jeune maire de France

Stéphane Sieczkowski-Samier avait été élu en 2014, sous l'étiquette divers droite, à l'âge de 22 ans. Mais alors qu'il était promis à un bel avenir politique, le plus jeune maire de France n'a cessé de défrayer la chronique. Celui que l'on surnomme «le petit Sarko» est visé par plusieurs enquêtes, notamment pour «détournement de fonds», «acquisition d'armes de troisième catégorie» et «prise illégale d'intérêts».

En 2016, sa mère et lui-même ont été mis en examen pour «complicité de faux et usage de faux en écriture publique». Selon des informations de France 3 Hauts-de-France, l'étudiant en droit est soupçonné d'avoir envoyé en sous préfecture «une fausse délibération du conseil municipal qui décidait de confier la gestion des logements communaux à l'agence immobilière Orpi, appartenant à sa mère».

La révocation d'un maire est une procédure très rare. Stéphane Sieczkowski-Samier est le cinquième élu de l'histoire de la Ve République à faire l'objet d'une telle procédure. Son avocat a déclaré que le jeune maire était «surpris et scandalisé» par cette décision qu'il compte contester devant le Conseil d'État.

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