Affaire Maëlys, deux ans après : l'instruction touche à sa fin

Les magistrats estiment avoir terminé leur enquête.[PHILIPPE DESMAZES / AFP]

Cela fait deux ans que Maëlys a été tuée par Nordahl Lelandais, dans la nuit du 26 au 27 août 2017, lors d'une fête de mariage. Alors que celui-ci est incarcéré et mis en examen pour meurtre depuis septembre 2017, l’instruction poursuit son cours. Elle devrait bientôt se conclure.

Nordahl Lelandais (36 ans à l'été 2019) avait avoué le meurtre de la fillette en février 2018, acculé après la découverte d’une tâche de sang de Maëlys dans son coffre de voiture. Il l'avait qualifié d’«involontaire», avant de mener les enquêteurs jusqu’au corps, abandonné dans la montagne.

En septembre dernier, une reconstitution censée permettre d’en apprendre plus sur le déroulé de l’enlèvement et du meurtre avait été organisée. En vain. Nordhal Lelandais ayant en effet continué de dire qu’il avait tué la jeune fille par accident, en lui mettant une gifle parce qu’elle criait. Une version qui n’a jamais convaincu les proches de la petite victime.

Un procès au printemps 2020 ?

Selon les informations de France Bleu Isère, les juges en charge de l’instruction rendront leur avis de fin d’information judiciaire, d’ici au mois d'octobre. Les magistrats estiment ainsi avoir terminé leur enquête, prêts désormais à constituer le dossier.

Il reviendra alors aux parties civiles, au parquet et à la défense de demander un supplément d’enquête s’ils le souhaitent, avant de se diriger vers le procès. Celui-ci pourrait se tenir au printemps 2020, devant la cour d’assise de l’Isère, à Grenoble.

En dehors de l'affaire Maëlys, Nordahl Lelandais est également mis en examen pour l’assassinat du caporal Arthur Noyer, dans la nuit du 11 au 12 avril 2017 (il a reconnu les faits, en parlant là-aussi d’un acte accidentel, au cours d’une bagarre). Il l'est aussi pour attouchements sexuels sur sa filleule et une petite cousine.

Une quarantaine de dossiers pouvant avoir un lien avec Lelandais ont par ailleurs été retenus par une cellule spéciale de la gendarmerie, chargée depuis de recenser des cas de disparitions inquiétantes, des homicides non résolus ou des cadavres non-identifiés dans vingt départements.

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