Il gravit le Mont-Blanc avec son rameur... et abandonne l'appareil au sommet

L'expédition au sommet était destinée à soutenir des associations et des œuvres de charité pour les soldats britanniques (photo d'illustration). [© PHILIPPE DESMAZES / AFP]

Un Britannique est monté sur le toit de l'Europe avec son appareil de musculation sur le dos, avant de l'abandonner dans la montagne. C'est ce que dénonce un élu local, fustigeant les provocations successives d'«hurluberlus».

Samedi, «un membre des Royal commando de l'armée britannique», du nom de Matthew Disney, est allé «faire du rameur au sommet du Mont-Blanc» et, «fatigué», il a abandonné son équipement de près de 30 kilos et 2 mètres 50 d'envergure dans un abri de détresse, à 4.362 mètres d'altitude, a révélé - photos à l'appui - le maire de Saint-Gervais-les-Bains, Jean-Marc Peillex.

Le redescendre coûtera 1.800 euros à la commune – facture qu'il compte «envoyer à l'ambassade britannique». L'expédition du militaire était destinée à soutenir des associations et des œuvres de charité pour les soldats britanniques, détaille France 3

Un week-end à classer dans les annales, selon l'édile, puisqu'au même moment un alpiniste allemand a monté «de force» et en pleine nuit son chien. L'animal est redescendu dimanche en vie mais les «pattes ensanglantées». L'élu haut-savoyard, bien connu pour ses coups de sang, a donc décidé de rendre public ces deux marques «d'irrespect».

Le risque d'un «déclassement» du site

En prime, l'édile a adressé une lettre ouverte à Emmanuel Macron dans laquelle il demande de «faire écrire et voter sans délai la réglementation qui permette dès 2020 de sanctionner sévèrement tous les hurluberlus qui y contreviendraient et restaurer ainsi la paix au Mont-Blanc». Sans quoi ce joyau des Alpes, déjà menacé par le réchauffement climatique, est en passe de devenir un «parc d'attraction national où chacun pourra admirer des otaries jonglant avec des ballons ou y tirer de beaux feux d'artifice», ce qui entraînerait le «déclassement de ce site classé».

Ce n'est pas la première fois qu'un objet insolite se retrouve abandonné sur le Mont-Blanc. En juin, deux touristes suisses en avion s'étaient posés sans ciller à 4.450 mètres pour finir à pied vers le sommet, avant d'être interceptés par les gendarmes. Cet atterrissage n'étant passible que d'une amende de 38 euros, un sénateur PS a depuis déposé un projet de loi visant à renforcer les sanctions en cas d'atterrissage illégal en montagne.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles