Maternelle, Primaire, Collège, Lycée... Tout ce qui change à la rentrée scolaire 2019

Des nouveautés sont à signaler de la maternelle au lycée. [FRED TANNEAU / AFP]

Cette rentrée scolaire 2019, dont la date officielle est le 2 septembre, va être marquée par de nombreux changements. Et ce, de la maternelle au lycée.

Maternelle

L'instruction dès 3 ans. C'est une première depuis 1882. L'âge de la scolarité obligatoire va être abaissé de 6 à 3 ans. Si, aujourd'hui, la plupart des enfants entrent déjà à l'école dès 3 ans (97,6%, selon les chiffres de l'année 2015/2016), il existe de nombreuses disparités selon les territoires, notamment dans les Outre-mer. Cette mesure devrait donc concerner environ 26.000 enfants.

Des dédoublements étendus. Après les CP et CE1, ce sont désormais les classes de grande section qui seront dédoublées dans les écoles REP (Réseau d’éducation prioritaire) et REP+ (Réseau d’éducation prioritaire renforcée). Les effectifs baisseront donc d’une vingtaine à une douzaine d’élèves. Cette mesure doit bénéficier à environ 150.000 élèves de quartiers défavorisés.

Hors éducation prioritaire, les effectifs seront également limités à 24 élèves maximum par classe pour toutes les grandes sections de maternelle.

primaire

Des effectifs limités. Comme annoncé par Emmanuel Macron en avril 2019, les effectifs seront limités à 24 élèves maximum par classe pour tous les CP et CE1 hors réseau prioritaire.

lycée

Le nouveau baccalauréat en préparation. Terminées les anciennes filières générales L, ES ou S. Désormais, place à trois «spécialités» à partir de la Première et jusqu'en Terminale. Au total, douze enseignements ont été proposés aux étudiants ayant terminé leur année de Seconde (en comptant «Biologie écologie», présent uniquement dans les lycées agricoles).

Petite remarque néanmoins : toutes les spécialités ne sont pas proposées par l’ensemble des établissements, notamment en fonction de leur taille ou leur implantation géographique.

Des formations pour tous. Destinée aux «décrocheurs», évalués à 20 000 par an par le gouvernement, cette mesure prévue dans le plan pauvreté prévoit de proposer, à partir de 2020, une formation ou un apprentissage à chaque jeune de 16 à 18 ans qui souhaite quitter l'école.

De la maternelle au lycée

Des drapeaux à l'honneur. La loi impose désormais l'affichage, «dans chacune des salles de classe des établissements du premier et du second degrés», des drapeaux français et européen, de la devise «Liberté, Egalité, Fraternité» et des paroles de l'hymne national.

L'homoparentalité reconnue. En plus des mentions «père» et «mère», les formulaires administratifs destinés aux parents d'élèves permettront de choisir «autre représentant légal». Une manière de refléter «la diversité des situations familiales», selon l'Etat.

Le harcèlement dans le viseur. Le droit à une scolarité sans harcèlement est désormais inscrit comme un principe du droit à l'Éducation. Un signal fort, qui sera accompagné de sanctions fortes, ainsi que de campagnes de sensibilisation et de prévention à destination des élèves, comme des enseignants.

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