Féminicide à Cagnes-sur-Mer : le compagnon de la victime a été mis en examen et écroué

Le meurtre de Salomé G. est le 100e féminicide depuis le début de l'année.[Valery HACHE / AFP]]

Le compagnon de Salomé G., retrouvée morte samedi à Cagnes-sur-Mer, a été mis en examen et placé en détention provisoire ce mardi 3 septembre.

Le procureur de la République de Grasse avait ouvert une information judiciaire pour «meurtre par concubin». L'homme est suspecté d'avoir battu sa compagne à mort. 

Samedi midi, le corps de la jeune femme de 21 ans, rouée de coups, avait été découvert dissimulé sous un tas de détritus dans une impasse. Quelques heures plus tôt, en pleine nuit, des riverains témoins de l’agression de Salomé G. avaient alerté la police. Mais sur place, les agents n’avaient trouvé «aucun élément relatif» à l’agression.

L'IGPN saisie

«A 02h du matin, entre le moment de l'appel, le fait d'armer un équipage et de venir sur le lieu précis, ce n'est pas beaucoup mais en tous les cas, ça a été trop», a détaillé le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner sur France 3. «En plus le corps aurait été retrouvé (...) à près de 300 mètres de l'endroit où le signalement avait eu lieu mais dans tous les cas, c'est un échec de notre intervention», a conclu le ministre. L’IGPN  été saisie pour faire toute la lumière sur les conditions de l’intervention des forces de l’ordre cette nuit-là.

Le compagnon de victime avait été interpellé dimanche grâce aux images de vidéosurveillance de la ville. Les images montraient un homme et une femme correspondant à la description des témoins se disputer avant que la jeune femme parte en courant, «poursuivie» par l’homme.

Lors de la garde à vue, le suspect âgé de 26 ans a nié avoir tué sa compagnon, affirmant avoir quitté les lieux après la dispute.

Ce féminicide, le 100e depuis le début de l’année, suscite une vague d’émotions dans le pays, alors que s’ouvrait ce mardi 3 septembre le «Grenelle des violences conjugales».

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