Paris : une «conférence de consensus» à venir pour sortir les migrants de la rue

Photo prise cet été, au niveau de l'échangeur de la porte d'Aubervilliers (18e). Photo prise cet été, au niveau de l'échangeur de la porte d'Aubervilliers (18e).[© Christophe ARCHAMBAULT / AFP]

Quatre figures de l'accompagnement associatif des migrants et demandeurs d'asile à Paris viennent de co-signer une tribune dans Le Parisien, appelant «à l'organisation d'une conférence de consensus dans les prochaines semaines».

Pierre Henry, le DG de France terre d'asile, Bruno Morel, le DG d'Emmaüs Solidarité, Eric Pliez, le président du Samu social et Florent Gueguen, le DG de la Fédération des acteurs de la solidarité ne cessent de taper du point sur la table, déplorant inlassablement depuis des mois les conditions indignes dans lesquelles vivent les près de 6.000 migrants qu'ils dénombrent actuellement à la périphérie de la capitale.

«Il s'agit pour nous de sortir du cynisme comme de la tentation du rejet, de l'instrumentalisation de la concurrence des précarités, pour trouver les compromis qui permettent l'intégration et l'accueil digne», ont-ils ainsi fait savoir dans cette tribune, espèrant que cette méthode soit celle de l'«agir ensemble» afin de trouver des solutions d'accueil et d'hébergement pérennes pour les personnes à la rue.

Parmi elles, des migrants certes – qui vivent isolés dans des campements insalubres aux confins du nord-est de la capitale, loin des regards – mais également des jeunes et des travailleurs pauvres, victimes eux aussi du sans-abrisme. Des hommes, des femmes et des enfants, devenus «invisibles» aux yeux des citoyens, qui désespèrent de trouver une solution d'hébergement, et ce, alors même que les structures d'hébergement d'urgence sont déjà pleines à craquer.

Pour ce faire, ils invitent donc «les acteurs institutionnels, les collectivités locales, les associations, les citoyens et les usagers» à se réunir, pour «agir et penser ensemble», afin de «sortir de l'immense crise de sens que nous traversons sur les questions des personnes à la rue». Une «nécessité» selon eux, qui requiert également «une volonté politique sans faille».

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