Les radars automatiques rapportent moins d’argent que prévu

Les radars automatiques sont régulièrement la cible d'actes de vandalisme, ce qui explique en partie leur baisse de régime. [© DOMINIQUE FAGET / AFP]

Le gouvernement s’attendait à plus de rentabilité. Alors qu'il espérait, avant la séquence des gilets jaunes, une manne financière de plus d'un milliard d'euros, les radars automatiques ne devraient finalement afficher qu’entre 500 et 600 millions d’euros de recettes en 2019, et 730 millions en 2020.

Il s’agit d’un retour au niveau connu avant 2015, alors que le pic avait été atteint en 2017, avec 824,7 millions d’euros entrés dans les caisses de l’Etat. Pour justifier cette baisse, deux explications sont avancées, détaillent Les Echos.

Ces dernières années, les radars automatiques sont la cible de vandalisme. Les destructions se multiplient depuis la mise en place des 80 km/h (juillet 2018), et la longue séquence des gilets jaunes a vu un très grand nombre d’appareils être rendus hors service. La preuve en chiffres: leur taux de disponibilité était de 93 % en 2017, puis 88,87 % en 2018 et enfin seulement 75 % en 2019. Le gouvernement espère que le nombre de radars capables de flasher sur le bord des routes regrimpera à 93 % l’année prochaine, pour engranger plus de recettes.

Il faudra également pour cela être en capacité d’exploiter les photos d’automobilistes pris en délit. Avec les dégradations, 17 % de celles-ci étaient inexploitables pour établir une contravention cette année (image toute noire…).

La vitesse en moins

Autre explication de cette baisse des revenus, selon le quotidien: la légère diminution de la vitesse sur les routes. Ainsi, d'après un rapport de l’exécutif, les véhicules sont passés d'une vitesse moyenne de 80,8 km/h en 2017 à 79,6 km/h en 2018. Et l'année 2019 devrait suivre la même tendance : «Sur les routes limitées à 80 km/h depuis mi-2018, la vitesse moyenne pratiquée sur l'année baisse de 2 km/h», est-il précisé.

Face à ce sous-régime, le gouvernement s'adapte. Par exemple en limitant le parc de radars à 4.400 équipements d'ici à 2020, alors que l'objectif était d'arriver à 4.700. Mais le déploiement de «radars leurres» ou de «radars tourelles», ainsi que l'externalisation de la conduite de voitures radars à des sociétés privées, devraient malgré tout se poursuivre.

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