Attaque à la préfecture de police de Paris : tout savoir sur l'hommage de ce mardi

Après l'attaque au couteau survenue jeudi dernier à la Préfecture de police de Paris, un hommage aux quatre fonctionnaires tués est rendu ce mardi 8 octobre sur les lieux du drame, en présence d'Emmanuel Macron.

L'événement se tient dans la cour de la Préfecture et se déroulera en deux temps, a fait savoir l'Elysée.

A 10H40, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a remis la Légion d'honneur, à titre posthume, aux quatre victimes.

Depuis 11H00, Emmanuel Macron, accompagné du Premier ministre Edouard Philippe et des ministres de la Justice Nicole Belloubet et des Armées Florence Parly, préside une cérémonie au cours de laquelle il prendra la parole.

Un entretien privé avec les familles des victimes

Le président, resté silencieux depuis l'attaque hormis une brève prise de parole à Rodez (Aveyron) en marge du débat sur les retraites, doit prononcer un discours très attendu en hommage aux victimes de Mickaël Harpon.

Cet informaticien de 45 ans travaillait depuis 2003 à la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP) et avait été abattu durant l’attaque par un jeune gardien de la paix stagiaire de 24 ans en poste depuis seulement six jours.

A l'issue de cette cérémonie, le chef de l'Etat s'entretiendra en privé avec les familles des victimes.

Vendredi dernier, lors de la visite du ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, et de son secrétaire d’Etat, Laurent Nunez à la préfecture de police, un premier hommage avait été rendu et une minute de silence observée dans la cour.

Mais depuis la tuerie, le «premier flic de France» n'a eu de cesse d'être dans la tourmente. En cause : ses propos tenus juste après l'attaque.

Mickaël Harpon, avait-il dit alors, «n'avait jamais présenté de difficultés comportementales» ni «le moindre signe d'alerte», mais il s'est avéré qu'il avait déjà été signalé oralement depuis au moins quatre ans par ses collègues.

Des déclarations qui ont suscité un tollé à droite et au Rassemblement national, plusieurs élus continuant depuis de réclamer sa démission. «Une question qui ne se pose pas», a indiqué dimanche l'intéressé.

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