Attaque à la préfecture de Paris : levée de deux des cinq gardes à vue

Des perquisitions avaient alors eu lieu dans plusieurs communes du département, notamment à Gonesse, où habitait Mickaël Harpon. [GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP]

Deux des cinq personnes placées en garde à vue lundi matin dans l'enquête sur la tuerie à la préfecture de police de Paris ont été remises en liberté mardi soir, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Parmi elles figurent l'imam qui officiait dans une salle de prière de Gonesse (Val-d'Oise), fiché pour radicalisation, a précisé la source judiciaire. Les trois autres gardes à vue ont été prolongées de 48 heures. En matière terroriste, elles peuvent durer jusqu'à quatre jours, voire six en cas de menace imminente d'attentat.

Les cinq gardés à vue, présentés comme des proches de Mickaël Harpon, qui a tué quatre collègues le 3 octobre dans les locaux de la préfecture avant d'être abattu par un policier, avaient été interpellés dans la nuit de dimanche à lundi dans le Val-d'Oise.

Des perquisitions avaient alors eu lieu dans plusieurs communes du département, notamment à Gonesse, où habitait Mickaël Harpon. L'enquête vise à comprendre si l'attentat est le fait d'un coup de folie solitaire sur fond d'autoradicalisation ou si Mickaël Harpon a bénéficié pour son projet meurtrier de complices ou d'inspirateurs.

Informaticien employé depuis 2003 à la préfecture de police, Mickaël Harpon s'occupait de la maintenance à la direction du renseignement (DRPP). Il était converti à l'islam depuis une dizaine d'années et fréquentait des membres de la mouvance salafiste.

Selon un rapport interne de son service après l'attaque, cet agent administratif avait justifié en 2015 auprès de certains de ses collègues l'attentat de Charlie Hebdo sans faire l'objet d'un signalement «formel».

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