Un viol commis il y a plus de 20 ans résolu grâce à un emballage de bonbons

Confronté à ces comparaisons d'ADN, l'homme a reconnu les faits de viol.[©DAMIEN MEYER / AFP]

C’est une affaire vieille de 21 ans. Un sexagénaire a été mis en examen et incarcéré pour viol vendredi à Poitiers, dans la Vienne, trahi par la découverte de son ADN sur un emballage de bonbon.

Les faits se sont déroulés en octobre 1998, en pleine nuit, sur une route du nord du département. La victime, une automobiliste de 21 ans, avait dû s'arrêter car des rondins de bois avaient été placés en travers de la chaussée.

Un homme «qui avait le visage dissimulé par une cagoule avait surgi. Il l'avait ligotée. Elle avait été violée dans la voiture. Le suspect avait ensuite pris la fuite à pied», a relaté le procureur de la République de Poitiers, Michel Garrandaux.

À l'époque, l'homme avait été entendu comme témoin par les gendarmes de la brigade de recherches de la gendarmerie de Châtellerault car il était le voisin de la victime. Mais l'enquête n'avait pas abouti.

L'affaire a récemment rebondi à la faveur de prélèvements d'indices sur un cambriolage commis cet été dans une menuiserie du département de la Vienne, ont expliqué Michel Garrandaux et la colonelle de la compagnie de Châtellerault Sophie Périgord, lors d'une conférence de presse.

il a reconnu les faits

En exploitant les traces ADN prélevées sur les lieux, les gendarmes se sont aperçus que l'une d'elles, découverte sur un emballage de bonbon, coïncidait avec l'ADN d'un violeur inconnu figurant depuis plus de vingt ans dans la base de données du Fichier national des empreintes génétiques (FNAEG). Cette correspondance entre les deux ADN non identifiés ont conduit les gendarmes à relancer l'enquête sur ce viol.

Les soupçons des enquêteurs se sont alors portés sur un homme aujourd'hui âgé de 67 ans, le père de l'exploitant de la menuiserie cambriolée. En quelques heures, l'analyse de l'ADN prélevé sur le sexagénaire en garde à vue, a confirmé que c'était bien le sien qui avait été retrouvé en 1998.

Confronté à ces comparaisons d'ADN, il a reconnu les faits de viol, a indiqué le procureur. «La victime, une mère de famille, s'est dite soulagée, heureuse de ce dénouement, mais aussi en grande souffrance», a ajouté le procureur.

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