Mantes-la-Jolie : des policiers pris pour cible, un jeune homme blessé à l'œil, l'IGPN saisie

Des échauffourées ont eu lieu dans la nuit du jeudi 24 au vendredi 25 octobre à Mantes-la-Jolie (Yvelines) entre des jeunes et les forces de l'ordre. Une personne aurait été gravement blessée à l'œil et une enquête a été ouverte par l'IGPN, la police des polices.

Selon la première version des faits présentée par les autorités, une patrouille de trois agents serait intervenue dans le quartier sensible du Val Fourré en raison d'un feu de véhicule, indique le site Actu.fr. Ils auraient alors été pris pour cible par une quarantaine de jeunes, avec des tirs de mortier ainsi que des jets de pierres et de cocktails Molotov. Les pompiers, également dépêchés sur place, auraient fait demi-tour.

Des ripostes avec des LBD

Les membres des forces de l'ordre ciblés, en réaction, auraient riposté avec des grenades lacrymogènes et des tirs de lanceurs de balles de défense (LBD). Des renforts de police seraient rapidement arrivés et leur auraient prêté main forte en utilisant les mêmes armes. En face, le nombre d'assaillants aurait aussi augmenté, pour atteindre une centaine de personnes.

Grièvement blessé au visage, un jeune homme de 20 ans aurait perdu un œil à la suite d'un tir de LBD, d'après des utilisateurs des réseaux sociaux :

Une autre victime aurait aussi été admise aux urgences, pour une blessure à l'entre-jambe, selon Francinfo. Du côté des forces de l'ordre, plusieurs agents auraient été blessés, dont un à la jambe.

Les tensions auraient fini par se calmer aux alentours de minuit. Il n'y a pas eu d'interpellation, mais une enquête a été ouverte par le parquet de Versailles, notamment pour des faits de violences avec guet-apens. Une enquête a également été confiée à l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN) à propos des conditions d'usage des armes des policiers.

En décembre 2018, environ 150 jeunes avaient été mis à genou par la police à la suite de leur interpellation lors d'un mouvement lycéen dans cette même ville. L'IGPN avait conclu que les agents n'avaient commis aucune faute. Une «marche des mamans de Mantes-la-Jolie» doit d'ailleurs avoir lieu le 8 décembre prochain à Paris.

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