Scolarisation des élèves handicapés : le bilan de la rentrée 2019 dévoilé

Des progrès ont été réalisés concernant la scolarisation des élèves handicapés, mais des critiques demeurent. [Photo d'illustration / PHILIPPE DESMAZES / AFP].

Mis en place l'été dernier dans le but de garantir une scolarisation de qualité aux élèves en situation de handicap, le comité national de suivi de l'école inclusive doit, ce lundi 4 novembre, présenter un bilan complet de la rentrée des élèves concernés et faire face aux critiques qui demeurent.

Réuni sous l'égide du ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, accompagné de la secrétaire d’État en charge des Personnes handicapées, Sophie Cluzel, le comité devrait, dans un premier temps, exposer un état des lieux exhaustif des dernières mesures prises en faveur de l'accueil des élèves handicapés.

Il devrait, à cette occasion, souligner que des progrès importants ont été réalisés. «En deux ans, nous avons accueilli 40.000 élèves handicapés de plus à l'école et 4.500 AESH (accompagnants d'élèves en situation de handicap, ndlr) supplémentaires ont été embauchés», se félicitait à cet égard Jean-Michel Blanquer dans une interview au JDD, publiée dimanche 3 novembre.

Mais si, dans l'ensemble, parents, enseignants et personnels accompagnants reconnaissent eux aussi une certaine volonté de l'Etat à agir en la matière, ils devraient toutefois mettre en avant une réalité plus contrastée. 

Entre 8.000 et 11.000 élèves handicapés toujours sans solution, selon les associations

En face des bons chiffres officiels, les estimations des associations portent ainsi entre 8.000 et 11.000 le nombre d'enfants qui resteraient toujours sans solution d'accueil.

En d'autres termes, ni le déploiement de plus de 2.500 pôles inclusifs d’accompagnement localisés (Pial) - des structures censées coordonner les aides sur le terrain -, ni la mise en place de contrats de travail à trois ans, contre un an auparavant, des AESH n'auraient permis une prise en charge adéquate de tous les élèves handicapés.

Autre préoccupation qui devrait être mise sur la table : la formation des professionnels au contact des élèves handicapés. Alors qu'une plate-forme dédiée, appelée «Cap école inclusive», a été mise en ligne pour orienter les professeurs, les syndicats ne cessent de réclamer que la question du handicap soit abordée dès la formation initiale des enseignants.

Reste donc à savoir si cette requête, alliée à la demande de capacités d'accueil renforcées, seront entendues des pouvoirs publics et si des annonces en ce sens seront effectuées. En attendant, les accompagnants d'élèves en situation de handicap, déplorant des salaires trop faibles, ont d'ores et déjà appelé à une journée de mobilisation nationale, le 20 novembre prochain.

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