Des anarchistes revendiquent l’incendie de la mairie de Grenoble

L'incendie de l'Hôtel de ville est venu s'ajouter à une longue liste de faits similaires, également revendiqués. L'incendie de l'Hôtel de ville est venu s'ajouter à une longue liste de faits similaires, également revendiqués. [JEAN-PIERRE CLATOT / AFP]

Le procureur de la République a affirmé que la revendication de l'incendie de la mairie de Grenoble, postée sur un site libertaire un mois après les faits, le 30 septembre, a été «prise au sérieux».

Confirmant une information du Dauphiné Libéré, Eric Vaillant a expliqué qu'«une revendication a été publiée sur le site libertaire indymedia le 30 octobre. Cette revendication est prise au sérieux par le parquet et les enquêteurs»

L'incendie avait ravagé la salle du conseil municipal mais est resté circonscrit à cette partie du bâtiment de l'Hôtel de ville. L'enquête de la police judiciaire est toujours en cours.

Les enquêteurs avaient rapidement trouvé des «traces de supercarburant». Selon le rapport de la police scientifique, l'épandage a eu lieu «au niveau de l'accès central à la salle du conseil municipal».

Un ton parfois moqueur

Dans le texte de revendication, au ton parfois moqueur, le ou les auteurs racontent l'expédition des «briquets cagoulés, issus de la mouvance anarcho-autonome selon une source sûre» vers la mairie de Grenoble où il est question d'«immolation des institutions».

Le texte fustige l'actuelle majorité, dirigée par l'écologiste Eric Piolle, accusée de vendre «les bienfaits de la SmartCity» et de cacher «la grisaille derrière (les) façades d'écoquartiers écolos». «On comptait proposer au budget participatif de la ville de Grenoble un projet pas tant innovant : la mise à feu de la démocratie» (...) »on s'est démerdé.e seul.e», selon le texte à l'orthographe inclusive. «On a brûlé la mairie de Grenoble et on se souviendra du pouvoir qu'on a repris par cet acte de rébellion», ajoute-t-il.

L'incendie de l'Hôtel de ville est venu s'ajouter à une longue liste de faits similaires, également revendiqués : incendie des locaux de France Bleu Isère et de l'église Saint-Jacques en janvier, incendie partiel d'un entrepôt de la société de travaux publics Eiffage en octobre 2018; celui d'un centre de culture scientifique (La Casemate) en novembre 2017.

L'AFP mentionne également des attaques contre la gendarmerie (septembre et octobre 2017), pour ne citer que les plus spectaculaires.

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