L'utilisation de la voiture recule en région parisienne, une première depuis l'après-guerre

Depuis 2010, l'usage de la voiture a diminué de près de 5 % dans la région. Depuis 2010, l'usage de la voiture a diminué de près de 5 % dans la région.[© Philippe LOPEZ / AFP]

Le recours à la voiture individuelle diminue en Ile-de-France, avec un recul historique de 700.000 trajets quotidiens en moins depuis 2010, selon les premiers résultats de l'Enquête Globale Transport (EGT) réalisée de 2018 à 2022 dévoilés ce mercredi 13 novembre.

«L'usage de la voiture a diminué de 5 % entre 2010 et 2018» dans l'ensemble de la région, pour s'établir à 14,8 millions de déplacements par jour (en semaine) aujourd'hui, dont 8,5 millions en grande couronne. Soit un recul de 700.000 trajets quotidiens environ sur l'ensemble de la région. Une «première depuis l'après-guerre», selon l'étude.

Une réalité qui s'explique par plusieurs facteurs, selon Ile-de-France Mobilités : les personnes âgées se déplacent moins et les actifs bien desservis en transports en commun augmentent, alors qu'au même moment, «les offres de transport alternatives à la voiture» sont en pleine explosion.

Et ce, même en grande couronne, où «le développement important de l'offre de transports collectifs mis en oeuvre ces dernières années en particulier sur le réseau des bus» a permis une inversion des tendances, a ainsi communiqué Ile-de-France Mobilités.

Les deux-roues motorisés (motos, scooters...) sont également concernés, puisque l'enquête pointe un recul de 25 % du nombre de déplacements dans la région avec ce moyen de transport. Soit 420.000 déplacements par jour (en semaine) actuellement, contre environ 560.000 déplacements en 2010.

Les transports alternatifs plébiscités

Ainsi, les Franciliens sont de plus en plus nombreux à plébisciter les modes de transports dits «alternatifs» tels que la marche (+ 9 %) ou le vélo (+ 30 %), y compris pour aller travailler. En semaine, 40 % des déplacements en vélo se font justement pour se rendre au bureau.

Des «bons chiffres» selon Valérie Pécresse, la présidente de la région et d'Ile-de-France Mobilités, qui entend «poursuivre la révolution des transports», afin d'«éviter la saturation des transports en commun et amplifier la transformation des Franciliens vers une mobilité plus adaptée aux besoins de chacun et plus respectueuse de l'environnement».

La spécificité parisienne

A noter que cette tendance est encore plus importante dans Paris intra-muros, avec des chiffres un peu différents du reste de la région. En effet, sur 14,8 millions de déplacements par jour en voiture (en semaine) en Ile-de-France, seul 1,6 million ont lieu dans la capitale.

Pour autant, la baisse des trajets y est d'autant plus forte, avec une baisse de la circulation motorisée de 17 % entre 2014 et 2018, selon Christophe Najdovksi, l'adjoint à la mairie de Paris chargé des transports.

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