La course aux actions Française des Jeux s’arrête mardi

Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, s’est félicité du succès de la souscription.[ERIC PIERMONT / AFP]

Attention, il ne reste plus beaucoup de temps aux personnes voulant souscrire à l’entrée en Bourse de la Française des Jeux. Les actions de l’entreprise, qui va très bientôt se privatiser, ne seront plus disponibles à partir de mardi 19 novembre, à 20h.

«Plus d’un milliard d’euros» ont déjà été souscrits par les petits épargnants, s’est félicité Bruno Le Maire, ministre de l’Economie. Un vrai succès (le gouvernement visait à l’origine 600 millions d’euros), dont l’engouement n’a jamais faibli depuis l’ouverture de la période permettant de réserver les actions, lancée le 8 novembre.

La Française des Jeux, qui va entrer en Bourse jeudi 21 novembre, pourrait rapporter au total deux milliards d’euros à l’Etat (petits porteurs et gros investisseurs réunis). Sa participation au capital de la société va diminuer de 72% à 20%.

les souscriptions inférieurs à 5.000 euros prioritaires

Jusqu’à mardi soir, les souscriptions inférieurs à 5.000 euros seront prioritaires, et ceux qui auront demandé plus ne verront qu'une partie de leur demande satisfaite, afin de contenter le maximum de porteurs. Les investisseurs institutionnels (fonds, entreprises, banques, assurances, etc.), ils ont jusqu'à mercredi midi pour souscrire des titres. La première cotation à la Bourse de Paris, sur Euronext, aura lieu jeudi matin, avec la traditionnelle cérémonie de la cloche qui marque toute nouvelle introduction. Au total, la Française des Jeux serait valorisée entre 3,15 et 3,8 milliards d'euros, selon sa PDG, Stéphane Pallez, aux commandes du groupe depuis cinq ans.

La fourchette du prix de l'action est comprise entre 16,50 et 19,90 euros pour les institutionnels, les particuliers bénéficiant d'une décote de 2% ramenant cette fourchette entre 16,17 et 19,50 euros. Au vu de l'engouement constaté pendant la période de souscription, le prix définitif de l'action devrait logiquement se situer dans le haut de la fourchette. Reste à savoir si, et quand, l'Etat exercera son option de surallocation, soit la mise sur le marché d'un lot ultime d'actions qui est gardé en réserve en cas de forte demande.

l'état triplement gagnant

Pour convaincre les petits épargnants d’acheter des actions, plusieurs avantages leurs ont été réservés : outre une décote de 2%, ils se verront également attribuer une action gratuite pour 10 achetées s'ils les conservent pendant 18 mois.

L'Etat sera triplement gagnant dans l'opération : en plus de l'argent tiré de la vente de ses parts, il va continuer d'empocher les quelque 3,5 milliards d'euros de recettes fiscales et sociales versées chaque année par la FDJ, même après la privatisation. Et il va recevoir 380 millions d'euros de l'entreprise en échange du monopole pour exploiter pendant 25 ans jeux de loterie et paris sportifs dans son réseau physique.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles