«Je lui ai mis des claques. Et pas des petites baffes, je ne peux pas mentir» : quand Bertrand Cantat évoquait la mort de Marie Trintignant

En 2004, Bertrand Cantat a été reconnu coupable de la mort de Marie Trintignant, condamné à huit ans de prison. En 2004, Bertrand Cantat a été reconnu coupable de la mort de Marie Trintignant, condamné à huit ans de prison. [PETRAS MALUKAS / AFP]

Dans le cadre d’une soirée dédiée aux violences conjugales, Enquête exclusive (M6) va diffuser, dimanche soir, un extrait de l'audition de Bertrand par la justice lituanienne, au lendemain de la mort de Marie Trintignant, il y a seize ans.

Le rapport d'autopsie de l'actrice, tuée sous les coups de son compagnon Bertrand Cantat, à Vilnius en Lituanie, en 2003, était accablant. 

Les deux nerfs optiques «quasiment détachés», les os du nez éclatés, de nombreuses blessures aux jambes, dans le bas du dos, sur les bras et le ventre, et une vingtaine de traces de coups dont plusieurs hématomes au visage avaient été constatés.

«C’est vrai que c’est pas gentil, ce sont des grosses baffes»

Bertrand Cantant a déclaré à l'époque : «Elle est devenue très agressive, très hystérique et elle m’a frappé d’un coup de poing au visage. Elle m’a donné un coup de poing et ensuite elle m’a agrippé. Le cou... j’avais des traces partout [...] Ça se passe dans la folie, dans la furie. Vous savez, c’est difficile de décrire ça précisément. C’est dur en plus pour moi. Elle criait, elle criait tout le temps. Jusque-là, moi, je ne l’ai pas touchée. Personne ne s’est occupé du fait que l’agressivité pouvait venir aussi de quelqu’un d’autre que moi [...] Je suis entré dans une colère noire et à partir de là, je lui ai mis des claques. Et pas des petites baffes. Je ne peux pas mentir. C’est des grandes baffes et j’avais des bagues à mes doigts. C’est parti comme on lâche une... (il fait un bruit de déflagration avec sa bouche). Des grands coups comme ça, 4 ou 5 ou 6. Forts, forts [...] Je me suis servi des deux faces. C’est vrai que c’est pas gentil, ce sont des grosses baffes [...] Et là, j’ai voulu la jeter sur le canapé. En la lançant sur le sofa [...] elle est tombée par terre. Elle n’a pas atterri complètement sur le sofa, j’ai loupé mon coup. Je l’ai lancée». 

La nuit du drame, Marie Trintignant a perdu connaissance vers 1h du matin. Bertrand Cantat n’appellera les secours que 6 heures plus tard. Les médecins tenteront tout pour la sauver mais n'y parviendront pas. L'actrice sera alors rapatriée en France en état de mort cérébrale, à la suite d'un œdème cérébral suivi d'un coma profond.

 

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