Paris : le projet du Grand Palais éphémère divise toujours autant

La structure devrait ouvrir au public début 2021. La structure devrait ouvrir au public début 2021.[© Wilmotte & Associés Architectes]

Plus d'un an après l'accord des élus parisiens, l'idée d'une structure installée sur le Champs-de-Mars pour se substituer au Grand Palais en travaux divise toujours autant.

Le projet qui est prévu pour voir le jour sur le plateau Joffre (7e) en 2021 est en effet vivement critiqué de tous les côtés. Une réunion d'informations sur le sujet doit d'ailleurs avoir lieu ce mercredi 11 décembre à la mairie du 7e.

L'association France Nature Environnement (FNE), notamment, entend bien y faire valoir les nombreux problèmes posés : fragilité du sol, évacuations sanitaires, air pulsé sous les fenêtres des riverains mais surtout l'occupation du Champ-de-Mars, aujourd'hui accessible à tous. Le groupe écologiste de Paris, lui, tient à souligner qu'il va «à l'encontre des engagements environnementaux pris par la ville».

L'association des Amis du Champ-de-Mars souligne, quant à elle, son «impact catastrophique sur la qualité de vie des habitants du 7e». Enfin, Rachida Dati, maire du 7e (et candidate LR aux municipales) vient elle-même de lancer une pétition contre.

Déjà signé par plus de 23.000 personnes, cette pétition a été créée début décembre par l'élue LR, qui s'éleve contre ce projet «réalisé aux dépens des espaces verts et de l’espace public» et qui témoigne selon elle «d’un mépris des Parisiens qui s’élèvent contre la densification de leur ville». «La Réunion des musées nationaux (MNGP) et Paris 2024 s’obstinent dans la création d’une structure aussi dispendieuse qu’inutile», a-t-elle ainsi fait savoir.

Pour rappel, dès la rentrée scolaire 2020, des travaux de quatre mois devraient être entrepris devant l'Ecole militaire (7e) afin de créer cette structure éphémère de 13.500 m2 censée remplacer le Grand Palais pendant les travaux. A partir du 1er janvier 2021, ce bâtiment abritera donc «les activités culturelles et événementielles» du ­célèbre musée parisien, telles que la Fiac, les défilés Chanel, le saut Hermès ou encore Paris Photo, et ce, «pendant toute la ­période de fermeture».

Une construction largement décriée donc, pour l'importance de sa taille mais aussi parce qu'elle nécessiterait la destruction du Mur de la Paix, créé à la demande du philosophe Marek Halter. Et ce, malgré le fait qu'elle pourrait être utile pendant les JO 2024 et rapporter 2,5 millions d'euros par an à la munici­palité parisienne, au regard du «chiffre d'affaires qui sera réalisé sur le site».

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