Grève générale : quelles alternatives pour se rendre au travail en région parisienne ?

Depuis jeudi 5 décembre, une grève générale paralyse les transports en commun franciliens. Voici une liste d'idées alternatives pour se déplacer.

Si la marche à pieds est impossible pour certains, l'explosion des mobilités «douces» et le free-floating peuvent faire office de solution pour d'autres.

la marche à pied

Pour une marche normale et dynamique, il faut compter 5 à 6 km/h. Soit environ 2 heures de marche à pied quand le bureau est à 10 kilomètres. Soit la distance entre le centre de Paris et Boulogne-Billancourt, par exemple.

les rollers

Un peu rétro, les rollers peuvent potentiellement sauver une journée, si l'utilisateur est bien sûr assez en forme pour les utiliser. La vitesse moyenne en rollers est de 15 km/h, soit environ 35 minutes pour faire 10 kilomètres. 

le vélo

C'est le moyen de transport le plus indiqué pour faire face à cette grève. A vélo, à une vitesse moyenne de 20 km/h, il est possible de parcourir 10 kilomètres en une demi-heure. De plus, les nouvelles pistes cyclables récemment installées à Paris sont un allié de poids. A condition que la météo ne soit pas trop mauvaise.

le vélo électrique

C'est l'alternative pour ceux qui ont un peu moins la forme, qui souhaitent aller plus vite ou qui auraient besoin d'aller plus loin. Avec un vélo électrique, qui roule en moyenne à 30 km/h, il faut 20 minutes pour parcourir 10 kilomètres.

Et pour faciliter l'achat de cet équipement qui coûte relativement cher, avec un prix moyen qui se situe autour de 1.500 euros, la région a débloqué une aide – mise en place dès le 1er décembre – de 500 euros pour tout achat d'un nouveau vélo électrique (facture à l'appui). La mairie de Paris propose également de prendre en charge un tiers du prix d'achat (HT), dans la limite de 400 euros.

véligo

C'est un autre service de la région Ile-de-France. Ce vélo électrique bleu et noir est proposé en location longue durée – pour une durée minimum de six mois – à un prix de 40 euros par mois.

A l'approche de la grève, Valérie Pécresse a néanmoins décidé de baisser les prix et propose désormais l'abonnement à 33 euros par mois. Soit l'équivalent d'un mois offert pour tout abonnement de 6 mois.

le vélib

De plus en plus nombreux dans Paris et 54 villes de banlieue, le Vélib' pourrait être l'allié de plus d'une personne pendant la grève. Au total, 16.500 vélos seraient aujourd'hui en circulation (au 24 novembre) pour 1.347 stations ouvertes, selon l'opérateur du service, Smovengo.

Un «pass découverte» est disponible au prix de 5 euros, et est valable pendant 24h. Avec ce dernier, les 30 premières minutes sont gratuites en Vélib' mécanique, et il faut rajouter 1 euro pour emprunter un Vélib' électrique.

Il est sinon possible d'emprunter un Vélib' à la minute, soit 2 euros pour une demi-heure à une heure d'utilisation (vélo mécanique) ou 4 euros (vélo électrique). Par ailleurs, jusqu'au 15 décembre, un mois est offert pour tout nouvel abonnement.

le vélo en free-floating

Autre solution disponible depuis plusieurs mois dans Paris et quelques villes limitrophes : les vélos en free-floating. Parmi eux, certains sont aisément disponibles, dont les vélos rouges de Jump, disponibles directement sur l'application Uber.

Il faut néanmoins compter un euro pour la réservation et la «prise en charge» du vélo, puis 15 centimes la minute. Soit un trajet de 5,5 euros pour une demi-heure ou de 10 euros pour 1h d'utilisation. 

l'hoverboard ou mono-roue

Autant avoir le sens de l'équilibre pour utiliser un hoverboard ou une mono-roue. Ces sortes de skate électrique, qui se dirigent avec les mouvements du corps et une commande tenue en main, peuvent aller jusqu'à 15 km/h en moyenne. Soit 35 minutes pour faire 10 kilomètres.

la trottinette en free-floating

Comme le vélo en free-floating, les trottinettes sont disponibles en libre-service dans tout Paris. De nombreux opérateurs sont d'ailleurs en circulation : Jump (Uber), Lime, Bird, Voi, Dott ou encore Circ. 

Pour les emprunter, il faut compter 1 euro de «prise en charge» puis 15 centimes la minute. Soit 5,5 euros la demi-heure. Côté vitesse, si elles sont bridées à 25 km/h, il faut donc compter un peu moins de 30 minutes pour faire 10 kilomètres, en respectant le code de la route évidemment.

le scooter en free-floating

Autre style, autre solution. Le scooter électrique est pratique, non polluant et rapide, et permet de traverser Paris en moins d'une demi-heure.

D'un côté, Cityscoot dispose de 3.500 scooters électriques répartis dans la capitale et dans une dizaine de villes limitrophes. De l'autre, Coup (qui vient d'annoncer son arrêt dans les mois prochains), propose 2.200 scooters dans Paris.

Côté finance, il faut débourser 28 centimes la minute (soit 8,4 euros pour 30 minutes) pour un Cityscoot, et 2,8 euros les 10 premières minutes, puis 28 centimes la minute pour Coup (soit 8,4 euros pour 30 minutes).

le COVOITURAGe

C'est une habitude encore peu utilisée en Ile-de-France. Elle est pourtant largement encouragée, notamment par la région qui a mis en place des partenariats avec plusieurs services de covoiturage, tels que Blablalines, Covoit’ici, iDVroom, Karos, Klaxit ou encore OuiHop'.

A ce sujet, Valérie Pécresse, la présidente de la région, a d'ores et déjà annoncé qu'elle rembourserait tous les trajets de covoiturage réalisés par les non conducteurs via l'une de ces applications (à télécharger). Quant aux conducteurs, ils toucheront 3 euros par covoitureurs.

les chauffeurs privés ou taxis

En dernier recours, il reste toujours la possibilité de commander un chauffeur privé ou un taxi. Mais attention à la circulation et à l'effet de saturation de la demande. Le 5 décembre, les prix des chauffeurs privés risquent d'être très élevés, alors que les taxis seront – quant à eux – sans aucun doute pris d'assaut.

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