Grève générale : y aura-t-il des trains à Noël ?

A l'approche des vacances de Noël, l'inquiétude grandit chez les usagers des transports en commun. La CGT-Cheminots, premier syndicat de la SNCF, a prévenu jeudi qu'il n'y aura «pas de trêve pour Noël» dans le mouvement de grève en cours, sans retrait de la réforme des retraites.

Dès lors, beaucoup de Français, désireux de rejoindre leurs proches en train pour les fêtes, se demandent s'ils pourront bien circuler à Noël.

«La grève continue et nous sommes au regret, puisqu'on n'était pas partis comme ça, de constater que le gouvernement est droit dans ses bottes et que donc elle va durer longtemps», a déclaré le responsable du premier syndicat de la SNCF, ajoutant qu'il n'y aura «pas de trêve pour Noël sauf si le gouvernement revient à la raison avant ça».

Joint par L'Express avant le début de la grève, le secrétaire général de Force ouvrière Cheminots, Philippe Herbeck, avait expliqué que, pour lui, «le but n'(était) évidemment pas d'aller jusqu'à Noël».

«On veut que [la grève] soit massive dès le départ, rassembler le plus de monde sur les premiers jours, avait-il précisé. Si on la déclare illimitée, c'est parce que c'est plus difficile de remobiliser les personnes si elles sont reparties au travail entre-temps, elles peuvent subir des pressions managériales par exemple, alors qu'avec l'aspect illimité, on maintient les travailleurs dans la mobilisation», avait-il encore expliqué.

Concrètement, FO Cheminots souhaitait faire céder le gouvernement sur l'épineuse question des retraites. À la SNCF, on répondait toutefois début décembre qu'il était encore trop tôt pour anticiper le mouvement et qu'il n'y avait «pas encore de visibilité». 

Mais certaines sources, plus confidentielles, sous-entendaient déja que la grève pourrait être bien plus dure que ce que laissaient à penser les propos des syndicats, plutôt rassurants.

Au cours d'un débat organisé dimanche 10 novembre dans l'émission «Les informés», sur franceinfo, le fondateur du site d’information Opinion Internationale Michel Taube avait ainsi indiqué que certains cheminots seraient bien décidés à entrer dans un bras de fer des plus durs avec le gouvernement.

«Pour avoir discuté avec plusieurs cheminots, certains d'entre eux me disent qu'ils prévoient d'utiliser leur 13e mois pour faire face à la grève. C'est-à-dire qu'ils se préparent en fait à un mois de grève. Cela pour entrer dans un bras de fer avec le gouvernement qui promet d'être très fort», affirmait ainsi le journaliste. 

L'anticipation, la meilleure solution

Dans ces conditions, l'anticipation, en prévoyant le cas échéant des moyens de transport alternatifs, apparaissait déjà comme la meilleure solution.

A cet égard, et comme c'était déjà le cas en 2018 avec la «grève perlée» contre la réforme du statut de cheminot, les compagnies d'autocars et autres sites de co-voiturages connaissent une belle affluence dans les jours à venir. Par ailleurs, pour tous ceux qui ont déjà acheté leurs billets de train et qui souhaitent les conserver, et comme la SNCF l'indique sur son site, en cas de mouvement social, le plan de transport adapté est connu l'avant-veille à partir de 17 h. Dès lors, les usagers peuvent modifier ou annuler sans frais leur voyage.

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