Selon l'Insee, la population francilienne en hausse partout sauf... à Paris

La population francilienne a dépassé les 12 millions d'habitants. La population francilienne a dépassé les 12 millions d'habitants.[© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP]

La population francilienne est en hausse depuis 2012, selon les chiffres publiés ce lundi 30 décembre par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) pour l'année 2017.

Avec 12.174.880 habitants au 1er janvier 2017, la région Ile-de-France a enregistré une hausse moyenne de 0,5 % par an depuis 2012. Soit 276.000 personnes en plus en cinq ans. Une croissance démographique «tirée par l'excédent naturel» selon l'Insee, sachant que la région «enregistre davantage de départs que d'arrivées».

«En Ile-de-France, la croissance démographique est régulière depuis plusieurs années, avec 50.000 habitants en plus chaque année», explique Olivier Léon, chef du service Études et Diffusion de l'Insee, qui souligne que ces chiffres résultent de la présence d'«une population jeune, avec beaucoup d'enfants et assez peu de décès, notamment parce que les personnes âgées sont moins nombreuses».

De manière générale, la région Ile-de-France affiche un «solde migratoire négatif». «Ce n'est pas une région qui attire, avec plus de gens qui la quittent que de gens qui viennent y habiter», assure Olivier Léon. Par ailleurs, les hausses de population n'y sont pas uniformes selon lui, car, sur les cinq dernières années, la population a progressé de 20.000 habitants dans les Hauts-de-Seine, mais de 85.000 en Seine-Saint-Denis.

L'EXCEPTION PARISIENNE

A noter que si l'évolution n'est pas la même pour l'ensemble des départements franciliens (avec une augmentation comprise entre 0,3 % pour les Hauts-de-Seine par exemple et jusqu'à 1,1 % en Seine-Saint-Denis), c'est à Paris que se concentrent les exceptions. Avec 2.187.526 habitants au 1er janvier 2017, Paris reste en effet le département le plus peuplé de la région, mais également le seul à perdre ses habitants.

La capitale perd en effet 11.000 habitants chaque année, et ce, «alors qu'elle en gagnait presque autant entre 2007 et 2012», enregistrant ainsi une baisse moyenne de 0,5 % de son taux de croissance, entre 2012 et 2015. Une première pour Paris, qui était restée jusqu'à présent particulièrement attractive. Mais les «fortes tensions locales sur le marché du logement» ont notamment contribué au vieillissement de la population, ainsi qu'à un flux important de départs d'habitants.

«Les réserves foncières sont encore plus limitées à Paris, alors que le coût du logement est un vrai frein à l'installation des jeunes familles», explique Olivier Léon, qui constate que beaucoup de familles «quittent la capitale après l'arrivée du premier ou du deuxième enfant». Soit jusqu'à quatre personnes qui partent d'un coup.

Mais rien d'alarmant selon lui, car cette «baisse de la population est assez modérée avec un léger tassement en fin de période». Pour l'Insee, ces chiffres viennent confirmer une tendance de fond, qui se constate également au niveau national.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles