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Ile-de-France : l'ARS tente de rassurer les collectivités face au manque de vaccins

«La campagne de vaccination se poursuit à un rythme soutenu» fait savoir l'Agence régionale de santé (ARS) Ile-de-France ce jeudi 28 janvier. Une parole rassurante, alors que beaucoup d'élus franciliens alertent sur le manque de vaccins.

«A ce jour, près de 200.000 personnes ont été vaccinées en Ile-de-France, dont 90.000 professionnels de santé», se félicite l'ARS, alors que la première vaccination des 40.000 résidents des Ehpad franciliens a été «conduite à son terme».

A ce rythme, l'ARS prévoit que 127.000 personnes pourraient bénéficier de vaccination "complète" «d'ici au mois de février», c'est-à-dire avec les deux injections prévues par le protocole. Soit un total de «330.000 injections sur les 4 semaines».

200.000 vaccins en moins

Des perspectives qui se veulent rassurantes, mais qui n'occultent pas la réalité du terrain. En Ile-de-France, de nombreux maires – de tous bords politiques – viennent d'être informés qu'il manquait 200.000 vaccins Pfizer et que les doses distribuées aux départements franciliens allaient à nouveau être diminuées.

Un coup dur pour les municipalités franciliennes, alors que beaucoup d'entre elles ont déjà ouvert les rendez-vous pour vacciner leurs administrés jusqu'au mois de mai. C'est notamment le cas à Neuilly-sur-Seine, dans les Hauts-de-Seine, où 420 premières vaccinations étaient réalisées chaque semaine depuis le début de la campagne entamée le 18 janvier dernier.

Sauf que sans les nouvelles doses attendues, les centres de vaccination vont devoir fermer leurs portes aux nouvelles vaccinations. «Je ferme le centre d'appel ce soir et à partir de demain, on va devoir annuler tous les rendez-vous de première vaccination», déplore Jean-Christophe Fromantin, le maire de Neuilly-sur-Seine ce jeudi 28 janvier.

«C'est une vraie marche arrière» alerte-t-il, alors que les doses reçues étaient déjà «trois fois moins nombreuses que prévues». Et d'ajouter : «on pensait que dans les jours à venir, on aurait toujours nos vaccins pour qu'on continue sur un rythme linéaire». Mais ce ne sera pas le cas.

Des «ajustements nécessaires»

Ce jeudi soir, l'Agence régionale de santé (ARS) Ile-de-France annonce donc «travailler aux ajustements rendus nécessaires» et ce, «sur la base des volumes des livraisons annoncés par les fabricants [...] toujours susceptibles de subir des aléas». 

La trajectoire retenue pour les prochaines semaines a donc légèrement évolué, mais les grands principes restent inchangés : «assurer l'intégralité des rendez-vous de deuxièmes injections pour les personnes déjà vaccinées», «maintenir des volumes de primo-injections pour les publics prioritaires, notamment les personnes âgées de plus de 75 ans». Et ce, en «décalant le moins possible de rendez-vous».

Des vaccinations décalées dans le temps

Dès le 2 février, le nombre de vaccinations sera donc diminué à 72.000 injections par semaine, selon l'ARS Ile-de-France, avant de remonter crescendo pendant les semaines suivantes. Puis 75.000 injections la semaine du 8 février, puis 86.000 injections la semaine du 15 février, pour finalement atteindre 93.000 injections la semaine du 22 février.

Pour tenter de rassurer la population, l'ARS Ile-de-France assurent que «les volumes de vaccination» resteront «élevés» dans la région, «avec une répartition différente durant quelques semaines entre première et deuxième injections». Quant aux «décalages nécessaires», l'ARS souhaite les «communiquer le plus en amont possible» et «les limiter au maximum à 15 jours».

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