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Notre-Dame de Paris : «pas d’augmentation significative des plombémies infantiles», selon l'ARS

Plus de deux ans après l'incendie, la pollution au plomb ne semble pas avoir touché les enfants. Plus de deux ans après l'incendie, la pollution au plomb ne semble pas avoir touché les enfants.[© BERTRAND GUAY / AFP]

C'est un nouvelle encourageante. Un peu plus de deux ans après l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris survenu le 15 avril 2019, il n'y a «pas d’augmentation significative des plombémies infantiles», a communiqué l'Agence régionale de santé (ARS) ce mardi 20 juillet.

Une affirmation qui fait suite à plusieurs mois de recherches, alors qu'un dispositif de surveillance sanitaire renforcé avait été mis en place et qu'environ 50 fois plus de dépistages avaient été réalisés d’avril à fin décembre 2019 qu'annuellement sur toute la période allant de 2015 à 2018.

En sachant que «les niveaux d’imprégnation des enfants résidant autour de Notre-Dame de Paris étaient proches de ceux estimés en population générale et plus faibles que ceux des enfants dépistés à Paris sur la période 2015-2018», explique l'ARS Île-de-France.

13 cas de saturnisme détectés

Résultat : sur plus de 1.200 dépistages réalisés dans des écoles des arrondissements exposés aux fumées (c'est-à-dire dans les 1er, 4e, 5e, 6e et 7e arrondissements), «seuls» 13 cas de saturnisme (plombémie supérieure ou égale à 50 µg/L) ont été détectés.

Or, sur ces 13 cas détectés, «aucune source en lien direct avec l’incendie [de la cathédrale de Paris, ndlr] n’avait pu être mise en évidence», souligne l'ARS, qui ajoute que «les sources de plomb identifiées sont celles retrouvées habituellement dans l’habitat ancien parisien avec une fréquence élevée de revêtements en plomb laminé sur les balcons ou terrasses des logements». 

«Les résultats de cette surveillance suggèrent que l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris n’est pas associé à une augmentation des niveaux de plombémie chez les enfants dans le périmètre de fortes retombées de poussières de plomb» a ainsi conclu Anne Etchevers, épidémiologiste auprès de Santé publique France Île-de-France.

Pour autant, l'épidémiologiste en profite pour alerter sur les risques d'exposition au plomb chez les jeunes enfants. «L’identification de ces 13 cas de saturnisme incite à renforcer la mobilisation des professionnels de santé au dépistage "habituel" du saturnisme dans l’ensemble des quartiers de Paris», a-t-elle recommandé.

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