Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Disparition de Lina : comment un ratissage se déroule-t-il ?

Cinq jours après la disparition de Lina, deux opérations de ratissage sont organisées à Plaine (Bas-Rhin) ce jeudi 28 septembre. Durant celles-ci, les gendarmes doivent ratisser les zones déjà couvertes au cours des battues citoyennes.

Alors que l’inquiétude monte après la disparition de Lina dans le Bas-Rhin, les gendarmes procèdent, depuis samedi dernier, à plusieurs opérations de ratissage afin de retrouver la trace de l’adolescente.

Grâce à la fouille systématique d’un terrain en particulier, ces opérations militaires ont pour but «de découvrir, d'arrêter ou de neutraliser une ou des personnes qui peuvent s'y cacher», peut-on lire sur le site du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales (CNRTL).

Cette opération nécessite beaucoup d’organisation. «Concernant un ratissage, on va se mettre à des distances assez réduites. Chaque gendarme va se mettre en ligne puis avancer sur l’ensemble du terrain. Dès que l’on a un élément qui peut apporter un indice ou que l’on estime utile, on va le récupérer pour l’exploiter», a indiqué à CNEWS la colonelle Marie-Laure Pezant, porte-parole de la Gendarmerie Nationale.

ratissage1-taille640_65158dd7213e2.jpg
CNEWS/DR

Dans le cas de Lina, 80 gendarmes sont mobilisés pour la journée de ce jeudi 28 septembre afin de procéder à deux opérations de ratissage dans la zone de recherches. «On a eu des gendarmes mobiles qui sont venus renforcer le dispositif déjà existant. L’idée de ces nouveaux ratissages est d’avoir des gendarmes qui ont un regard plus expert sur ce qu’ils vont pouvoir trouver sur le territoire», a-t-elle ajouté.

Un périmètre de recherches bien défini

Marie-Laure Pezant a également précisé à CNEWS qu’«étant donné que l’on n'a pas d’élément pour l’instant, on repasse. On repassera tant qu’il le faudra. On est avec une logique d’avoir des gendarmes dont le métier est de rechercher des indices pour voir si l’on était passé à côté de quelque chose».

Pour mener ces opérations de ratissage, la première étape consiste à bien définir ce que l’on appelle «un périmètre de recherches». «Au tout départ, on a eu des éléments. On savait que Lina devait se rendre à la gare de Strasbourg. On a déjà une idée sur l’itinéraire qu’elle a pu emprunter. On sait qu’elle avait, parfois, l’habitude d’emprunter des axes. Ceux-ci feront donc partie des recherches puisqu’on va identifier les habitudes de Lina et on va creuser sur son emploi du temps (…). Puis, on va entendre sa famille», a détaillé Marie-Laure Pezant.

«Tous ces éléments-là, en plus des témoignages que l’on va pouvoir avoir, permettent de définir une zone de recherches», a-t-elle poursuivi.

À noter qu’à la différence des ratissages, la battue, elle, s’effectue avec des bénévoles. Elle se concentre plutôt sur la «recherche afin de sauvegarder la vie humaine», a indiqué la porte-parole de la Gendarmerie Nationale. «Si on avait vu Lina blessée quelque part, on aurait pu la trouver avec une battue citoyenne», a-t-elle détaillé.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités