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Hubert Falco : l’ancien maire de Toulon condamné à cinq ans d’inéligibilité en appel

L'ancien maire de Toulon ne pourra plus exercer de mandat politique pendant les cinq prochaines années. [Ludovic MARIN / AFP]

La cour d’appel d’Aix-en-Provence a condamné l’ancien maire de Toulon Hubert Falco à 18 mois de prison avec sursis et à cinq ans d’inéligibilité ce mardi, pour recel de détournement de fonds publics.

La justice a tranché. Ce mardi 14 mai, Hubert Falco, ancien maire de Toulon (Var) âgé de 76 ans, a été condamné à 18 mois de prison avec sursis et à cinq ans d’inéligibilité. Il a été reconnu coupable dans des affaires de recel de détournement de fonds publics remontant à plus de 20 ans et qui avaient été évaluées à plus de 60.000 euros pour la seule période de 2015 à 2018.

En mars dernier, l’avocate générale avait requis la confirmation des peines prononcées un an plus tôt en première instance par le tribunal correctionnel de Marseille. Entre autres, trois ans de prison avec sursis, accompagnées de cinq ans d’inéligibilité, ainsi qu’à une amende de 55.000 euros. Une décision qui avait été assortie d’une exécution provisoire et qui avait entraîné la perte de ses mandats de maire et de président de Métropole, dont il avait les fonctions depuis plus de 20 ans.

«La politique et le privé se sont mélangés»

Pour rappel, la justice soupçonnait Hubert Falco d’avoir profité de ses anciennes fonctions pour déjeuner gratuitement durant plusieurs années à la cafétéria du conseil départemental du Var, mais aussi d’avoir profité de repas à domicile et de frais de pressing. L’affaire avait ensuite été rebaptisée comme étant celle du «frigo de Falco».

Un premier procès avait montré Hubert Falco comme un élu sûr de lui, venant laver son honneur. Mais lors du second procès en mars dernier, celui-ci avait admis «une faute», reconnaissant avoir déjeuné au conseil départemental, mais affirmant également n’avoir jamais pensé qu’il s’agissait d’une infraction pénale.

«Pour cet homme élu depuis 1971, la politique et le privé se sont mélangés», avait tenté d’expliquer son avocat, Me Thierry Fradet. Cependant, aujourd’hui, comme depuis le début des procédures, peu de chances se tournent vers l’accusé. Les trois premières peines ont bien été confirmées, il s’agira donc de décider de la place politique de l’ancien maire de Toulon et de la durée de sa possible inéligibilité.

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