À trois semaines des élections européennes, le Rassemblement national reste en tête des intentions de vote selon un sondage OpinionWay pour CNEWS, Europe 1 et le JDD.
Les élections européennes approchent à grands pas, le 9 juin prochain, et le Rassemblement national conserve son avance dans les intentions de vote. D'après le dernier sondage OpinionWay pour CNEWS, Europe 1 et le JDD, la liste portée par Jordan Bardella obtiendrait 31% des voix si le scrutin avait lieu dimanche prochain. Un score stable par rapport à la précédente consultation, qui date du 10 mai dernier.
Si les intentions de vote attribuées au RN stagnent, le parti reste loin devant ses principaux adversaires, soumis à une dynamique similaire. En effet, la liste de Valérie Hayer, issue de la majorité présidentielle, n'évolue pas davantage par rapport au 10 mai et reste à 16% de voix, de même que celle portée par Raphaël Glucksmann, du Parti socialiste et de la Place publique, à 14%.

Avec 8% d'intention de vote, les listes menées respectivement par Marion Maréchal, pour Reconquête, et Manon Aubry, pour La France insoumise, gagnent un point chacune. Les Républicains et leur tête de liste, François-Xavier Bellamy, stagnent à 7%, tandis que les écologistes d'EELV, représentés par Marie Toussaint, perdent un point et tombent à 6%.

Dans le détail, les intentions de vote attribuées au RN proviennent majoritairement des 50-64 ans (37%) et des 35-49 ans (34%). Parmi les électeurs de Valérie Hayer, les 65 ans et plus sont les plus nombreux (26%) tandis que, du côté du PS-Place publique, leur part est égale à celle des 25-34 ans (19%). Cette dernière tranche d'âge est par ailleurs majoritaire parmi l'électorat des Républicains, à hauteur de 9%.
Le parti qui fédère le plus les jeunes d'après ce sondage reste le RN, avec 26% de voix obtenues auprès des 18-24 ans. LFI et Reconquête viennent ensuite, avec respectivement 15% et 13% de ces intentions de vote. Les 18-24 ans votent pour EELV à hauteur de 9% et représentent ainsi l'électorat majoritaire de la liste portée par Marie Toussaint.

À trois semaines des élections européennes, Emmanuel Macron voit son agenda bousculé par l'actualité, marquée notamment par les violences urbaines en Nouvelle-Calédonie. Récemment mobilisé pour mettre en lumière les projets et réussites de la majorité présidentielle à l'approche du scrutin, le chef de l'Etat est désormais contraint de se consacrer à la gestion de crise.
Dans le but de vanter la transition et l'indépendance énergétiques de la France, il était par exemple censé se rendre mercredi sur un parc d'éoliennes au large de Fécamp (Seine-Maritime) et jeudi à l'EPR de Flamanville (Manche). Emmanuel Macron a toutefois dû renoncer à ces deux déplacements puisqu'il était retenu à l'Élysée, où plusieurs conseils de défense se sont tenus.
*Sondage réalisé par questionnaire auto-administré en ligne, les 14 et 15 mai 2024, sur un échantillon de 1.006 personnes inscrites sur les listes électorales, issu d’un échantillon représentatif de 1.067 personnes âgées de 18 ans et plus selon la méthode des quotas.
![L’Association pour la Prise en compte du Handicap dans les Politiques Publiques et Privées a dénoncé l'absence de candidats en situation de handicap sur les listes éligibles aux élections européennes. [KENZO TRIBOUILLARD / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/0handicappol-taille1200_6644c158a4b98.jpg?itok=nqnt50lS)