Plusieurs semaines après le début de violentes émeutes en Nouvelle-Calédonie, les pertes matérielles se multiplient en raison des nombreux pillages, vols et saccages. Solenn Lehouillier, gérante de deux salles de sport sur ce territoire d’Océanie, a constaté les dégâts occasionnés par les pillards au micro de CNEWS.
Un cauchemar pour de nombreux propriétaires de fond de commerce. Au premier soir des émeutes, cette gérante scrute la caméra de surveillance de l’une de ses salles de sport située à Dumbéa (Nouvelle-Calédonie).
«J’étais sur mon téléphone, sur les caméras de surveillance, à ne pas dormir et à attendre justement qu’ils arrivent. Effectivement, ils sont venus à plusieurs reprises», a expliqué Solenn Lehouillier, gérante des salles de sport F45, au micro de CNEWS.
Sur les images, elle voit plusieurs hommes dérober du matériel. L’un d’eux est même perceptible sur certaines captures d’écran prise par la gérante de la salle de sport.
Des conséquences désartreuses
Pillage, saccage et vol… Les conséquences sont désastreuses pour son commerce, comme en témoigne certaines photos prises par cette dernière.
«On les voit rentrer dans la salle, casser ouvertement avec des barres de fer et saccager pour le plaisir», a ajouté Solenn Lehouillier à notre micro.
Impossible aujourd’hui de rouvrir sa salle sans la venue des experts, qui sont aujourd’hui trop peu nombreux face au nombre de commerces pillés ces derniers jours. Les personnes victimes de ce vandalisme devront donc attendre encore plusieurs semaines pour bénéficier d’une expertise en la matière.
«Aujourd’hui, on est dans un climat très incertain et pas sécuritaire du tout. On se sent effrayé. J’ai eu énormément de demandes de suspension de contrats et de résiliations, ce qui génère une perte considérable de chiffre d’affaire», a conclu cette gérante sur CNEWS.
Sa seconde salle située à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) est restée ouverte mais avec le couvre-feu instauré, ses clients ont déserté les lieux. Solenn Lehouillier espère leur retour au plus vite, sous peine de devoir mettre la clé sous la porte.
![Plusieurs autres secteurs de l’agglomération de Nouméa sont toujours bloqués par le mouvement indépendantiste. [Theo Rouby / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/000_34u33yg_1_665966ff25e64.jpg?itok=S0g4BZaX)