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Résultats législatives 2024 : tout savoir sur Huguette Bello, potentielle candidate NFP à Matignon

Huguette Bello est engagée en politique depuis les années 70 et son adhésion au Parti communiste réunionnais. [RICHARD BOUHET / AFP]

Ce vendredi 12 juillet, une proposition de candidat pour Matignon a enfin semblé convaincre les chefs du file du Nouveau Front populaire : celle d'Huguette Bello. Présidente du conseil région de La Réunion, elle est aussi proche des Communistes que des Insoumis.

Le Nouveau Front populaire tient peut-être sa candidate pour le poste de Premier ministre. Ce vendredi, le secrétaire général du Parti communiste (PCF) Fabien Roussel a mis en avant le nom d'Huguette Bello face aux leaders de l'union de la gauche. Elle «a l'étoffe, l'épaisseur pour pouvoir remplir cette fonction», a-t-il assuré.

Cette proposition inédite a été très bien accueillie, autant au PCF, que chez les Insoumis et les Écologistes. Seul le Parti socialiste (PS) n'a pas encore officiellement réagi pour soutenir ou non cette candidature.

Une vie marquée à gauche

À bientôt 74 ans, Huguette Bello a largement marqué de son empreinte la vie politique réunionnaise. Dès l'âge de 18 ans, elle est devenue institutrice et s'est engagée à l'Union des femmes de La Réunion, la principale organisation féministe de l'île. Quelques années plus tard, elle est devenue membre du Parti communiste réunionnais (PCR), de 1974 à 2012.

Son premier mandat a débuté en 1983, lorsqu'elle était élue au conseil régional de La Réunion et est devenue adjointe au maire de Saint-Pierre. À partir de 1997, elle est devenue la première députée femme de l'île, en siégeant aux côtés des élus communistes. Elle a préservé sa place à l'Assemblée jusqu'en 2020 (sous l'étiquette de Pour la Réunion lors de la scission du PCR en 2012), avant de laisser son siège pour une raison de cumul de mandats.

En effet, Huguette Bello, déjà élue maire de Saint-Paul de 2009 à 2014, a de nouveau été choisie par les électeurs pour diriger la municipalité en 2020 et siéger au conseil régional de La Réunion. Elle a ensuite succédé à Didier Robert en tant que présidente du conseil régional, à partir de 2021.

«Une solution» qui «coche de nombreuses cases» pour Jean-Luc Mélenchon

Le nom d'Huguette Bello n'est pas étranger à l'actualité politique récente. Lors du scrutin des élections européennes, elle a figuré en dernière position de la liste LFI menée par Manon Aubry, juste derrière Jean-Luc Mélenchon. Une posture «en soutien» aux Insoumis, qu'elle a déjà répétée en 2017 et 2022, en apportant son parainage d'élue locale au chef de file de La France insoumise à l'élection présidentielle.

Après cinq jours d'âpres négociations au sein du Nouveau Front populaire pour désigner une personnalité susceptible d'accéder à la fonction de Premier ministre, Fabien Roussel n'a pas hésité à mettre le nom d'Huguette Bello sur la table, ce vendredi. «Elle sait ce que c'est que le Parlement et construire des majorités», a-t-il souligné. «Et je sais que quand le président de la République réunit les présidents des régions, elle est à ses côtés. Le président de la République ne pourra pas dire qu'elle n'est pas républicaine».

Plusieurs cadres de la macronie avaient déjà loué les qualités de la Réunionnaise. Lors de sa visite sur l'île en avril, Aurore Bergé, ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les homes et de la Lutte contre les discriminations, louait, sur son compte X, «une combattante de la dignité humaine et des droits des femmes. Et une parlementaire qui a marqué durablement notre Assemblée». Le Premier ministre Gabriel Attal avait également parlé «d'une grande républicaine».

La candidature d'Huguette Bello est également soutenue par Jean-Luc Mélenchon, qui a parlé d'une «solution» qui «coche de nombreuses cases» dans l'éventualité qu'elle devienne Première ministre. Il a salué son parcours de «femme racisée et féministe antiraciste» et a estimé qu'elle est «pour la France l'image dont nous avons besoin, celle de la lutte pour l'indépendance, pour la rupture, pour le féminisme et pour l'antiracisme».

À cette heure, la proposition a reçu le soutien de l'entièreté du Nouveau Front populaire, exception faite du Parti socialiste, qui souhaite toujours porter la candidature d'Olivier Faure. Des cadres lui reprochent ainsi de ne pas avoir pris part au vote pour la légalisation du mariage homosexuel, en 2013. Un «conseil national» est organisé ce samedi pour discuter d'une proposition à soumettre aux cadres du NFP.

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