Un peu plus de deux semaines après la fin des Jeux olympiques, les cinq anneaux de leur drapeau laisseront place aux trois Agitos des épreuves paralympiques dans les rues de la capitale. Que représentent-ils ?
«Je suis fier de voir ces Agitos au sommet de l’Arc de triomphe et que nous soyons le premier pays hôte des Jeux à les afficher en même temps que les anneaux olympiques», s’était félicité en juin dernier Tony Estanguet, président de Paris 2024, au moment de l’installation du symbole des Jeux paralympiques sur le monument.
En effet, après les cinq anneaux des Jeux olympiques, place aux trois Agitos - qui en latin signifie «Je bouge» - des Paralympiques, un logo rouge bleu et vert qui trônait déjà dans la baie de Tokyo (Japon) en 2020. Alors que les premiers Jeux paralympiques se déroulaient à Rome (Italie) en 1960, ce n’est qu’en 1988 que les athlètes ont eu droit à une représentation visuelle.
Les organisateurs ont alors intégré cinq «Taegeuk», un motif décoratif sud-coréen, bleu, noir, rouge, jaune et vert, disposé à la manière et aux couleurs des anneaux olympiques. Six ans plus tard, le Comité International Paralympique (IPC) réduit ce nombre à trois «Taegeuk» rouge, bleu et vert pour se différencier davantage.
Une Version finale sortie en 2019
Alors que ces symboles représentent «l'esprit, le corps et l'âme », la devise paralympique devenue «Esprit en mouvement» aux Jeux d’Athènes (Grèce) en 2004, les trois «Taegeuk» sont transformés en «Agitos» la même année pour être légèrement modifiés en 2019 et devenir la version actuelle.
Pourtant, la délégation française n’adoptera pas ce symbole avant les jeux d’hiver de Turin (Italie) en 2006. En effet, les athlètes concourraient jusqu’à cette échéance avec les cinq anneaux olympiques comme l’autorisait le Comité International.
Lors des jeux de Pékin (Chine), le Comité International Paralympique, organisateur et propriétaire de la marque «paralympique», a décrété que les délégations nationales ne devaient plus arborer les cinq anneaux pour des raisons de partenariats et de droits à l’image. Seules les «Agitos» devaient apparaître. C’est à ce moment que le premier logo «France paralympique» signé du graphiste Didier Echelard a vu le jour.
![Le stade de Nice accueille plusieurs rencontres de football. [© VALERY HACHE / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/000_364x8xl-taille1200_66a3d50179253.jpg?itok=JVt1zCiq)