Alors que des appels à manifester partout dans le pays ce samedi avaient été largement relayé par la gauche pour dénoncer la nomination de Michel Barnier à la tête du gouvernement, les rassemblements n'ont pas été très suivis.
Comme un aveu d'échec ? Quelque 60 rassemblements étaient prévus ce samedi 21 septembre par la gauche pour dénoncer la nomination de Michel Barnier, issu des Républicains, en qualité de Premier ministre.
Pour autant, seules quelques milliers de personnes ont foulé le pavé à travers la France, une poignée d'heures avant que Michel Barnier ne compose définitivement son gouvernement, dans lequel ne figure qu'une seule personnalité de gauche, Didier Migaud, ex-socialiste nommé à la Justice.
beaucoup Moins de monde qu'auparavant
À Paris, environ 3.200 manifestants se sont rassemblés hier selon la préfecture de police.
Un rendez-vous largement moins suivi que celui du 7 septembre dernier où 26.000 personnes (160.000 selon LFI) avaient battu le rappel pour protester contre «le principal responsable Emmanuel Macron», selon les termes choisis par l'insoumis en chef, Jean-Luc Mélenchon.
Dans la cité phocéenne, 2.200 personnes se sont réunies selon les autorités, qui en dénombraient 1.300 de plus le samedi 7 septembre. À Bordeaux, ils n'étaient enfin que 400 à prendre part au défilé contestataire.
Un regain d'affluence espéré mais très incertain
Après la nomination ce samedi des ministres choisis par Michel Barnier pour constituer son gouvernement, la gauche a d'ores et déjà marqué son opposition ferme, alors que la procédure pour la destitution du chef de l'État a été validée par le bureau de l'Assemblée nationale. Pour autant, celle-ci a très peu de chances d’aboutir, sans l'appui des socialistes et communistes.
Cette action peut toutefois, maintenant que le gouvernement est connu, s'ajouter à la liste des motifs des Français politiquement sensibles à gauche, et votants aux dernières élections pour le Nouveau Front Populaire, de regagner la rue dans les prochaines semaines. Une option espérée par les plus radicaux mais très incertaine.
«Monsieur Barnier et son gouvernement n'ont aucun avenir, puisqu'il y aura toujours quelqu'un pour rappeler que ce gouvernement n'est pas légitime», a d'ailleurs déjà prévenu Jean-Luc Mélenchon.
![Le leader de La France insoumise a appelé les socialistes à permettre à la procédure de destitution d'Emmanuel Macron d'être débattu à l'Assemblée nationale. [REUTERS/Benoit Tessier]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/0jlm-taille1200_66e6705d31662_0.jpg?itok=2U3xlvME)