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«Ma préoccupation, c'est que les parents ont pu se recueillir» : les confidences de Sadia, la femme qui a découvert les ossements du petit Emile

Depuis qu’elle a découvert des ossements du petit Émile dans un sentier de la commune du Vernet, Sadia, jeune retraité, est questionnée de toutes parts. [NICOLAS TUCAT / AFP]

Depuis qu’elle a découvert des ossements du petit Émile dans un sentier de la commune du Vernet, Sadia, jeune retraitée, est questionnée de toutes parts. Ce vendredi 27 septembre, elle a accepté de revenir sur cette journée marquante.

Sa parole est rare. Le 30 mars dernier, Sadia, une retraitée habitant dans la commune du Vernet, se promenait dans les sous-bois de ce village des Alpes-de-Haute-Provence lorsqu’elle est tombée sur des ossements appartenant au crâne du petit Émile. L’enfant de 2 ans était recherché depuis le début du mois de juillet 2023 après avoir disparu mystérieusement dans le hameau du Vernet. Ces ossements ont été découverts à 1,7 kilomètre de son lieu de disparition.

Ce vendredi 27 septembre, Sadia est revenue au micro de RTL sur ce jour qui a chamboulé son quotidien. Grâce à sa découverte du crâne du petit Émile, lors d’une randonnée, les enquêteurs ont pu découvrir des vêtements du jeune garçon qui ont été analysés par la suite. «Je fais le chemin habituel que je connais. Il y a un petit panneau en bois, où il est indiqué : Haut-Vernet», a commencé par expliquer la jeune retraitée.

«Je tremble»

«Je marche et en plein milieu du sentier, il y a le crâne. Il est blanc, tout blanc, immaculé. Je tremble, je le regarde et je me dis que c'est le petit, c'est le crâne du petit. Je ne sais pas pourquoi, mais j'en suis sûre», a-t-elle ajouté.

Dans les jours qui ont suivi sa découverte, la retraitée a été prise pour cible, certains considérant même qu’elle pouvait être l’une des coupables. Des accusations qui l’ont profondément blessée. «On m'a accusée d'avoir tué l'enfant. C'est choquant. Là, ça fait mal. On m'a dit qu'il ne fallait pas que je le touche, qu'il ne fallait pas que je le ramasse. Pourquoi je n'ai pas de téléphone ? Pourquoi j'ai des sacs plastiques ? Non, de quel droit ? Qui sont ces gens pour porter des accusations telles ? Ce n'est pas joli. Moi, ma préoccupation, c'est que les parents ont pu se recueillir, finalement. Voilà, c'est ça le plus important pour moi», a rapporté Sadia, 60 ans.

Ce qu’elle souhaite par-dessus tout, c’est qu’il y ait une finalité dans cette histoire, que l’on comprenne ce qu’il s’est passé pour en arriver à ce drame. «J’espère qu'il y aura une réponse malgré tout. Qu'un jour les parents, mais aussi les personnes qui se sont investies dans l’affaire, puissent véritablement savoir qui est le coupable, s'il y en a un, ou si c'est un accident. Comment tout ça est arrivé ? Bien sûr, c'est bon de savoir», a conclu la soixantenaire au micro de RTL.

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