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Jours de carence, remboursement... Le gouvernement veut durcir les règles des arrêts maladie dans la fonction publique

Le cabinet de Guillaume Kasbarian, ministre de la Fonction publique, avance qu'il s'agirait «d'un alignement sur les pratiques du secteur privé». [Ludovic Marin/ AFP]

​Le gouvernement a détaillé de nouvelles mesures d'économies sur les dépenses de l'Etat, à hauteur de 5 milliards d'euros. La fonction publique serait mise à contribution, notamment en durcissant les règles des arrêts maladie des fonctionnaires.

La fonction publique visée. Le 10 octobre dernier, le gouvernement présentait son budget pour l'année 2025, marqué par une volonté de réaliser 60 milliards d'euros d'économies afin de ramener le déficit à 5% du PIB. Pour parvenir à cette somme, il était annoncé que l'Etat réduirait ses dépenses de 20 milliards d'euros, dont 5 milliards restaient à préciser.

Hier, dimanche 27 octobre, les cabinets des ministres du Budget et de la Fonction publique ont détaillé ces dernières mesures, notamment un durcissement des arrêts maladie des fonctionnaires. Ainsi, les jours de carence dans la fonction publique passeraient à trois jours, contre un jour actuellement, et la rémunération lors des trois premiers mois d'un congé maladie ordinaire serait plafonnée à 90%, contre 100% aujourd'hui. Une annonce fraîchement accueillie par certains syndicats de fonctionnaires, comme la F.S.U., qui accuse le gouvernement de «saccager la fonction publique».

Un absentéisme en forte augmentation

Le cabinet de Guillaume Kasbarian, ministre de la Fonction publique, avance qu'il s'agirait «d'un alignement sur les pratiques du secteur privé». «Nous nous basons sur un constat qui est la forte augmentation de l'absentéisme dans la fonction publique depuis une dizaine d'années. En dix ans, le nombre de jours d'absence est passé de 43 millions de jours en 2014 à 77 millions de jour en 2022, ce qui représente une augmentation de près de 80%» ont expliqué les services ministériels. Ce durcissement des règles des arrêts maladie permettrait à l'Etat d'économiser 1,2 milliard d'euros, toujours selon le ministère.

Le reste des mesures d'économies concernent l'annulation d'une partie «significative» de la réserve de précaution de quasiment tous les ministères et de leurs opérateurs (sauf pour les ministères de la Défense, de l'Intérieur, de la Justice, de l'Enseignement supérieur et des Outremer) à hauteur de 2,7 milliards d'euros. Des baisses de subventions de politiques publiques ont également été annoncées (640 millions d'euros de baisse pour l'aide au développement, 55 millions d'euros en moins pour la culture et l'audiovisuel public ou encore un coup de rabot de 300 millions d'euros sur les dispositifs de soutien au verdissement des véhicules).

L'examen du volet «dépenses» du projet de loi de finances 2025 commence ce lundi en commission des Finances à l'Assemblée nationale.

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