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Boualem Sansal : «La peine de mort est toujours en vigueur dans le code pénal algérien et encourue pour les faits contre lui», déplore son avocat

La justice algérienne a rejeté la demande de libération de Boualem Sansal, écrivain de 80 ans. Son avocat, François Zimeray, a appelé à une mobilisation universelle et a souhaité que son client ne fasse pas les frais d’une situation tendue entre la France et l’Algérie. 

La justice algérienne a rejeté, ce mercredi 11 décembre, la demande de remise en liberté de l’écrivain Boualem Sansal, incarcéré depuis plusieurs semaines. François Zimeray, avocat de l’écrivain, s’est exprimé lors d’une conférence de presse tenue après l’annonce du verdict, mettant en lumière les enjeux humains et diplomatiques entourant cette affaire. 

François Zimeray a qualifié cette décision de «regrettable», soulignant que la situation judiciaire de Boualem Sansal intervient dans un contexte politique et diplomatique particulièrement tendu. 

«Cette défense s’inscrit dans un contexte extrêmement sensible et notre obsession doit être qu’il n’en fasse pas les frais», a-t-il déclaré. Il a également insisté sur le fait que, bien que Boualem Sansal soit considéré comme un symbole par beaucoup, sa défense se concentre sur l’homme avant tout. 

Une mobilisation universelle nécessaire 

Appelant à une solidarité internationale, l’avocat a affirmé : «Il est important que la mobilisation autour de son nom ne soit pas française ou franco-marocaine ou franco-algérienne, mais universelle».

Il a exhorté la communauté internationale à manifester son soutien à l’écrivain octogénaire, soulignant que son arrestation ne doit pas devenir un instrument des tensions actuelles entre la France et l’Algérie. 

François Zimeray a également exprimé son inquiétude quant aux risques encourus par Boualem Sansal, rappelant que la peine de mort figure toujours dans le Code pénal algérien et pourrait être appliquée dans cette affaire. L’avocat a regretté les obstacles rencontrés pour mener à bien sa défense, notamment l’absence de visa pour assister à l’audience en appel.

Des relations «dégradées» et «désastreuses»

 «J’espère obtenir mon visa pour visiter Boualem Sansal et collaborer avec les confrères algériens impliqués dans la procédure», a-t-il ajouté. Une affaire à fort retentissement diplomatique Pour l’ancien député européen, cette affaire met également en lumière l’état des relations entre la France et l’Algérie, qu’il a décrites comme «dégradées» et «désastreuses». 

Il a mis en garde contre les implications d’une intervention officielle française, qui pourrait, selon lui, alimenter davantage les sentiments anti-français en Algérie. «Toute manifestation officielle et visible de la France ne peut que le desservir», a-t-il insisté. 

Malgré les nombreux défis, François Zimeray a exprimé sa confiance dans la dignité et la résilience de Boualem Sansal, avant de conclure sur le fait que «ce dossier ne va pas se régler avec le temps de détention. Boualem Sansal souffrira, mais il se grandira. Je ne suis pas sûr que l’Algérie en sorte grandie si elle persiste à le maintenir en détention dans ces conditions».

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