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Baisse des aides, incertitude politique, pressions réglementaires... La vente de voitures neuves en baisse de 3,2% en 2024

Le groupe Stellantis (Citroën, Fiat, Opel, Peugeot) enregistre la plus forte baisse (-7%) [SEBASTIEN BOZON/ AFP]

Avec seulement 1.718.416 voitures neuves immatriculées sur douze mois, le marché automobile français a clôturé une année au ralenti, marquée par le recul de la vente des véhicules électriques. 

Une nouvelle année morose pour le marché automobile français. Attendue comme l'année du redressement par les constructeurs, 2024 aura été tout autre. Avec 1.718.417 voitures neuves immatriculées entre janvier et décembre, le marché automobile a enregistré une baisse de 3,2% par rapport à l'année dernière, a annoncé ce mercredi la Plateforme de la filière automobile (PFA). 

C'est même 22,4% de moins par rapport à 2019, dernière année avant la pandémie de Covid-19. A titre de comparaison, entre 2013 et 2019, il s’était en moyenne vendu 2 millions de voitures par an

Stellantis au plus bas, Toyota progresse

Le groupe Stellantis (Peugeot, Citroën, Fiat) enregistre sur l’année la plus forte baisse (-7 %) avec 452.900 voitures neuves vendues. À l’inverse, le groupe Toyota a lui vendu 134.772 voitures particulières, soit une hausse de 18,6% portée par les ventes de véhicules hybrides avec notamment la Yaris Cross, qui se place en tête devant les essences pour la première fois avec plus d’un tiers de part de marché. 

Les ventes de véhicules électriques, qui connaissaient auparavant une ascension phénoménale, ont cette fois-ci reculé. Elles avaient bondi de 47% en 2023 par rapport à l'année précédente. En 2024, elles ont baissé de 2,2%, malgré la mise en place du leasing social électrique. 

Un net recul à l'image de Tesla. La marque du milliardaire Elon Musk a dégringolé avec 40.636 immatriculations (- 36 %), même si son Model Y reste en tête des ventes de voitures électriques devant les Peugeot e-208 et Renault Mégane E-Tech

Baisse des aides

Dès lors, comment expliquer cette décrue ? Au sortir de la crise du Covid-19, le prix des véhicules neufs a connu une hausse considérable. L’Insee l’estime à 8,6% en moyenne en 2022. Également, les pressions réglementaires et politiques à l'image de la ville de Paris, où plusieurs voies ont été interdites aux voitures, ont pu contribuer au désamour des Français pour les véhicules neufs. 

Principale aide à l'achat pour une voiture 100% électrique neuve, le bonus écologique a lui baissé depuis le 2 décembre. De 4.000 euros minimum l'aide a été diminuée de moitié, à 2.000 euros pour les ménages ayant un revenu fiscal de référence supérieur à 26.200 euros par part. Une décision prise par l'ancien gouvernement Barnier dans un contexte de rigueur budgétaire.

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