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L'ancien ministre de l'Education nationale, Claude Allègre, est décédé à l'âge de 87 ans

En 2007, il avait quitté sa famille politique pour rejoindre Nicolas Sarkozy. [THOMAS COEX / AFP]

L'ancien ministre de l'Éducation nationale de Lionel Jospin, Claude Allègre, est décédé à l'âge de 87 ans, a-t-on appris samedi 4 janvier. 

Claude Allègre, ancien ministre de l’Éducation nationale sous Lionel Jospin entre 1997 et 2000, est décédé samedi 4 janvier à Paris à l’âge de 87 ans, a appris l’AFP auprès de son fils. 

Né le 31 mars 1937 d'un père professeur et d'une mère institutrice, Claude Allègre s'était fait connaître du grand public lorsqu'il avait rejoint le gouvernement de Lionel Jospin, son ami de longue date, avec qui il avait même partagé une chambre lorsqu'ils étaient étudiants. 

En 2007, il avait quitté sa famille politique pour rejoindre Nicolas Sarkozy. Un nouveau rebondissement dans une carrière politique marquée par ses phrases polémiques et ses positions controversées sur le changement climatique. 

Sa sortie la plus connue remonte à 1997. En parlant du ministère de l’Éducation nationale, il avait déclaré : «Il faut dégraisser le mammouth». À travers cette métaphore, il cherchait à illustrer la lenteur et la rigidité «bureaucratique» supposée de l'administration.

«Ce que je veux, c'est muscler le mammouth et le rendre un peu plus effilé, le rendre un peu plus souple (…) Quand je parle de mammouth, c'est parce qu'il y a une quantité considérable de gens», avait-il précisé. Les syndicats avaient en effet vu dans cette métaphore un mépris pour les personnels administratifs et les enseignants, accusant Claude Allègre de vouloir mener une politique d’austérité au détriment de la qualité de l’éducation. 

«L’imposture climatique»

Concernant ses positions sur le réchauffement climatique, elles remontent à 1995 après la publication du second rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). À l’époque, il estimait que le changement climatique présentait un «danger imaginaire inventé par des lobbies». Il expliquait ainsi, malgré l’évidence, qu'«on continue à affirmer l’existence de l’effet de serre et ses dangers imminents». 

L’ancien ministre français avait exprimé des doutes sur l’ampleur et les causes du réchauffement climatique, et ce dans plusieurs écrits et interventions, remettant en question l’idée que les activités humaines soient le principal facteur du phénomène. En 2010, le géochimiste de profession avait publié un ouvrage intitulé «l’imposture climatique», qui avait connu un certain succès, et relancé le camp des climatosceptiques. Suite à cette parution, 500 scientifiques avaient signé une tribune dénonçant les positions de Claude Allègre, jugées «non fondées scientifiquement». 

Il avait subi une importante attaque cardiaque en 2013 et souffrait depuis de problèmes de santé, ce qui l'avait peu à peu écarté de la scène politique. 

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