En visite à Mayotte, trois semaines après le passage du cyclone dévastateur Chido, Marine Le Pen a estimé ce dimanche que «sans régler le problème de l’immigration clandestine, rien ne sera utile».
Un déplacement attendu. La cheffe de file des députés du Rassemblement national, Marine Le Pen, a entamé ce dimanche 5 janvier une visite de deux jours à Mayotte, où elle prévoit de rencontrer secouristes et sinistrés trois semaines après le passage du cyclone Chido.
«Un projet de loi va arriver, nous allons l’amender en fonction de ce qui apparaît nécessaire pour obtenir des résultats et des résultats rapides. Au moment où nous nous parlons, la question n’est pas la «reconstruction», que j’ai appelé la construction de Mayotte puisqu’en réalité tout est abandonné depuis tellement d’années, qu’il faut construire plus que reconstruire», a-t-elle affirmé.
«Nous sommes encore confrontés à l’urgence»
«Aujourd’hui nous sommes encore confrontés à l’urgence. Il y a encore la moitié de la population qui n’a pas d’électricité, une partie qui n’a pas d’eau, qui n’a pas de nourriture…», a-t-elle déploré.
«Nous discuterons demain de ce que nous proposerons dans le cadre de la loi exceptionnelle qui va être votée et que nous amenderons. Mais aujourd’hui, ce que je veux voir et entendre c’est comment nous nous organisons 15 jours, trois semaines après» a ajouté Marine Le Pen.
Interrogée sur la tribune du ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau, du ministre des Outre-mer Manuel Valls et celui des Armées Sébastien Lecornu, publiée ce dimanche dans Le Figaro, selon laquelle «sans la fermeté migratoire, nous reconstruirons Mayotte sur du sable», Marine Le Pen a répondu : «cela fait des années que nous disons ça, que sans régler le problème de l’immigration clandestine, rien ne sera utile».