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Meurtre d'Elias, 14 ans : «Ils étaient tellement connus que mes effectifs ont tout de suite fait un rapprochement avec les auteurs», explique Laurent Nuñez

Laurent Nuñez déplore la montée en puissance de la violence chez les mineurs. [Ludovic MARIN / POOL / AFP]

Laurent Nuñez, a réagi ce lundi 27 janvier à la mort d’Elias, un adolescent poignardé par deux mineurs qui tentaient de lui dérober son téléphone portable ce vendredi soir dans le 14e arrondissement. Le préfet de police de Paris a notamment déclaré que les auteurs étaient «très connus» de ses services.

«C’est dramatique. Ce qui s’est passé est un drame». Invité sur RTL ce lundi 27 janvier, le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, a réagi au décès d’un adolescent poignardé à mort ce vendredi dans le 14e arrondissement de Paris.

«Les effectifs qui sont les miens à la préfecture de police luttent pour faire baisser la délinquance. Cette dernière baisse significativement à Paris, on est à -20%, y compris dans le 14e arrondissement. Mais les chiffres ne pèsent rien face au drame que l’on a connu et face au décès du petit Elias», a ainsi déclaré le préfet de police.

Laurent Nuñez a poursuivi en évoquant l’inquiétant constat de la «montée en puissance de la violence chez les mineurs». Par ailleurs, le profil des deux auteurs présumés, eux aussi mineurs a montré, qu’ils «étaient sous contrôle judiciaire, ils ne devaient pas se rencontrer, ils étaient connus, tellement connus, que lorsque mes effectifs ont reçu les premiers témoignages, ils ont tout de suite fait un rapprochement avec les auteurs, qui ont été interpellés très rapidement.»

Pas de dysfonctionnement policier

Le préfet de police a estimé qu’aucune erreur ne pouvait être reprochée à ses effectifs. «Que des effectifs de police puissent faire des rapprochements avec des auteurs et aillent les interpeller, c’est plutôt une bonne chose, ce n’est pas un dysfonctionnement», a-t-il martelé, reconnaissant néanmoins, «que ces individus aient pu se retrouver et commettre cet homicide, effectivement, c'est un problème».

Par ailleurs, bien que le nombre de mineurs mis en cause dans les faits de délinquance à Paris baisse, ils sont surreprésentés dans certaines catégories de faits violents. Ainsi, pour les «vols violents, un tiers des mis en cause sont des mineurs, les cambriolages ce sont 40%», a précisé Laurent Nuñez.

«On voit que les mineurs s’engagent de plus en plus dans des processus violents. On le voit notamment dans les rixes entre bandes, qui est un phénomène qui nous inquiète beaucoup. 77% des personnes mises en cause dans les rixes entre bandes sont des mineurs et dans 1 cas sur 2 il y a utilisation d’armes», a-t-il conclu sur le sujet.

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